TD 23

TD 23 lutter contre le chômage en soutenant l’offre

 

Document 1 :

Si on laisse faire, la flexibilité des salaires rétablira spontanément l’équilibre. Mais si les rigidités institutionnelles empêchent la libre négociation et la baisse des salaires, le chômage persiste car le coût du travail est structurellement supérieur à son niveau d’équilibre. A long terme, la hausse du prix relatif du travail incite les entreprises à substituer du capital au travail … ; les entreprises compensent aussi  le surcoût du travail par la surqualification des travailleurs, ce qui pénalise plus spécialement les jeunes sans expérience et les travailleurs non qualifiés…

La baisse du coût relatif du travail stimulerait directement l’emploi en incitant les entreprises à substituer du travail au capital ; elle devrait aussi le faire indirectement en soutenant l’activité par divers canaux : effet de compétitivité (amélioration de la compétitivité prix favorable aux exportations) ; effets de profitabilité (hausse de la part des profits dans la valeur ajoutée favorable à l’investissement) ; désinflation qui libère le pouvoir d’achat disponible pour al consommation.

Jacques Généreux, Les vraies lois de l’économie, Seuil, 2008

 

  1. Expliquez la première phrase
  2. Expliquez la phrase soulignée et donner un exemple de secteur d’activité touché par cette évolution
  3. Le chômage touche-t-il de la même façon tous les individus, quels qu’ils soient ?
  4. Expliquez et illustrez les trois canaux évoqués à la fin du texte

 

 

Document 2 : Baisse des charges patronales

Jean Balas, patron dans le BTP, regrette l’abandon de la baisse des charges sociales. Il estime qu’elle aurait dopé la rentabilité des entreprises

C’était l’une des propositions phares de Louis Gallois : créer un « choc de confiance » de nature à relancer l’investissement, et notamment l’investissement industriel, grâce à une baisse significative des charges sociales. Pour réduire le coût du travail, cette solution avait sa faveur, car elle « a un impact direct et rapide sur les marges d’exploitation des entreprises, et donc sur leur capacité d’autofinancement », expliquait-il dans son rapport, précisant que sa préférence allait « à un choc sur une année », sous peine de courir « un risque de dilution ».

Stéphanie Benz – L’expansionl’express.fr 06/12/2012 à 09:11

 

  1. Que voulait ce patron ?
  2. Quel est l’intérêt d’une telle mesure ?

 

 

Document 3 :

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