Le temps de travail en Europe

Les Français font partie de ceux qui consacrent le moins de temps à leur entreprise. Avec plus de 2 000 heures par an, les Roumains travaillent, eux, 27% de plus que les Finlandais.

Au sein de l’Union européenne, la France fait partie des pays où l’on travaille le moins longtemps, à en croire une étude COE-Rexecode. Selon ce centre de rechercher proche du patronat, la durée annuelle du travail des salariés à plein temps plafonne à 1 661 heures en 2013 dans l’Hexagone. Seuls les Finlandais consacrent moins de temps à leur activité professionnelle avec 1 648 heures par an.

De manière générale, c’est à l’Est et au Sud du continent que l’on travaille le plus longtemps. En Roumanie, la durée annuelle frôle les 2 100 heures.
Cependant, pour avoir une idée plus claire de la réalité du monde du travail, il importe de s’intéresser aussi aux salariés à temps partiel. Et là, la donne change. Le temps de travail effectifs des salariés néerlandais,  temps partiel et complets réunis, s’établit à 1 357 heures par an : 25% de moins que le temps des salariés à plein temps
C’est pourquoi, tous salariés confondus, les Français travaillent davantage que leurs voisins du Nord de l’Europe (Pays-Bas, Danemark et Suède), où une part importante de la population active ne travaille pas à temps plein, par choix ou non.

Si, dans l’Hexagone, le temps partiel est moins courant qu’ailleurs, il est aussi moins… partiel. Selon le centre de recherche COE-Rexecode, les salariés à temps partiel y travaillent en moyenne 993 heures par mois, soit bien plus que dans la plupart de pays d’Europe de l’Ouest et du Nord.

Durées effectives de travail annuelles dans l’Union européenne en 2013
Pays Temps complet Temps partiel Ensemble
Source : Coe-Rexecode, données Eurostat
Allemagne 1 847 851 1 580
Autriche 1 816 932 1 585
Belgique 1 765 1 073 1 580
Bulgarie 1 954 938 1 933
Chypre 1 926 967 1 846
Croatie 1 954 1 058 1 942
Danemark 1 744 843 1 511
Espagne 1 805 867 1 643
Estonie 1 932 994 1 857
Finlande 1 648 846 1 538
France 1 661 993 1 536
Grèce 2 010 1 027 1 923
Hongrie 1 969 1 146 1 917
Irlande 1 825 903 1 598
Italie 1 781 1 012 1 636
Lettonie 1 935 1 009 1 879
Lituanie 1 894 1 023 1 835
Luxembourg 1 811 1 003 1 663
Malte 1 944 1 063 1 818
Pays-Bas 1 815 931 1 357
Pologne 1 943 1 074 1 890
Portugal 1 834 808 1 751
Rép. tchèque 1 881 1 024 1 834
Roumanie 2 099 1 272 2 093
Royaume-Uni 1 900 864 1 637
Slovaquie 1 934 953 1 886
Slovénie 1 840 919 1 771
Suède 1 685 1 051 1 525

Sur une période plus longue, la tendance à la baisse du temps de travail n’est pas propre à la France. Certes la mise en place de la loi sur la réduction du temps de travail de 1997 a fait brusquement chuter le temps de travail des salariés à temps complet mais la courbe ne descend plus depuis 2005. L’Allemagne, qui part de plus haut, constate à l’inverse la baisse constante du nombre d’heures travaillées par les salariés à temps complet depuis le début des années 2000.

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L’évolution du temps de travail annuel des salariés à temps complet de 1998 à 2013. © JDN

Les écarts de temps de travail doivent cependant être mis en parallèle avec la productivité horaire du travail. En France, en Allemagne ou dans le Benelux, une heure de travail produit au moins 25% de valeur en plus que dans la moyenne de l’Union Européenne. On travaille donc moins longtemps, mais plus efficacement. A l’autre bout du continent, en Europe orientale, où le temps de travail est élevé, la productivité est bien moindre.

JDN  Fabien Renou, 07/07/2014

http://www.journaldunet.com/management/emploi-cadres/europe-le-temps-de-travail.shtml

Les activités non déclarées au plus bas en Europe

L’économie parallèle représentait 19% du PIB européen l’an passé contre 19,3% un an plus tôt, selon une étude de l’émetteur de cartes de crédit Visa. En France, ces activités représentaient 11% du PIB en 2011 puis 10,8% l’an passé.

Contre toute attente, les activités non déclarées ont diminué sur le Vieux Continent entre 2011 et 2012. L’économie parallèle, qui représentait 19,3% du PIB cumulé des pays de l’Union européenne en 2011, ne pesait plus que 19% de ce PIB l’an passé, selon une étude publiée par l’émetteur de cartes de crédit Visa. La part représentée par les activités non déclarées par rapport aux activités connues a ainsi atteint son niveau le plus bas depuis dix ans dans les 31 pays du continent européen pris en compte, selon l’étude. En valeur absolue, les auteurs de l’étude estiment que les transactions légales mais non déclarées et le travail au noir représentaient 2175 milliards d’euros en 2012 contre 2159 milliards d’euros en 2011.

Les économistes prévoient en outre une poursuite de la baisse relative de l’ensemble des activités non déclarées qui devraient représenter 18,5% du PIB des pays de l’Union européenne en 2013. Ces activités devraient peser 2153 milliards d’euros cette année. Les experts expliquent la baisse de ces activités notamment par les nouvelles mesures de lutte contre la fraude mises en place par les États.

En France, l’un des taux les plus bas en Europe

Et la France n’échappe pas à la tendance. En 2011, le poids des activités non déclarées représentait 11% du PIB puis elles ont diminué à 10,8% du PIB français l’an passé à 219 milliards d’euros. Ce chiffre devrait passer sous la barre des 10% cette année, à 9,9%. La France est l’un des pays du continent européen qui compte le moins d’activités non déclarées. L’Hexagone se situe derrière la Suisse où le poids de l’économie parallèle est passé à 7,6% en 2012, l’Autriche (7,6%), le Luxembourg (8,2%) et les Pays-Bas (9,5%).

Dans les pays de l’est de l’Europe, le poids de l’économie parallèle est bien supérieur mais la tendance est également à la baisse. En Bulgarie, les activités non déclarées représentaient 32,3% du PIB en 2011 puis 31,9% en 2012. De même, en Estonie, l’économie parallèle pesait 28,2% l’an passé et en Croatie 29%.

En Espagne, les activités non déclarées sont restées stables entre 2011 et 2012 à 19,2% du PIB mais elles devraient diminuer à 18,6% en 2013. L’Italie est l’un des rares pays où la proportion d’activités non déclarées a augmenté entre 2011 et 2012.

Les secteurs les plus touchées par les activités illégales restent la construction et le commerce. Les auteurs qui basent leurs calculs sur des données macroéconomiques et sur des projections statistiques expliquent ce phénomène par la forte présence d’argent liquide dans ces secteurs.

lefigaro.fr  

Evolution des prix à la consommation en France depuis 30 ans

 

Cette iconographie est intéressante car elle montre contrairement à la croyance commune que les prix relatifs des biens n’ont pas tous évolué à la hausse et que leur évolution peut être très différente.
Ainsi, les prix de l’alimentation n’ont pratiquement pas évolué ; ceux de l’habillement et du logement se sont accrus. A contrario les prix de l’équipement ont fortement diminué, comme ceux des loisirs.

Article complet de Que choisir
http://www.quechoisir.org/commerce/actualite-consommation-infographie-30-ans-de-changements-a-la-loupe

 

La dette publique dépasse, pour la première fois, les 2 000 milliards d’euros

La dette publique de la France s’est établie à 2 023,7 milliards d’euros à la fin du deuxième trimestre, dépassant pour la première fois les 2 000 milliards, a annoncé l’Insee, mardi 30 septembre.
Rapportée à la richesse nationale, cette dette, mesurée selon les critères de Maastricht, atteint 95,1 % du produit intérieur brut (PIB), ajoute l’Insee. La dette de l’Etat a augmenté de 35,2 milliards d’euros sur le trimestre, pour s’élever à 1 612,6 milliards, précise l’Insee dans un communiqué.

Outre la dette de l’Etat, la dette publique au sens de Maastricht inclut celles des administrations de sécurité sociale (212,4 milliards à la fin de juin), des administrations publiques locales (179,0 milliards) et des organismes divers d’administration centrale (20,1 milliards).

La dette nette des administrations publiques s’élevait à 1 813,9 milliards d’euros à la fin de juin, soit 85,3 % du PIB, contre 84,3 % à la fin du premier trimestre, en progression de 23,7 milliards sur trois mois, ajoute l’Insee.

A la veille de la présentation du projet de budget 2015 de l’Etat au conseil des ministres, l’entourage du ministre des finances, Michel Sapin, assure que « la politique du gouvernement doit permettre de stopper la croissance de la dette avec l’assainissement des comptes publics grâce à des économies d’une part, et une stratégie de croissance d’autre part, avec le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi et le pacte de responsabilité et de solidarité ».

Dans un contexte de crise économique avec une croissance en berne, les journalistes « économistes » décident de mettre en avant le niveau de la dette publique en France. Les journaux télévisés parlent de ce qu’elle représente (des TGV, des centrales, une quantité d’or), de la taille que feraient la dette si on empilait les billets de 500 € pour la rembourser …
Bref des commentaires inutiles et inintéressant.
La dette représente 95,1% du PIB et 30 000 € par français
Certes la dette augmente et cela reste problématique mais il ne faut pas oublier quelques éléments importants :
– la dette n’a jamais été aussi élevée, mais la population française également. On peut comparer le montant absolu de la dette hier et aujourd’hui mais en 1974 la France comptait 52 millions d’habitants alors que nous sommes aujourd’hui plus de 66 millions

– la charge de la dette (les intérêts que nous payons aux préteurs) pèsent chaque année davantage comme le montre le graphique ci-dessous.

C’est environ 50 milliards qui partent chaque année dans les poches de nos créanciers et 17% de nos dépenses
Sans ces charges, le déficit budgétaire serait réduit des 2/3

– la France n’est pas un pays laxiste, la Grande Bretagne dont on vente les mérites économiques et l’Allemagne sont plus endettés que nous

Par habitant, la Grande Bretagne a une dette de 31 712 €, l’Italie 33 910 €, la Belgique 34 875 €, les Etats-Unis 39 850 € et le japon 71 015 €; L’Allemagne n’étant qu’à 25 000 €.

– Enfin, il faut se rappeler que les dépenses de l’Etat ne sont pas des dépenses somptuaires mais pour la plupart des dépenses « utiles ». La gratuité de l’école représente un coût pour le budget de l’Etat, mais c’est un investissement pour le pays. les élèves formés seront plus performant dans les entreprises, ils auront une meilleurs productivité et participeront davantage à la croissance.
L’exemple peut être répété pour la santé …

Cessons donc le sensationnel, avec ces articles sur la dette qui ne font que le lie de tous ceux qui prônent une réduction des dépenses de l’Etat et une privatisation de la société (chacun s’assurera, se formera, préparera sa retraite seul …) ce qui provoquera une explosion des inégalités

Shukuru

La croissance s’écroule à cause de l’austérité et des hausses d’impôts

L’économiste Eric Heyer analyse pourquoi la France se retrouve avec une croissance nulle au premier trimestre 2014.

Ce que dit ce chiffre (0%), c’est que la consommation des ménages s’effondre. Elle s’effondre à cause de l’austérité et à cause des hausses d’impôts. Depuis le premier trimestre 2011 on est à 0%, ou presque, de croissance. Et qu’est-ce qui a été mis en place en 2011? L’austérité. Dans un premier temps, les tentatives de réduction du déficit pesaient sur les ménages comme sur les entreprises. La croissance ralentissait mais ne s’effondrait pas. Sauf que depuis 2013, on fait porter tout l’effort sur les ménages et donc fatalement la croissance s’écroule. A partir du moment où on touche au pouvoir d’achat, il était faux de penser que ça n’allait pas altérer les habitudes de consommation des ménages.
La baisse de consommation entraîne inexorablement une chute des investissements des entreprises. Leurs commandes ralentissent et les entreprises basculent dans une sous-utilisation de leurs capacités de production. Comme l’austérité casse la demande, les carnets de commande s’effondrent, en France comme en Europe, et les entreprises qui tournent à 70% de possibilité ne ressentent pas le besoin d’investir. On continue donc dans le même rythme et l’économie ne tourne plus.

C’est le problème. 4 milliards supplémentaires de réduction du déficit ont été annoncés pour d’ici le mois de juin. Depuis fin 2012, c’est une stratégie issue du rapport Gallois qui prédomine. C’est-à-dire basée sur le fait que le seul problème vient de l’offre, donc qu’il faut baisser les cotisations des entreprises et que ce financement doit se faire par tous les moyens sauf une augmentation du déficit. Malheureusement, comme le gouvernement ne peut plus financer, c’est aux ménages de mettre la main à la poche. Aujourd’hui finalement, il n’y a aucun changement: il faut réduire le déficit à tout prix et l’effort pèse toujours essentiellement sur les ménages.

La seule différence pour le gouvernement Valls, sera le contexte économique international plus porteur et favorable. La croissance repart en Europe, et celle de la France pourra s’appuyer dessus.

href= »http://www.liberation.fr/auteur/14638-ivanhoe-govoroff »>Ivanhoé GOVOROFF

Cette interview de Eric HEYER pose le problème principal de notre pays. Nous avons décidé pour résoudre notre problème de dette, de privilégier une économie de l’offre. Pour relancer notre économie, nous privilégions les actions en direction de l’offre, des entreprises. Si les entreprises sont plus compétitives alors elles embaucheront, elles feront des profits et elles payeront des impôts. la machine sera relancée.

Mais le problème actuel est surtout un problème de demande. Les entreprises peuvent produire davantage, si la consommation stagne ou ralentie, les produits ne trouveront pas de débouchés, et la croissance de redémarrera pas.

C’est donc un problème de diagnostique qui explique la politique de rigueur aujourd’hui.

Le principal problème réside dans le fait que malgré les résultats médiocre des politiques de l’offre, le gouvernement français s’entête dans cette direction.

Shukuru

Carte du monde StatPlanet

L’ONU met à disposition sur son site, une carte du monde qui représente les indicateurs de développement par pays et leur évolution entre 1980 et 2012, on trouve aussi des évolutions par pays avec de nombreux indicateurs.

 

http://hdr.undp.org/fr/statistiques/

 

Synthèse 1.2 Economie

Comment expliquer l’instabilité de la croissance ?

La croissance est un élément essentiel pour nos sociétés mais elle est difficile à contrôler. Elle est irrégulière ce qui nuit au bon développement de la société. Plusieurs éléments concourent à cette instabilité.

Un pays peut calculer sa croissance potentielle (elle correspond au niveau optimal de croissance que le pays peut réaliser compte tenu des facteurs de production et de leur utilisation). Cette croissance potentielle ne génère pas d’inflation incontrôlable. L’Etat doit donc limiter toutes les entraves qui nuiraient à la croissance et l’éloigneraient de la croissance potentielle.

Les politiques ont dès lors comme objectif de rapprocher la croissance réelle de la croissance potentielle, pour cela l’Etat pratique des politiques économiques (politique budgétaire expansionniste, politique fiscale, politique structurelle comme la politique industrielle, politique conjoncturelle).

Néanmoins, dans un cadre contraint (mondialisation, Union européenne), les marges de manœuvre des Etats demeurent limitées. Les Etats doivent par ailleurs lutter contre le chômage et les déficit publics en utilisant par exemple les stabilisateurs économiques que sont les dépenses publiques (service public).

 

Au delà de ce débat, on constate que la croissance n’est pas un phénomène régulier. Notre pays comme les autres, traverses des phases d’expansion et de récession. C’est ce que l’on appelle les fluctuations économiques.

Les économistes ont tenté d’analyser ces cycles et les ont caractérisés, en fonction de leur durée : cycle long pour Kondratieff (une cinquantaine d’années) ou plus courts pour Juglar (7 à 10 ans), encore plus courts pour Kitchin (18 mois). Ces cycles se superposent mais leur observation est souvent difficile. On doit également ici, citer Schumpeter et le cycle de l’innovation. L’entrepreneur innovateur est à l’origine d’une phase de croissance d’un cycle. Cette phase est renforcée par les grappes d’innovations et les entrepreneures suiveurs.

Ces fluctuations sont dues à différents facteurs qu’ils soient endogènes (utilisation du crédit, de l’investissement par les entreprises, sur production, destruction créatrice de Schumpeter …) ou exogènes (choc d’offre comme une explosion du prix des matières premières, choc de demande, cycle du crédit …).

Les chocs de demande sont des phénomènes qui bouleversent la demande soit de manière positive (fort accroissement) soit de manière négative (contraction).

Les chocs de demande déséquilibre le marché qui va réagir. Ainsi l’offre va être modifiée (fort investissement pour répondre à l’accroissement de la demande, ce qui pourrait créer un effet multiplicateur et accroître encore la demande … ou alors de l’inflation si l’offre ne peut pas s’adapter rapidement …. ou du déstockage).

Il existe également des chocs d’offre (positifs ou négatifs) qui vont eux aussi avoir des conséquences sur le marché. Modification de la combinaison productive (suite à une hausse ou une baisse des coûts de production liées à un choc d’offre), substitution vers d’autres produits (si les prix augmentent rapidement) ou au contraire hausse de la demande (cela dépend de l’élasticité de la demande par rapport au prix) si le choc d’offre génère une baisse des coûts de production qui peut être répercutée sur les prix de vente.

On voit donc que les chocs qu’ils soient d’offre ou de demande bouleverse les équilibres sur les marchés et que la réponses des offreurs ou des demandeurs a une incidence directe sur la croissance (renforcement ou ralentissement)

De la même façon les activités monétaires et financières peuvent engendrer des fluctuations économiques (comportements moutonniers des agents qui suivent les pratiques des uns, comportements spéculatifs qui provoque un surendettement des agents …).

Les banques amplifient ces comportements (la BCE avec les taux directeurs qu’elle pratique, les banques commerciales en accordant ou pas des crédits). Le cycle du crédit est dès lors corrélés aux fluctuations économiques.

Synthèse 1.1 Economie

Quelles sont les sources de la croissance ?

La croissance est un élément fondamental dans notre société.

D’une part, c’est un outil de mesure de l’activité économique (activités marchandes et non marchandes) et d’autre part elle favorise l’augmentation du bien être (hausse du niveau de vie de la population).

Quelques réserves sur ces deux points :

– la mesure de l’activité n’est pas parfaite. En effet le PIB ne mesure que de manière imprécise cette activité. Il ne permet pas la prise en compte de l’activité domestique, ou de l’économie souterraine. De plus, les actions de « réparation » (dépollution, conséquences des externalités négatives …) sont comptabilisées positivement dans la croissance.

– le bien être ne se résume pas à l’accroissement du revenu par tête. Il tient compte également de la qualité de vie, de facteurs sociaux …. qui ne sont pas pris en compte par un accroissement du PIB.

 

La croissance est le résultat de l’augmentation du volume des facteurs de production (travail et capital). Il s’agit ici de croissance extensive. Mais celle-ci peut aussi être intensive (hausse de l’intensité d’utilisation des facteurs). Dans ce cas on évoque les gains de productivité (meilleure utilisation des facteurs).

La croissance est également fortement liée au progrès technique. Le progrès technique correspond selon Solow au résidu (partie de la croissance non expliquée par la croissance de chacun des facteurs de production). Il s’agit alors de croissance endogène.

Le progrès technique provient de l’innovation et donc des dépenses de R&D. Il est donc corrélé à l’investissement (accumulation du capital).

Il ne faut pas oublier les externalités positives qui peuvent générer de la croissance (investissement dans les infrastructures qui permettent aux entreprises de baisser leur coût de transport …) et la croissance exogène qui peut être le résultat des remontées de filières (exemple de al Corée du Sud)/

Enfin, les institutions jouent un rôle essentiel dans la croissance. L’Etat en garantissant les droits de propriété, par exemple, permet aux entrepreneurs innovateurs (au sens Schumpétérien du terme) de conserver les profits de leurs innovations.

La politique économique d’un état favorise ou non la croissance. Elle est donc nécessaire dans le long terme.