La part d’embauches en CDD a atteint un record fin 2013

La part des CDD dans les embauches a atteint un nouveau record au quatrième trimestre 2013, à 83,7%, poursuivant une hausse quasi continue depuis la mi-2011, selon des données du ministère du Travail publiées mercredi. Le précédent record, 83%, avait été atteint au premier trimestre 2013. Avant la crise financière, au premier trimestre 2008, environ 70% des embauches se faisaient en contrat à durée déterminée.Selon la Dares, service d’études et de statistiques, la part des CDD dans les embauches augmente au troisième trimestre 2013 quelle que soit la taille de l’établissement : +0,3 point dans ceux de 10 à 49 salariés, et +0,7% dans ceux de 50 salariés et plus. La part d’embauches en CDD croît dans l’industrie (+1,4 point) et le tertiaire (+0,8 point). En revanche, le secteur de la construction est à contre-courant, avec une baisse de 3,2 points.
Sur un an, la part des embauches en CDD baisse dans la construction (-4,0 points) et dans l’industrie (-0,3 point), et augmente dans le tertiaire (+1,5 point). Depuis le 1er juillet dernier, en vertu de la loi sur la sécurisation de l’emploi, le coût de certains CDD, notamment ceux de très courte durée, a été surenchéri pour les employeurs par une majoration des cotisations chômage. Le gouvernement entend ainsi lutter contre la précarité.
En mars, le nombre des demandeurs d’emploi sans activité s’est stabilisé à 3,349 millions, un nouveau record. Au cours du mois, les fins de CDD ont représenté 22,7% des nouvelles inscriptions à Pôle Emploi.

AFP 30 avril 2014

 

Triste évolution, les entreprises n’ont aucune confiance ni en l’avenir, ni dans les travailleurs.

Embaucher en CDD, c’est craindre que l’embauche ne soit plus nécessaire à court terme. Si les entreprises ont ce comportement actuellement, c’est parce qu’elles craignent une évolution économique défavorable; Mais ce sont ces mêmes entreprises qui font la conjoncture. Pour reprendre Keynes, la demande effective détermine le niveau de l’emploi. C’est parce que la demande effective est faible que l’emploi l’est également. Le cercle vicieux est enclenché.

Pour les travailleurs, c’est un triste signal. On ne vous embauche pas en CDI parce que l’on ne sait pas ce qui se passera demain, ni vous êtes un bon travailleur (asymétrie de l’information); Mais, ce faisant l’entreprise bloque le travailleur dans la précarité. Quels projets pour un individu en CDD : pas de crédit. Le travailleur ne va donc pas consommer ou peu, ce qui ne favorise pas la croissance, ni la demande effective. Le cercle vicieux se poursuit.

Pourtant en 1986, l’autorisation administrative de licenciement a été abrogé, pourtant le droit du travail évolue vers davantage de flexibilité pour les employeurs.

Bref, le système est rouillé et la crise n’est pas encore terminée, si les entreprises continuent d’être aussi frileuses.

Shukuru

 

Synthèse 2.2 Regards croisés

Quelles politiques pour l’emploi ?

L’évolution économique de notre société se traduit entre autre par une évolution du marché du travail. En effet, avec le progrès technique, l’évolution du niveau de vie, l’augmentation de la qualification des travailleurs, la mondialisation … la demande de biens et services évolue. L’offre doit donc s’adapter. Comme la production est le résultat de la combinaison des facteurs de production (travail et capital), le travail évolue et le marché du travail se transforme.

Les taux d’emploi (rapport entre le nombre d’actifs occupés et la population active) se modifient (montée du chômage ces dernières années, législation sur les retraites, allongement de la durée des études qui retardent l’entrée dans la vie active).

La nature des emplois évolue (disparition d’emploi liés aux délocalisations ou au progrès technique ; apparition de nouveaux emplois). Schumpeter a théorisé la destruction créatrice : l’innovation portée par l’entrepreneur (le laser) va provoquer la disparition de certaines activités (les disques vinyles) et permettre l’apparition de grappes d’innovations (nouveaux produits par exemple utilisant le laser). Ceci va générer du chômage (disparition des emplois liés à l’ancienne qualification) et des emplois (nouveaux emplois dans le domaine de cette innovation.

La main d’oeuvre doit donc s’adapter le plus rapidement possible à l’évolution des demandes de travail émanant des entreprises (la diffusion du progrès technique dans la population est de plus en plus rapide).

Les courants libéraux de la pensée économique, estiment que le chômage est volontaire (les individus refusent les emplois proposés). Si le marché du travail fonctionne sans entrave, alors il n’est pas nécessaire d’intervenir pour aider les chômeurs puisque leur situation est de leur propre responsabilité.

Les Keynésiens (qui sont pourtant des libéraux) estiment qu’il peut exister un équilibre de sous emploi sur le marché du travail. L’anticipation de la demande par les entrepreneurs (la demande effective) n’est pas assez élevée pour permettre à tous les individus qui le souhaitent de trouver un emploi. dans ce cas, l’Etat doit intervenir  par des politiques de relance qui permettront d’augmenter la consommation et donc la demande de travail des entreprises.

Pour lutter contre le chômage, il est donc nécessaire d’identifier le type de chômage présent.
– Le chômage classique est lié à un niveau trop élevé du coût du travail (il ne rend pas assez profitable l’embauche). Pour le résorber, il faut diminuer le coût du travail (soit baisser les salaires, soit baisser les charges sociales). Ce coût du travail trop élevé serait la cause des délocalisations.
– le chômage keynésien est lié à une insuffisance de la demande. Il est donc nécessaire d’augmenter les salaires ou les revenus de transfert pour permettre d’augmenter la consommation (il ne faut pas omettre l’élasticité de la demande par rapport aux revenus).

On évoque également, en France, un problème de flexibilité du travail qui justifierait le chômage. Les entreprises ne souhaitent pas embaucher car elles craignent de ne pas pouvoir se séparer de leurs employés lorsque l’activité ralentit. Le développement de la flexibilité se traduit, hélas par la montée de la précarité, de la pauvreté et de l’exclusion. Comme les salaires augmentent peu, comme les emplois à temps partiels se multiplient, une partie de la population active (surtout les moins qualifiés) se retrouve devant des difficultés pour vivre (même avec un travail).

L’intervention de l’Etat doit donc consister à faciliter la création d’emplois par les entreprises et à garantir des niveaux de vie décents au travailleurs. D’autant plus que le travail a un rôle intégrateur dans notre société. Il donne une identité, procure un revenu qui permet de consommer …

Synthèse 2.1 Regards croisés

Comment s’articulent marché du travail et organisation dans la gestion de l’emploi ?

Le marché du travail selon l’analyse néoclassique est un marché qui fonctionne comme les autres.Il est le lieu de la confrontation d’une offre de travail (les individus) et d’une demande de travail (les entreprises). Leur rencontre sur le marché détermine un prix d’équilibre (principe du tâtonnement Walrasien).

L’offre de travail est une fonction croissante du salaire réel, tandis que la demande est une fonction décroissante du coût salarial (l’entreprise compare le coût du travail à sa productivité marginale, il embauche tant que la différence est positive)

Les individus effectuent un calcul coût avantage du travail par rapport au loisir, pour déterminer s’ils sont prêts à abandonner du temps de loisir pour travailler

En situation de concurrence pure et parfaite, il existe un prix d’équilibre (salaire), qui détermine une quantité offerte et une quantité demandée. Il n’existe pas de chômeurs involontaires (des personnes qui souhaiteraient travailler aux conditions du marché et qui ne trouve pas de demande).

Cette représentation théorique du marché du travail est éloignée de la réalité, laquelle est beaucoup plus complexe.Il existe donc des déséquilibres et du chômage involontaire. L’intervention de l’Etat peut être facteur de déséquilibre, si elle amène à empêcher d’atteindre le salaire d’équilibre (SMIC trop élevé, ou allocations qui désincitent au travail en augmentant le coût d’opportunité du loisir).

De nouvelles théories sont apparues dans la deuxième moitié du 20ème siècle pour expliquer le chômage sans remettre en cause le modèle néo classique (voir article sur les théories du chômage)

 

La théorie de la segmentation du marché du travail

Durant les trente glorieuses, les entreprises malgré les forts gains de productivité manquaient de m d’o (recours à l’immigration). Elles essayaient de limiter le turn over en accordant des avantages à la m d’o en place (salaires, avantages sociaux…). Avec la crise les entreprises se sont trouvées fragilisées sur le marché des produits (concurrence accrue) mais renforcées sur le marché du travail.
La stratégie que les entreprises utilisent est la segmentation du marché du travail, elle va permettre une nouvelle gestion du personnel.
Le marché primaire constitué de la main d’oeuvre qualifiée  représente le noyau dur de la main d’oeuvre, celle dont on a besoin et à laquelle on continue d’accorder un certain nombre d’avantages.
Le marché secondaire constitué d’une main d’oeuvre moins expérimentée et moins qualifiée permet donc d’opérer les ajustements de m d’o nécessaire au bon fonctionnement de l’entreprise. C’est un marché où règne la précarité et la flexibilité (CDI et intérim). Externalisation d’une partie de la production (entretien, surveillance) filiales ou sous traitance utilise cette main d’oeuvre. Cet émiettement du marché du travail permet d’abaisser les coûts du travail, et de limiter les revendications (pas de syndicat…), il permet également d’ajuster les flux de main d’oeuvre au flux de production.
Cette théorie s’inspire du marxisme et de l’institutionnalisme (remise en cause des NC et accent sur les institutions, et les faits socioculturels. il existerait une société duale où coexiste un secteur central monopoliste constitué de grandes entreprise et d’un secteur périphérique plus concurrentiel composé de petites entreprises. Ce dualisme engendre celui du marché du travail. Avec la crise on peut constater qu’il existe un dualisme à l’intérieur de l’entreprise elle même.

 

La théorie des salaires d’efficience

Constat effectué par A.Marshall dans la mouvance Néo classique. Si le salaire est supérieur à la productivité marginale du travail, c’est à cause du comportement des firmes. Il y a asymétrie de l’information entre les entreprises et les salariés (l’entreprise ne connaît pas la qualité de la personne qu’elle embauche, ni l’intensité du travail qu’elle peut réaliser) pour se prémunir contre le risque d’embaucher un individu pas assez performant, l’entreprise propose un salaire plus élevé qu’elle ne devrait, afin d’attirer les meilleurs candidats (ils ne postule dans une entreprise que si le salaire qu’ils recevraient rémunérerait leur capacité exacte). Les salariés qui ont accepté ce poste ne retrouveront pas un salaire aussi élevé s’ils quittent l’entreprise d’où un accord tacite grâce à un niveau de salaire supérieur à la norme.

Cette théorie explique donc l’existence des salaires différents selon les secteurs, pur des travailleurs ayant la même qualification. Elle explique le chômage involontaire
Le point de départ : les entreprises fixent les salaires (différent de la théorie) salaire endogène et non exogène. Il n’y a donc aucune raison pour qu’il y ait équilibre entre O et D

 

La théorie des contrats implicites

Apparue au milieu des années 70 alors que le chômage augmente régulièrement aux Etats-Unis et en Europe. Répondre à la question : pourquoi les variations de salaires ne sont pas assez fortes pour rétablir l’équilibre sur le marché du plein emploi ? Pourquoi la flexibilité des salaires n’est-elle pas suffisante ? Pourquoi les salaires subissent des fluctuations moins fortes que l’emploi ?
L’entreprise craint moins le risque que le salarié (aversion pour le risque). En période de croissance, le salaire est inférieur à la productivité marginale du travail (c’est une prime que le salarié accepte de verser pour obtenir une garantie de salaire en période de crise). En période de crise, le salaire est supérieur à la productivité marginale du travail. Le salaire ne varie donc pas autant qu’il le devrait en fonction de la conjoncture économique. Il est limité par un plafond et un plancher fictif.

 

La théorie du job search

Théorie de la recherche d’emploi : certains individus cessent de travailler dans le but de trouver un emploi mieux rémunéré. Expliquer le développement d’un chômage volontaire. On part du constat qu’il existe du chômage et des emplois vacants. C’est le résultat d’un problème d’information sur le marché. Pour un individu, il est plus facile de collecter des informations sur les emplois lorsqu’on est chômeur (plus de temps…) Donc le chômage est un investissement rationnel qui permet de collecter les informations pour trouver le travail que l’on recherche. Calcul rationnel coût du chômage, avantage de cette situation. Mais, plus on reste longtemps au chômage, plus il est difficile de trouver un emploi. Donc, il arrivera un moment où il sera plus rentable de travailler que de rester au chômage. Mais cette situation est longue à réaliser d’où le délai important pour que les salaires diminuent afin de rétablir l’équilibre sur le marché du travail. Cette théorie n’explique donc pas le chômage massif.

 

L’institutionnalisation de la relation salariale

Au XXème siècle, les relations professionnelles se sont institutionnalisées par la reconnaissance légale des partenaires sociaux, c’est-à-dire  des syndicats de salariés et d’organismes de représentation des employeurs et la construction de normes d’emploi
L’Etat régule l’emploi en instaurant le cadre des négociations collectives, en consolidant le salariat
Le chômage a ainsi été en quelque sorte inventé au début du XXème siècle, lorsque l’Etat et les partenaires sociaux ont catégorisé les cas multiples et diversifiés de privation involontaire d’emploi comme une situation commune dont les contours statistiques ont été codifiés, et comme une question sociale relevant d’une prise en charge collective, légitimant le versement d’une prestation et un accompagnement dans la recherche d’emploi
La façon dont la relation salariale s’est institutionnalisée dépend des conditions du jeu de la coopération et du conflit, qui sont spécifiques à une société et une époque donnée, et qui ont des effets durables tout en étant évolutives. L’Etat régule les rapport salariaux (en instaurant un code du travail), en reconnaissant des droits et des devoirs aux travailleurs et aux employeurs. La durée légale du travail (35 heures) ou le salaire minimum (SMIC) sont des exemples de l’intervention de l’Etat.

Le salaire devient une norme, il n’est plus individualisé et donc ne dépend plus de la seule productivité de l’individu comme on le voit dans la théorie néo classique.

Les politiques de lutte contre le chômage sont-elles efficaces ?

Le chômage est un problème crucial dans notre société aujourd’hui. Il touche de plus en plus de monde, quels que soient la qualification, l’age, l’origine sociale …

Il est donc indispensable d’organiser une lutte efficace contre ce fléau.

Les théories économiques définissent deux types de chômage : le chômage classique et le chômage keynésien.

Le premier est du à un coût du travail trop élevé (salaire + charges sociales) ; le second provient d’une insuffisance de la demande.
Il faut donc identifier le type de chômage pour pouvoir le combattre.
Depuis la relance de 1981 (qui a pourtant eu des vertus puisque la croissance a été plus forte en France que chez nos principaux partenaires), les politiques keynésiennes ont été délaissées. Deux motifs essentiels à cet abandon : – le manque d’efficacité (la relance française avait fortement profiter à l’Allemagne) surtout dans un contexte d’économie très ouverte. En effet les consommateurs qui bénéficient d’un supplément de revenu vont acheter des biens et services qui ne seront pas nécessairement français.
– les conséquences inflationnistes de ce type de politique. Augmenter les revenus (directs ou indirects) créé une augmentation de la masse monétaire et si celle-ci ne correspond pas à une augmentation de l’offre, elle n’aura qu’un effet sur les prix.
– un troisième argument est utilisé par les économistes. Lorsque les revenus distribués augmentent, les individus rationnels que nous sommes anticipent une augmentation des impôts (en effet, l’Etat devra financer ces revenus sociaux et pour cela devra à terme accroître les impôts). Les ménages ne modifient donc pas leur consommation lors de l’augmentation des revenus générée par la politique économique.

Les politiques keynésiennes étant hors jeu, il reste les politiques de demande (allègement du coût du travail). Certains multiplient les attaques contre le coût du travail trop élevé en France par rapport à celui de ses principaux concurrents. S’il y a beaucoup de méthode coué et de mensonge dans cette antienne (dans l’industrie en 2011 le coût horaire du travail s’élève à 33 € en France, 34 en Allemagne et 35 aux Etats-Unis, source OCDE et INSEE et les différentiels de productivité justifiant des écarts de rémunération, la France étant un des pays les plus productif du monde), cette politique n’a pas permis de réduire ostensiblement le chômage en France. Même réflexion pour la flexibilité.
Le marché du travail se libéralise chaque année davantage et le chômage ne diminue pas.
le problème est donc ailleurs. Le chômage est structurel et ce sont les mentalités qui doivent changer. A commencer par les mentalités des chefs d’entreprise qui dans leur majorité, préfère ne pas investir et verser des dividendes aux fonds de pension qui les soutiennent. Si à court terme, ce fonctionnement est rationnel, il montre toutes ses limites à long terme.
L' »accord » patronat syndicat, signé cet semaine, qui doit permettre de développer la flexicurité en France, n’aura qu’un très faible impact sur le marché du travail. Il nécessite l’intervention de l’Etat qui est condamné par ces mêmes chefs d’entreprise (tendance Medef). Bref, ce n’est pas une avancée, et le chômage a encore de beau jour devant lui.
Pour citer un titre d’un livre de Louis Althusser : « l’avenir dure longtemps », nous avons donc encore le temps d’apprendre de nos erreurs répétées.
Shukuru

Hausse du chômage : les syndicats critiquent la « politique de rigueur »

Quelque 29.300 demandeurs d’emploi sans activité se sont inscrits à Pôle emploi en novembre en métropole, marquant un 19ème mois consécutif de hausse. Les syndicats fustigent la « politique de rigueur » du gouvernement.

Les chiffres du chômage du mois de novembre sont tombés jeudi. Et c’est un record absolu depuis la création de ces statistiques : Pôle emploi a recensé 4,9 millions de demandeurs d’emploi. « La rentabilité financière prend le pas sur l’emploi », a estimé sur BFMTV et RMC le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault.

Mettant en doute la promesse jeudi de François Hollande d’inverser la courbe du chômage, il a indiqué qu' »l n’y a pas d’élément dans la politique gouvernementale qui laisse entrevoir qu’on va inverser cette courbe ». Bernard Thibault a ajouté qu’entre 6 et 7 millions le nombre de personnes « qui n’ont pas aujourd’hui les moyens de vivre décemment de leur travail ».

Concernant les négociations sur l’emploi qui vont reprendre le 10 janvier, le patron de la CGT a réaffirmé que son syndicat ne signerait aucun accord favorisant la flexibilité et la déréglementation. « Cela fait 25 ans qu’on accorde plus de flexibilité (..) Les licenciements d’aujourd’hui ne font pas les emplois de demain », a-t-il lancé en référence au souhait du Medef d’obtenir des aménagements au droit du travail.

« Comme on est en croissance nulle, voire en récession, cela explique pourquoi cette situation du chômage se détériore », a réagit de son côté sur RTL Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO. En novembre, seniors et jeunes figurent toujours parmi les premières victimes. « Le chômage des jeunes augmente de 10 % en un, celui des séniors de 17 % en un an », a-t-il ajouté.

« Il y a l’effet récessif, au niveau international, notamment au niveau européen, cela se pèse dans l’activité de l’économie française, mais il y a aussi la politique de rigueur qui accentue cet effet récessif et on voit la conséquence sur le chômage », a expliqué Jean-Claude Mailly.

Autre chiffre inquiétant pour le syndicaliste : « Il y a de moins en moins de chômeurs indemnisés. Les gens arrivent en fin de droits et basculent dans les minima sociaux ». Mais bonne nouvelle : les demandeurs d’emploi qui ont été radiés des listes de Pôle emploi ne pourront plus l’être de manière rétroactive. Ils ne pourront donc se voir réclamer le remboursement des allocations indûment perçues, et ce à partir du 1er janvier 2013.

Si on inclut les personnes exerçant une activité réduite, le nombre des  nouveaux inscrits grimpe à 30.400, soit un total de 4,61 millions (+ 0,7 % en un  mois, + 9,2 % en un an) en France métropolitaine. En tenant compte des DOM, Pôle emploi recensait fin novembre 4,9 millions de demandeurs d’emploi, dont 3,38 millions sans aucune activité.

Source sur TF1 News 28 décembre 2012

 

On retrouve ici quelques éléments interessants :

l’opposition entre chômage keynésien (insuffisance de la demande) et chômage classique (coût du travail trop élevé). La rigueur suppose une limitation de la demande, et si les représentants syndicaux ne pensent pas que la politique de l’emploi est la bonne c’est qu’ils estiment que le chômage est keynésien et non classique.

La référence à la rentabilité financière conforme cette approche. Les entreprises préfèrent limiter leur masse salariale afin de dégager davantage de bénéfice ce qui permet d’attirer les investisseurs.

Le travail ne permet pas d’échapper à la pauvreté (travail précaire, travail à temps partiel subi …). Le nombre de pauvres en France ne cesse de croître, et on trouve désormais des travailleurs pauvres, ce qui n’existait pas il y a trente ans. Les salaires ne sont donc pas assez élevés.

Les négociations sur l’emploi (patronat / syndicats) sont difficiles voire impossibles car elles se feraient sur la base de l’augmentation de la flexibilité et donc au détriment des travailleurs. Ce que les syndicats ne souhaitent pas

Bref l’horizon n’est pas vraiment dégagé

Shukuru

Quel rôle joue le travail dans la croissance économique ?

La croissance dépend de l’organisation du travail

L’organisation du travail a pour objectif d’augmenter l’efficacité de celui-ci.
Différentes organisation du travail se sont succédées :
–         le taylorisme : avec la division horizontale et verticale du travail. Il a accru la concentration des travailleurs dans un même lieu
–         le fordisme : l’organisation scientifique du travail a permis d’intensifier le travail grâce au travail à la chaîne et est lié à la consommation de masse (diminution des prix de vente et augmentation des salaires pour éviter le turn over)
–         le toyotisme : une organisation du travail plus adaptable pour suivre l’évolution de la demande. Parallèlement, mise en place d’une plus grande flexibilité du travail

Ces différentes organisations du travail ont joué un rôle sur la croissance, en permettant l’augmentation de la productivité du travail donc la possibilité de baisser les prix et/ou d’augmenter les salaires et/ou d’accroître les profits.
La production en grande série, a permis la réalisation d’économie d’échelle.
La diversification de l’offre de biens et services a permis d’élargir la clientèle (différentes classes d’âge)

Malgré la remise en cause du fordisme dans les années 70, parce que cette organisation du travail aliénait l’ouvrier, et suite à la remise en cause de la société, cette organisation du travail est restée présente et s’est même développée dans le secteur tertiaire (restauration rapide …). Mais la qualité a été privilégiée.

L’organisation du travail au cours du XXème siècle s’est accompagnée d’un développement de l’intervention de l’Etat, sous la forme du développement du droit du travail (SMIC, contrat de travail, durée du travail …) et de la salarisation massive des emplois.

Les gains de productivité réalisés ont permis de réduire significativement la durée du travail (de 2945 heures par an en 1870 à 1542 h en 1992), auxquels il faut ajouter la législation avec l’abaissement de la durée légale du travail hebdomadaire (40 h en 1936, 39 h en 1981 et 35 h en 1998) et l’allongement des congés payés.
Ceci a profondément modifié le mode de vie des travailleurs.

Les transformations successives de l’organisation du travail ont entraîné une modification des qualifications des salariés et une individualisation des carrières (recul de l’influence des syndicats).
Les PCS « les plus qualifiées » se sont développées au détriment des emplois non qualifiés.

Le progrès technique a modifié le travail dans sa nature (qualification) et dans son volume.
De nouveaux emplois apparaissent avec le progrès technique (ingénieur informatique, web master…).

Il n’y a pas de raison a priori pour que le progrès technique soit générateur de chômage (nouveaux emplois, gains de productivité, baisse des prix…) mais il s’accompagne cependant d’un chômage de masse.

Cela dépend comment sont utilisés les gains de productivité (les prix baissent-ils réellement, les salaires sont-ils augmentés ou les actionnaires gardent-ils les gains de productivité ?). Par ailleurs, les emplois crées ne sont pas de même nature que les emplois qui disparaissent. Si le solde est nul, les personnes non qualifiées touchées par le chômage, ne sont pas les mêmes que celles qui trouvent un emploi qualifié dans les nouvelles technologies.

La théorie du déversement montre un déplacement de la main d’œuvre d’un secteur vers un autre.
Le secteur tertiaire explose, parce que les gains de productivité y sont plus faibles que dans l’industrie, et la demande est très élastique (réagit fortement à la croissance des revenus).

A long terme, le progrès technique crée des emplois, mais il s’accompagne d’une augmentation de la flexibilité du travail (capacité de l’entreprise à adapter sa main d’œuvre à ses besoins).
La flexibilité est positive pour la croissance de l’entreprise mais elle ne tient pas compte du travailleur comme individu.

Marché du travail : négociation travailleurs – patronat

Sans grande surprise, la négociation entre les partenaires sociaux pour réformer le marché du travail va jouer les prolongations. François Hollande avait donné aux syndicats et au Medef jusqu’à la fin de l’année pour trouver un accord, faute de quoi le gouvernement passerait par une loi. Il faudra attendre au mieux la mi-janvier pour être fixé sur l’avenir d’un texte dont la complexité technique masque parfois l’importance politique. Le chef de l’Etat n’a pas, vendredi matin, renouvelé son appel à trouver « un accord historique ». Mais l’issue de cette discussion entre le Medef et les syndicats reste pour lui majeure. Elle en dira long sur la tournure que prendra le quinquennat sur les questions économiques et sociales.
Sur le fond, d’abord, si accord il devait y avoir, il s’agira bien d’une petite révolution. Taxation des contrats précaires contre modulation possible des salaires et du temps de travail en fonction de l’activité de l’entreprise, durcissement des possibilités de recours en cas de licenciement contre plus de droits aux salariés (« droits rechargeables » en cas de chômage, généralisation des complémentaires santé) : le marché du travail sera ou ne sera pas profondément modifié.

Sur le plan politique, après le pacte de compétitivité et ses 20 milliards d’euros accordés aux entreprises, qu’il a refusé de considérer comme un tournant, François Hollande a besoin d’envoyer des signaux sur sa gauche. Les syndicats font de la taxation des contrats précaires pour dissuader les entreprises d’en abuser le marqueur indépassable pour signer le texte. Pour l’instant, l’organisation patronale refuse d’aborder cette question au risque de faire capoter les discussions. Depuis l’élection de François Hollande, Laurence Parisot a souvent donné le sentiment de diriger une filiale de l’UMP. Ce sentiment sera conforté si l’organisation patronale devait porter la responsabilité d’un non-accord. Quel rôle veut faire jouer Laurence Parisot au Medef sous un gouvernement de gauche ? Réponse à l’issue de cette négociation…

Article du Nouvel Observateur Paul Quinio 21/12/2012

http://tempsreel.nouvelobs.com/politique/20121221.OBS3403/marche-du-travail-le-rendez-vous-de-janvier.html

 

Cet article montre l’échec des négociations entre les syndicats et le patronat sur la réforme du marché du travail.
Rien d’étonnant à cela, tout d’abord les points de vue sont opposés : le MEDEF souhaite flexibiliser le marché du travail, tandis que les syndicats veulent « sécuriser » les travailleurs. Comme toute négociation, pour trouver un accord il faut que les deux parties fassent des concessions, ce qui toujours difficile.

Est-il nécessaire de réformer le marché du travail ,
L’idée de réforme est basée sur le constat que le marché ne fonctionne pas correctement (selon la théorie néo classique) puisque le chômage involontaire existe, que les salaires ne sont pas flexibles …

Qui gagnera à la réforme du marché ?
Elle est présentée comme un progrès pour tous, les patrons pourront mieux gérer leurs salariés (embauche, licenciement …) les travailleurs trouveront plus facilement un emploi correspondant à leur qualification.

Le constat n’est cependant pas aussi évident. En période de crise économique, avec un niveau de chômage à la hausse, il y a nécessairement une asymétrie dans la négociation, les syndicats ont plus à perdre de l’absence d’un accord. Il y a donc fort à parier que l’accord trouvé flexibilisera encore davantage le marché du travail. Il faudra alors que l’Etat intervienne pour construire une flexicurité qui permettrait de satisfaire tout le monde.
Il semble que le débat est tronqué, il serait utopique de croire que de la négociation sortira une solution satisfaisante pour les deux parties.

Shukuru

Evolution de la durée du travail en France

Evolution de la durée du travail en France

 

On constate du ce graphique la durée du travail a diminué depuis 1830. Cette évolution n’est cependant pas linéaire. L’évolution est lente jusqu’à la fin du 19ème siècle puis elle connait une accélération jusqu’à la 2ème guerre mondiale. Enfin après une relative stagnation, depuis la fin des années soixante, la durée du travail diminue de nouveau.

Globalement, le travail annuel a été diminué de moitié entre entre 1830 et 2000.

Deux éléments principaux expliquent cette évolution :

– le progrès technique qui permet la réalisation de gain de productivité (par exemple un agriculteur « nourrissait » 2 personnes en 1830, huit en 1950, il en nourrit aujourd’hui plus de 60)

– le conflit social (en simplifiant). L’amélioration des conditions de travail est due aux rapports de force qui existent entre les travailleurs et les employeurs. L’évolution de ce rapport a été plutôt favorable aux travailleurs, ce qui a permis la réduction du temps de travail. Bien sûr l’augmentation de la durée légale des congés payés n’a pas été obtenu lors de conflits sociaux, mais parce que la société évoluant, le regard porté sur le travail a changé. Ce n’est plus l’élément central de la vie de l’individu.

Paradoxalement, la réduction du temps de travail n’a pas permis de réduire le chômage. L’accroissement le la population a pesé sur le marché du travail. On ne peut pas considérer que la diminution du temps de travail en France a permis de le partage de celui-ci.

Pour en finir avec les illusions de la « flexsécurité » à la danoise

Le leitmotiv  est toujours le même : « La social-démocratie danoise, c’est cela dont la France a besoin, sa “flexsécurité” , son modèle social, son Etat-providence », comme si la transposition des décisions prises dans les années 1980 par ce pays de 5 millions d’habitants était la panacée, la solution miracle. La crise financière et économique mondiale que nous connaissons ne fait que renforcer cette image de Graal.

Pour la France, essayer de comprendre le modèle danois et d’en tirer des leçons ne doit pas se résumer à copier son système de flexsécurité par la seule analyse technique de ses politiques. Des éléments fondamentaux de culture, d’éducation et de mentalité, ainsi que de pragmatisme et de taille, donnent au Danemark et à sa population cette confiance en soi-même et les résultats économiques qu’on lui connaît.

La réussite de la social-démocratie danoise, par nature, reste locale et difficilement transposable car la flexsécurité doit d’abord répondre et s’adapter aux réalités nationales. On ne compare pas un dériveur barré par un peuple qui pousse le safran dans le même sens et un paquebot de croisière dont la barre est souvent tirée des deux côtés !

De plus, le premier s’est spécialisé en emplois qualifiés tandis que le second a une tradition d’emplois plus industriels, diversifiés et dispersés sur un vaste territoire, deux facteurs limitant la flexibilité.

Un Danois sur quatre change de travail tous les ans

Les dimensions sociales et culturelles sont essentielles à la compréhension de l’Etat-providence danois et les attitudes sur le marché du travail, notamment vis-à-vis du licenciement et de la mobilité interprofessionnelle. De fait, la grande majorité des départs (72%) sont à l’initiative des salariés eux-mêmes ; un Danois sur quatre change de travail tous les ans grâce au tissu de PME très flexible et demandeur de main d’œuvre qualifiée.

Loin de la culture de conflit et d’opposition quasi systématique des syndicats français, le Danemark est bâti sur un autre syndicalisme, pragmatique, constructif et efficace. Les syndicats, qui représentent plus de 80% des salariés, négocient toutes les conventions collectives ainsi que les formations et les montants alloués aux chômeurs.

Comme le souligne le syndicaliste Jan Kæraa Rasmussen, la réussite du système danois et les sentiments de confiance en l’avenir qui nourrissent la flexibilité et une plus grande capacité d’adaptation s’expliquent grâce au fameux « triangle d’or », la base du modèle danois :

« Au sommet, un marché du travail extrêmement flexible. A la base, une assurance-chômage parmi les plus solidaires d’Europe, mais aussi une procédure active et personnalisée de recherche d’emploi. »

Une société généreuse et xénophobe à la fois

Par ailleurs, le système éducatif danois (et plus largement des pays nordiques) privilégie le travail en groupe et la recherche permanente de consensus aux savoirs individuels. En s’appuyant si fortement sur la « collectivité », la société regarde l’avenir avec plus de sérénité, voire d’insouciance.

Le système français, basé principalement sur l’élitisme scolaire, tend, lui, vers une spécialisation des compétences et des parcours professionnels au détriment d’une flexibilité interprofessionnelle et géographique. Pensez qu’un Danois tout juste sorti du lycée avec le baccalauréat en poche obtient des points supplémentaires pour rentrer à l’université s’il prend auparavant un an sabbatique pour parcourir le monde ! Cette expérience, comme redoubler une année scolaire, apporte un temps de réflexion et de maturité supplémentaire.

Cependant, il existe des limites inhérentes à la marque de fabrique « Danemark » qui, bien que généralement passées par pertes et profits, atténuent le tableau flatteur communément retenu. La société danoise, en pleine évolution, est généreuse et xénophobe à la fois. Elle éprouve des difficultés à intégrer ses étrangers et présente le plus faible taux de mixité en Europe.

Un indice de confiance en déclin

La jeunesse souffre d’un manque chronique d’incitation à se surpasser et les Danois présentent une capacité réduite à réussir à l’étranger dans des contextes socio-économiques compétitifs ou politiques. Le gouvernement actuel a tenté à plusieurs reprises de transformer le système éducatif pour le rendre plus élitiste, par exemple en valorisant moins le travail systématique en groupe ou les années sabbatiques. Cependant, les pratiques des étudiants danois sont apparues difficiles à changer.

La situation des finances publiques et privées n’est pas sans rappeler l’Espagne et l’Irlande. A force de concentrer leurs efforts sur les indicateurs de stabilité de Maastricht, ces deux pays en ont oublié que les ménages vivaient au dessus de leurs moyens, notamment en raison des coûts de l’immobilier, et s’endettaient considérablement.

D’ailleurs, l’indice de confiance des consommateurs danois ne s’y trompe pas : il est en déclin régulier depuis janvier 2006 et connaît son plus bas niveau depuis seize ans.

Stéphane Isoard  | Agence européenne pour l’environnement (Copenhague)

Hausse du chômage

Encore la même rengaine :

Le chômage est reparti en nette hausse en septembre

 

En août, le chômage avait fait une pause. En septembre, il a repris sa progression de plus belle. Selon les statistiques publiées hier par le ministère du Travail, le nombre de demandeurs d’emploi n’ayant pas du tout travaillé dans le mois s’est établi à 2.780.500, en hausse de 0,9 % sur un mois et de 3 % sur un an. Le ministre du Travail, Xavier Bertrand, s’y « attendait », mais assure que la situation aurait « été pire sans les mesures que nous avons prises ».

La hausse de septembre représente 26.000 chômeurs (catégorie A) de plus, faisant ainsi frôler le seuil des 800.000 demandeurs d’emploi supplémentaires depuis le début de la crise. La situation n’est pas meilleure pour l’ensemble des chômeurs, qu’ils aient ou non travaillé : + 27.600 de plus le mois dernier, portant leur total à 4.175.800 (4.441.600 avec les DOM).

Aucune catégorie d’âge n’a été épargnée. Alors qu’août avait marqué un retour à meilleure fortune pour les jeunes, septembre n’a pas confirmé l’essai. Si sur un an la tendance reste à la baisse (-2 %), le nombre de demandeurs d’emploi de moins de 25 ans a augmenté de 0,6 % sur le mois, alors même que les premières inscriptions à Pôle emploi baissaient légèrement. La progression du chômage des 50 ans et plus s’est, elle, confirmée (avec 572.300 demandeurs d’emploi de catégorie A, soit + 2,1 % sur un mois et + 14,3 % sur un an).

Dans un tel contexte, rien de surprenant à ce que le chômage de longue durée ait lui aussi poursuivi sur sa lancée. Désormais, le nombre de chômeurs depuis plus d’un an atteint 1,59 million de personnes. Le nombre de personnes ayant déjà passé entre un et deux ans sans emploi est resté stable (et même en baisse sur un an, de 2,4 %). Mais il faut le relier au ralentissement de la progression du chômage depuis un an. Les chômeurs de très longue durée (deux à quatre ans) font masse : ils étaient 770.400 en catégorie A, B et C en septembre en métropole, soit près de 20 % du total.

La situation devient de plus en plus paradoxale : les licenciements économiques ont poursuivi leur baisse ininterrompue depuis décembre 2010 et se rapprochent désormais des 10.000 mensuels – contre 15.000 avant la crise. Le mois dernier, la progression du chômage a encore été alimentée par les fins de contrats précaires, surtout de CDD, mais aussi par les personnes revenant sur le marché du travail. A contrario, la poussée des entrées en formation (+ 37,9 % en un mois, soit + 10.000) est venue la limiter. Mais c’est du côté des reprises d’emploi déclarées qu’il faut chercher une – petite -lueur d’optimisme : elles avaient baissé en août et ont augmenté en septembre. Mais pas suffisamment pour revenir à leur niveau de juillet.

Leïla de COMARMOND, Les Echos, 27/10/2011