Synthèse 2.1 Economie

Quels sont les fondements du commerce international et de l’internationalisation de la production ?

Le commerce international se développe depuis la fin de la seconde guerre mondiale et plus rapidement encore depuis les années 80 et 90.

Le développement des échanges ne signifie pas la disparition du protectionnisme. celui-ci continue d’exister, il prend deux formes : le protectionnisme éducateur de List (protéger les industries dans l’enfance jusqu’à ce qu’elles soient assez fortes pour affronter la concurrence) et le protectionnisme des industries vieillissantes (protectionnisme défensif de Kaldor, qui permet de préserver les emplois).

Le problème du protectionnisme réside dans l’accroissement du coût pour les consommateurs. Même si l’Etat accroît ses recettes fiscales (droits de douane) le gain est inférieur au coût supporté par les consommateurs. La situation n’est donc pas optimale et ne doit pas durer.

Les fondements du libre échange repose sur la théorie des avantages absolus de Smith puis des avantages comparatifs de Ricardo (cf.l’article de ce blog  :Synthèse sur les théories du commerce international).

Le commerce international se développe sous l’impulsion des FMN. Le commerce intra firme représente 1/3 des échanges. Il s’agit souvent de commerce de produits semi finis. Les firmes échanges entre elles ces produits parce qu’elles ont développé la DIPP (division internationale du processus productif).

Les entreprises vont avoir des stratégies afin d’améliorer leur compétitivité prix (minimiser les coûts de production pour vendre le moins cher possible) et leur compétitivité hors prix ou structurelle. Cela les amènes à délocaliser leur production, à externaliser certaines activités.

Dans ce cadre, elles peuvent être amenées à réaliser des Investissements Directs à l’Etranger (qui peuvent prendre la forme de fusion / acquisition) ou des investissements de portefeuilles.

Le développement des échanges présente des avantages mais les gains à l’échange peuvent être mal répartis ou appropriés par certains. Ainsi, les pays en voie de développement ne bénéficient-ils pas nécessairement des avantages de la mondialisation, tout comme les travailleurs non qualifiés des pays industrialisés qui se trouvent en concurrence avec les travailleurs des pays en voie de développement.

Même si les études empiriques montrent que la mondialisation crée plus d’emplois qu’elle n’en détruit. Les créations et les destructions ne se font pas dans les mêmes pays et ne concernent pas les mêmes qualifications. On pourrait ainsi dire que les consommateurs des pays riches sont gagnants mais que les travailleurs non qualifiés de ces mêmes pays sont perdants.

 

De la bêtise …

Un article publié aujourd’hui sur le site du monde
http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/03/01/la-lecon-d-economie-de-pascal-lamy-a-arnaud-montebourg_1841081_3234.html

Le directeur général sortant de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) s’en prend à Arnaud Montebourg. Pascal Lamy, ancien commissaire européen, un socialiste souvent présenté comme ministrable lorsque son mandat à Genève prendra fin, le 31 août, a par ailleurs souligné sur RMC Info et BFMTV la nécessité pour la France de « faire de la réforme » pour retrouver de la compétitivité.
« Une partie du problème vient que, disons, le GPS des Français est un peu détraqué », a-t-il estimé. Et « s’il y a un exemple de GPS qui, à mon avis, a quelques problèmes, c’est lui », a-t-il poursuivi, alors qu’il était interrogé sur le ministre du redressement productif, qui a déclaré en octobre dernier que « le bilan du libre-échange mondial proposé par l’OMC est un désastre ».
« Je pense qu’il n’a pas les bons chiffres en tête. Quand on regarde l’économie française dans le monde tel qu’il est, les problèmes qu’il met en avant – c’est-à-dire, c’est la faute à la concurrence des Chinois – c’est pas ça », a dit Pascal Lamy.
« C’est vrai que les Chinois sont payés cinq fois moins que les Français, mais les Chinois sont cinq fois moins productifs que les Français, et comme ce qui compte, c’est la productivité horaire, il ne faut pas en déduire que les Chinois font du dumping, a-t-il expliqué.
« Les Français, a poursuivi Pascal Lamy, considèrent qu’ils sont une espèce d’îlot de bonheur provisoire dans un monde de catastrophes ; ça n’est pas la bonne perspective. (…) On ne peut pas en déduire que si la France a des problèmes, c’est le monde qu’il faut changer. (…) Cette globalisation, elle a des bons côtés et des pas bons côtés. Il y a en qui s’en sortent. (…) Je pense (…) que la France a des tas d’atouts pour s’en sortir, simplement, elle ne les voit pas, a jugé le directeur général de l’OMC.
« La solution de la croissance, c’est la compétitivité » a-t-il affirmé, en soulignant la nécessité de réformes structurelles profondes. C’est faisable. Simplement, pour ça, il faut une perspective, il faut avoir envie de le faire », a-t-il dit à l’adresse de l’exécutif.

 

Une très belle intervention dans les médias qui n’apporte strictement aucune solution pour sortir de la de crise.

Si l’on écoute Mr Lamy, on découvre qu’il n’aime pas le ministre du redressement productif. C’est un point de vue personnel qui n’a aucun intérêt. En revanche, l’analyse économique de Mr Lamy est particulièrement défaillante. Le différentiel de coût du travail existe effectivement entre la France et la Chine, tout comme le différentiel de productivité. Il est très simplificateur et simpliste de les mettre au même niveau et de prétendre ainsi qu’ils s’annulent. La productivité française est très élevée mais les comparaisons sont difficiles parce que cela dépend de ce que l’on compare : l’ensemble des travailleurs français et chinois, les seuls ouvriers, les travailleurs de l’industrie … L’argument présenté n’est donc pas étayé.

Ensuite le dumping social ne renvoie pas exclusivement à al productivité. Les travailleurs chinois ne disposent pas de la même couverture sociale que les français (retraite, maladie …) et c’est ce qui permet d’avoir un coût du travail faible. Certes, l’auteur ne se préoccupent pas de la retraite des travailleurs chinois mais il faut l’intégrer dans le raisonnement.

Sur les réformes à réaliser, il me semble que l’ancien président de la République en était également friand. Mais en soi cela ne veut rien dire : il faut faire des réformes ! Evidemment la France de 2013 n’est pas celle de 1980, il faut donc adapter le marché du travail, les qualifications, les réglementations … Mais l’affirmer de manière péremptoire n’apporte rien à l’analyse des réformes à faire.

Sur le constat de la mondialisation, il y a des gagnants, il y a des perdants … C’est une très belle analyse qui me laisse rêveur. Une fois cette analyse faite, on est bien avancé dans la réflexion.

Enfin, sur la compétitivité qui permet la croissance, c’est une évidence. Mais là encore, le problème c’est que Mr Lamy n’apporte aucune solution, aucune analyse de la situation. Nous traversons une grave crise depuis 2008, la France n’est pas le pays qui s’en sort le moins, les leçons du FMI (qui a pourtant montré qu’il s’était trompé depuis des décennies) n’ont donc aucune portée.

l’article dit que Mr Lamy pourrait devenir ministre d’ici la fin de l’année.

Eu égard à son niveau d’analyse économique, je ne crois pas que ce soit une bonne chose pour notre pays.

Shukuru

 

La viande de cheval dans les lasagnes pur boeuf !

La presse a révélé ces derniers jours, ce scandale. Les lasagnes Findus dont l’emballage garantit qu’elles sont faites à base de boeuf, contiendraient (pour certaines d’entre elles) de la viande de cheval.

Au delà de la polémique, cette nouvelle présente un intérêt pour l’économiste.

L’échange est bénéfique à tous les participants, comme l’a brillamment démontré Ricardo. La spécialisation nous conduit à abandonner certaines activités parce que nous étions relativement moins performants que d’autres. On peut ainsi considérer que la Roumanie est meilleure pour la production de viande. Ce qui explique que les lasagnes soient produites à partir de viande roumaine.

Néanmoins, nous devrions, grâce à la traçabilité, garantir la provenance des éléments constitutifs d’un produit (inputs). On constate que ce n’est pas le cas dans cet exemple. La raison principale de cette tromperie, l’appât du gain. Quels que soit l’entreprise, l’intermédiaire, le grossiste … qui a trompé les autres, il l’a fait parce que cela était rentable pour lui. Dans une économie de la concurrence, les entreprises ne détiennent pas de pouvoir de marché. elles sont price taker, elles « subissent » le prix du marché. Or, elles doivent par tous les moyens (ici illégaux) récupérer ce pouvoir de marché. En vendant du cheval à la place du boeuf, l’entreprise a écoulé une marchandise pour laquelle elle n’avait sans doute pas assez de demande, et donc un prix trop faible. Elle a donc gagné grâce à ce subterfuge.

Ce qui est inquiétant, c’est l’absence de contrôles, où du moins leur inefficacité. Cela fait plusieurs semaines que la substitution s’opère. Logique, les contrôles coûtent chers, ils sont donc moins fréquents qu’ils ne le devraient et ils sont ponctuels (sur un échantillon). le contrôle systématique n’est pas possible.

Quelles conséquences ?

Outre la difficulté à désigner le coupable, comment sera-t-il puni ? Par une amende ? la paiera-t-il ? Ces questions amènent à la la difficulté de la sanction. Ce qui laisse à penser que d’autres entreprises pourront si la sanction est considérée comme faible, tricher également.

Le consommateur qui profite d’une baisse des prix et de meilleur qualité gràce à la mondialisation, devra donc en permanence se demander s’il consomme effectivement le produit qu’il a a acheté.

Shukuru

Le triangle d’incompatibilité de Mundell

Robert Mundell, économiste canadien, a développé dans les années 60, une configuration que l’on appelle le triangle d’incompatibilité

Ce triangle signifie que l’on ne peut pas atteindre les trois objectifs suivants simultanément

– la liberté de circulation des capitaux

– une politique monétaire autonome

– un taux de change fixe

Ainsi les pays européens ont décidé de ne plus avoir de politique monétaire autonome, pour permettre de garantir un change fixe (l’Euro facilite les échanges) et une libre circulation des capitaux.

Dans le contexte  actuel de crise économique, se priver de la politique monétaire comme instrument de relance de la croissance est une erreur stratégique. Certes, il semble difficile de s’adapter quotidiennement aux variations erratiques de l’économie mondiale, tout en garantissant une stabilité au sein de la zone euro, mais l’absence de politique monétaire est particulièrement préjudiciable à une sortie de crise.

Si la zone euro rencontre autant de difficulté à se relancer, si la Grande Bretagne envisage un référendum pour sortir de l’UE, c’est sans doute parce que nous avons créer une organisation rigide qui n’est pas capable de s’adapter aux chocs qu’elle rencontre. le pragmatisme des Etats-Unis, nous fait défaut.

Le principal problème est notre résignation. Nous n’avançons pas et nous contentons de regarder l’horizon et d’attendre des jours meilleurs. Cela ne peut pas être un moteur pour l’Europe.

Le surplus du consommateur

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Le surplus du consommateur est un concept élaboré par Dupuit (ingénieur du 19ème siècle).

Ce concept présente la différence entre le prix maximum que des consommateurs seraient prêts à payer pour un bien et le prix qu’ils payent réellement.

Graphiquement, le surplus du consommateur est donné par la surface sous la courbe de demande au-dessus du prix d’équilibre (surface rouge).

Ce concept est utilisé lorsque l’on évoque les monopole discriminant qui pratiquent des prix différents en fonction du type de client (par classe d’age par exemple) ou encore en commerce international lorsque l’on instaure un droit de douane. dans ce cas, le droit de douane, augmente le prix du bien ou du service et revient donc à ce que le producteur s’accapare une partie du surplus du consommateur.

 

A Marshall a indiqué que le concept de Dupuit était valable si l’utilité marginale du revenu était constante, ce qui semble très restrictif puisque cela suppose que l’augmentation du revenu apporte la même satisfaction à l’individu (elle est vraisemblablement décroissante)

Le surplus du producteur est la surface au-dessus de la fonction d’offre jusqu’au prix d’équilibre (surface bleu dans le graphique ci-dessus). C’est la différence entre les prix que le producteur était prêt à vendre le bien et le prix obtenu (le prix d’équilibre). La somme du surplus du consommateur et de celui du producteur donne le bien-être pour la société. La valeur maximale est obtenue au prix qui égalise l’offre et la demande (prix d’équilibre).

La mondialisation culturelle au cinéma

Désormais, certains films sont délibérément conçus pour le marché mondial. La voie ouverte par les James Bond dans les années 60 s’est, depuis, élargie avec les Indiana Jones de l’in des cinéastes-clé du temps de la mondialisation : Steven Spielberg.

Un « film mondial » obéit à huit recettes claires :

–       raconter une histoire simple et forte susceptible de toucher des individus de toutes cultures

–       mobiliser des moyens techniques et financiers énormes avec de trucages, des images de synthèse et des possibilités de virtuosité inédites comme avec Jurassic Park

–       une distribution qui comprenne au moins une célébrité planétaire

–       la langue du film est l’anglais comme l’ont compris les metteurs en scène non américains à ambition mondiale (J.J.Annaud et Luc Besson)

–       pouvoir être un catalogue de marques qui apparaissent dans le film qui en assure la promotion. Mercedes investit ainsi 28 millions de francs dans The lost world pour lancer son dernier  4X4

–       le lancement s’opère de manière massive en sortant simultanément  ou selon un calendrier précis dans des centaines de salles et des dizaines de pays

–       produire des « produits dérivés (jeux, jouets, tee shirts…) qui soient sources de recettes. Le Roi lion donne ainsi naissance à 186 « produits dérivés »

–       s’attirer de diverses manières des récompenses officielles qui, quelle que soit leur valeur, peuvent contribuer à crédibiliser la qualité artistique du film

Ultime remarque : ces huit recettes peuvent être réunies et le film être néanmoins un fiasco tel Waterworld qui, en 1995, a coûté 175 millions de dollars.               P.Moreau-Defarges, Ramsès 99, Dunod

 

  1. Quel est l’objectif de ces recettes ?
  2. Sont-elles efficaces ?
  3. Pourquoi peut-on parler de mondialisation du cinéma ?

 

Les dix meilleures recettes de l’histoire du cinéma mondial en millions de dollars, au 27 août 2000

–       Titanic :                              600,8

–       La guerre des étoiles :        461

–          La menace fantôme :          431,1

–          E.T. :                                 399,8

–          Jurassic Park :                   357,1

–          Forrest Gump :                   329,7

–          Le roi lion :                         312,9

–          Le retour du Jedi :              309 1

–          Independance Day :           306,2

–       Le sixième sens :               293,5                                                   Soit 10 films américains

 

Nombre moyen de longs métrages réalisés par les dix plus gros producteurs mondiaux, entre 1990 et 1995

–       Inde :                     838

–       Philippines :           456

–       Etats-Unis :            420

–       Japon :                  251

–       Thaïlande : 194

–       Chine :                   154

–       France :                 141

–       Italie :                       96

–       Brésil :                     86

–       Royaume-Uni :          78

 

 

Un article un peu ancien mais qui garde encore un intérêt certain !

 

 

 

Le tour du monde d’un Jean

Dans le centre commercial d’Ipswich, dans l’est de l’Angleterre, une pancarte vante des “Grandes marques à 19, 95 livres [30 €]”. Juste un jean, se nichant parmi des dizaines d’autres identiques. Un Lee Cooper, modèle LC10. Du 100 % coton. Mais aucune mention de l’origine, ce qui est sans doute tout aussi bien, car que mettre si on la connaissait vraiment ? “Fabriqué en Tunisie, en Italie, en Allemagne, en France, en Irlande du Nord, au Pakistan, en Turquie, au

Japon, en Corée du Sud, en Namibie, au Bénin, en Australie et en Hongrie” ? Car cette boutique est le terminus d’un voyage dont les étapes, mises bout à bout, feraient une fois et demie le tour du monde.

Ces jeans sont arrivés ici il y a quelques jours dans une camionnette depuis l’entrepôt de Lee Cooper au nord de Londres. Auparavant, il avait traversé la Manche par le tunnel, dans un camion parti d’un entrepôt similaire à Amiens et, avant cela encore, avait quitté la Tunisie par train et par bateau. Il venait de Ras Jebel plus précisément, à une bonne heure de route au nord de Tunis, une petite ville de 3 000 âmes, banale, tranquille et poussiéreuse, qui ne compte pas moins de trois usines fabriquant des vêtements Lee Cooper. Ici, 500 femmes travaillent à un rythme effréné, les yeux baissés, tous les muscles du corps tendus. Chacune a sa spécialité : fermetures Eclair, poches, coutures latérales, ourlets. Mais cet atelier, cette petite communauté d’ouvrières, ne signe pas le début de notre pantalon. En un sens, il en marque plutôt la fin : la destination. Il y a, par exemple, cette toile rigide, d’un bleu sombre, le denim Kansas. Il arrive à Ras Jebel par les voies terrestre et maritime, en provenance de l’usine Italdenim de Milan, à près de 1 000 kilomètres de là, où il a été filé, tissé et teint avec de l’indigo synthétique manufacturé à environ 500 kilomètres plus au nord, à Francfort, en Allemagne. A Ras Jebel, on le coupe, le coud et le transforme de nouveau, cette fois en un tissu doux et agréable à porter, dans de gigantesques machines à laver industrielles, en utilisant de la pierre ponce extraite d’un volcan éteint de Turquie.

Et qu’en est-il du coton qui sert à fabriquer la toile ? Italdenim compte plusieurs sources d’approvisionnement, la principale étant le Bénin, en Afrique de l’Ouest. Ainsi, après avoir parcouru plus de 4 000 kilomètres en direction du nord, vers Milan, ce coton refait le chemin inverse, plusieurs centaines de kilomètres vers Tunis, avant de repartir de nouveau vers le nord, pour se rendre en Angleterre.

Le Bénin est l’un des pays cultivateurs d’Afrique de l’Ouest. En raison de la corruption et de la mauvaise gestion, les cultivateurs sont pour la plupart restés aussi pauvres qu’il y a cent ans, lorsque les Français ont introduit cette culture dans la région. Nous voici sur les 3 hectares appartenant à Nestor Zinkponon, au village de Saklo Agoume, dans le centre du pays. Aux moments les plus chargés de la saison, lors des semailles et de la cueillette, 48 personnes travaillent dans ces champs pour 6 FF par jour. Ces dépenses mettent Nestor Zinkponon à la merci de la moindre mauvaise récolte. L’année dernière, les pluies du début de saison ne sont pas tombées, et l’engrais fraîchement épandu a été emporté par les vents. En conséquence, il a réalisé à peine 23 € de bénéfices sur une tonne et demie de coton – de quoi s’acheter une jambe d’un Lee Cooper LC10.

A Tunis, le coton béninois n’est pas le seul qui entre dans la fabrication de nos jeans. Il y a aussi celui de Corée du Sud ou du Pakistan, filé et traité par la chaleur dans ce dernier pays. Il y a aussi le, ou plutôt les fils à coudre en coton – ils sont produits à Lisnaskea, en Irlande du Nord, mais aussi en Hongrie et en Turquie. Ils sont teints en Espagne et mis en bobine à Tunis, avant d’être expédiés à Ras Jebel. L’entreprise achète la fibre polyester, qui donne au fil sa solidité, au Japon, où on la fabrique avec des produits pétroliers. Tout comme la bande en polyester de la fermeture Eclair qui, par une pure coïncidence, est produite en France par une autre firme japonaise, YKK. Le laiton des dents de la fermeture provient également du Japon. Le laiton est un alliage composé principalement de cuivre avec un peu de zinc. Les rivets et une partie des boutons sont aussi en laiton. Ils sont fournis par Prym, une entreprise allemande qui produit son propre laiton avec du zinc et du cuivre importés d’Australie et de Namibie.

THE GUARDIAN (extraits) – Londres

Fran Abrams et James Asill

Article traduit et publié par Courrier International

02/08/2001, Numéro 561

Questionnaire sur le commerce international

La spécialisation permet d’accroître la productivité en :

a)    accentuant la mobilité du travailleur

b)   offrant à l’individu doué pour une tâche la possibilité de s’y consacrer pleinement

c)    évitant que le travailleur perde du temps en passant d’une tâche à une autre

d)   aucune réponse ne convient

L’avantage comparatif détermine la structure des échanges,

a)    vrai

b)   faux

c)    pas toujours

Les pays ont intérêt à se spécialiser dans les productions :

a)    qui rapportent le plus

b)   qui coûtent le moins

c)    les deux

d)   aucune réponse ne convient

La théorie de Smith repose sur

a)    des avantages absolus

b)   des avantages comparatifs

c)    des avantages passagers

d)   aucune réponse ne convient

La théorie de Ricardo permet par rapport à celle de Smith

a)    à chaque pays de spécialiser

b)   à chaque pays d’échanger

c)    à chaque pays de s’enrichir

d)   aucune réponse ne convient

Les échanges intra branche se réalisent

a)    entre pays

b)   entre entreprises

c)    entre individus

d)   aucune réponse ne convient

Les échanges inter entreprises

a)    remettent la théorie de Ricardo en cause

b)   légitiment la théorie de Ricardo

c)    n’ont aucun rapport avec le commerce international

d)   aucune réponse ne convient

Le libre échange profite

a)    à tous les pays

b)   aux pays riches

c)    aux pays pauvres

d)   à la Russie

Un jeu à somme positive est un jeu

a)    où tout le monde gagne

b)   où la somme des gains est positive

c)    où les gains des plus riches effacent les pertes des plus pauvres

d)   où les Etats-Unis l’emportent

L’OMC a été crée pour

a)    faciliter le commerce mondial

b)   enrichir les Etats-Unis

c)    punir les tricheurs

d)   améliorer le bien être mondial

La spécialisation permet

a)    des gains de productivité

b)   une augmentation du bien être

c)    de travailler davantage

d)   de travailler moins

Les différentes spécialisations pays sont

a)    naturelles

b)   acquises

c)    définitives

d)   aucune réponse ne convient

Les spécialisations liées à l’échange international sont

a)    équivalentes pour tous les pays

b)   plus intéressantes dans les pays riches

c)    plus intéressantes dans les pays pauvres

d)   aucune réponse ne convient

La mondialisation a permis

a)    la croissance des pays riches

b)   la croissance des pays pauvres

c)    les deux

d)   aucune réponse ne convient

La mondialisation

a)    a accru la concurrence entre pays

b)   a pacifié le monde

c)    a permis à CNN de devenir une grande chaîne de télévision

d)   aucune réponse ne convient

Marx était

a)    favorable à la théorie des avantages comparatifs

b)   défavorable à la théorie des avantages comparatifs

c)    il n’avait pas d’avis sur la question

d)   on ne sait pas vraiment