{"id":947,"date":"2014-11-19T09:17:06","date_gmt":"2014-11-19T09:17:06","guid":{"rendered":"http:\/\/www.shukuru.fr\/?p=947"},"modified":"2023-08-27T14:16:12","modified_gmt":"2023-08-27T14:16:12","slug":"douze-chiffres-qui-dessinent-une-france-en-mutation","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.shukuru.fr\/?p=947","title":{"rendered":"Douze chiffres qui dessinent une France en mutation"},"content":{"rendered":"<p>L\u2019institut statistique publie ce mercredi son \u00abportrait social\u00bb de la France. V\u00e9ritable mine d\u2019informations, cette grande \u00e9tude annuelle compile les donn\u00e9es les plus diverses sur l\u2019Hexagone et ses habitants. \u00c9paisse de pr\u00e8s de 300 pages, l\u2019\u00e9dition 2014 vise notamment \u00e0 faire \u00abl\u2019\u00e9tat des lieux de la situation sociale du pays apr\u00e8s plusieurs ann\u00e9es de crise\u00bb. Une situation marqu\u00e9e par l\u2019envol\u00e9e du nombre de ch\u00f4meurs de longue dur\u00e9e (+56% depuis 2008), un ralentissement de la progression des revenus et une stagnation des in\u00e9galit\u00e9s. Lib\u00e9ration a s\u00e9lectionn\u00e9 certaines de ces statistiques, graves ou l\u00e9g\u00e8res.<\/p>\n<p>3H26 PASS\u00c9S PAR LES FEMMES POUR LES T\u00c2CHES DOMESTIQUES<br \/>\nBonne nouvelle : les p\u00e8res consacrent davantage de temps \u00e0 leurs enfants qu\u2019il y a vingt-cinq ans. Mauvaise nouvelle, c\u2019est surtout vrai le week-end. En moyenne, les femmes en couple consacrent 3h26 par jour au temps domestique (enfants, m\u00e9nage, bricolage, jardinage\u2026) et vingt minutes de plus le week-end. Les hommes, eux, se contentent d\u20191h49 par jour de semaine et de 2h35 le week-end. Ce que l\u2019Insee appelle \u00abun certain r\u00e9\u00e9quilibrage le week-end\u00bb, tout en rappelant que les t\u00e2ches domestiques sont encore \u00abtr\u00e8s largement prises en charge par les femmes\u00bb. Le rapport souligne toutefois que quand les hommes s\u2019occupent des enfants, ils ne se contentent pas de jouer ou de surveiller les devoirs, mais progressent aussi dans les soins quotidiens (toilette, repas\u2026).<\/p>\n<p>88% DES JEUNES AU CIN\u00c9 AU MOINS UNE FOIS DANS L\u2019ANN\u00c9E<br \/>\nLa part de la culture se tasse. Apr\u00e8s des ann\u00e9es de hausse jusqu\u2019en 2007 (9,5%), elle est retomb\u00e9e en 2013 \u00e0 8,3%, la plus faible depuis 1985. Une baisse qui s\u2019explique principalement, selon l\u2019Insee, par la baisse des prix des services. Mais au sein de ce budget, beaucoup de changements en vingt ans : la part consacr\u00e9e au cin\u00e9, concert, th\u00e9\u00e2tre ou expos augmente tandis que l\u2019achat de livres et de journaux diminue. En baisse aussi, les d\u00e9penses de mat\u00e9riel (photo, vid\u00e9o), essentiellement li\u00e9es \u00e0 la baisse des prix. Si le milieu socioprofessionnel influe sur les comportements culturels, comme le montre le graphique, c\u2019est aussi vrai de l\u2019\u00e2ge : 88% des jeunes sont all\u00e9s au moins une fois au cin\u00e9ma dans l\u2019ann\u00e9e contre 60% des 45-54 ans.<\/p>\n<p>Portrait social 2014 : les loisirsPortrait social 2014 : les loisirs<\/p>\n<p>22% DE FAMILLES MONOPARENTALES<br \/>\nLe couple avec enfants ne sera peut-\u00eatre bient\u00f4t plus la norme. Alors qu\u2019il repr\u00e9sentait presque un tiers des m\u00e9nages en 1999, ce chiffre tombe \u00e0 26,5% aujourd\u2019hui. Les m\u00e9nages compos\u00e9s d\u2019une seule personne sont aussi plus nombreux, deux tendances que l\u2019Insee attribue au vieillissement de la population. Parmi les m\u00e9nages avec enfants, 22% d\u2019entre eux sont aujourd\u2019hui des familles monoparentales, contre 17% il y a quinze ans.<\/p>\n<p>1H30 POUR MANGER CHAQUE JOUR<br \/>\nEn semaine, on passe en moyenne 11h55 par jour \u00e0 dormir, se reposer et manger. Le week-end, c\u2019est une heure de plus (13h19), avec la grasse mat du dimanche : 30% des plus de 15 ans sortent de la couette apr\u00e8s 9 heures contre 10% en semaine. On reste aussi plus longtemps \u00e0 table : 2h12 contre 1h36 les autres jours. Sinon, on passe deux heures de notre temps libre par jour les yeux riv\u00e9s sur un \u00e9cran, et quasi trois heures le dimanche.<\/p>\n<p>Concernant le temps de travail, il s&rsquo;agit d&rsquo;une moyenne sur l&rsquo;ensemble des 15 ans et plus. Concernant les personnes ayant un emploi, la dur\u00e9e hebdomadaire de travail est en moyenne de 37,5 heures  (40,7 pour celles \u00e0 temps complet, 23,1 pour les temps partiel).<\/p>\n<p>8% DES CADRES TRAVAILLENT PARFOIS LA NUIT<br \/>\nToute profession confondue, les Fran\u00e7ais d\u00e9clarent travailler en moyenne 37,5 heures par semaine: 40,7 heures pour ceux \u00e0 temps plein, 23,1 heures pour les temps partiels. Les ind\u00e9pendants tournent \u00e0 54,7 heures par semaine contre 36,2 heures pour l\u2019ensemble des salari\u00e9s. L\u2019Insee a aussi comptabilis\u00e9 les personnes travaillant \u00e0 des \u00abhoraires atypiques\u00bb, autre que du lundi au vendredi en journ\u00e9e. Ainsi 86 % des agriculteurs bossent le samedi. Parmi les cadres, 37% travaillent entre 20 heures et minuit et 8% font m\u00eame du rab jusqu\u2019\u00e0 cinq heures du mat. 15% des ouvriers sont en horaires altern\u00e9s (2&#215;8 ou 3&#215;8).<\/p>\n<p>30% DES FEMMES EN TEMPS PARTIEL<br \/>\nLe fait est connu : le travail \u00e0 temps partiel concerne avant tout les femmes &#8211; quatre fois plus nombreuses que les hommes \u00e0 exercer dans ce cadre. Plusieurs raisons \u00e0 cela, notamment leur forte pr\u00e9sence dans les m\u00e9tiers de services, o\u00f9 le temps partiel est plus d\u00e9velopp\u00e9 ; ou encore l\u2019in\u00e9gale r\u00e9partition des t\u00e2ches au sein du couple, poussant les femmes \u00e0 consacrer une partie de leur temps aux travaux domestiques ou \u00e0 l\u2019\u00e9ducation des enfants. Cons\u00e9quences pour elles : des niveaux de revenus et des droits \u00e0 la retraite plus faibles que si elles travaillaient \u00e0 temps plein.<\/p>\n<p>UN TIERS DES CH\u00d4MEURS DE LONGUE DUR\u00c9E ONT MOINS DE 35 ANS<br \/>\nC\u2019est un mal dans le mal : alors que le ch\u00f4mage progresse, de nombreux demandeurs d\u2019emploi s\u2019y retrouvent \u00abcoinc\u00e9s\u00bb sur le long terme. Ce ch\u00f4mage de longue dur\u00e9e (d\u2019une dur\u00e9e sup\u00e9rieure \u00e0 douze mois, selon la d\u00e9finition de l\u2019Insee) est souvent synonyme de perte de comp\u00e9tences et d\u2019exclusion sociale. En clair, plus il dure, et plus il est difficile de retrouver un emploi. Comme le montre le graphique, ce ph\u00e9nom\u00e8ne touche particuli\u00e8rement les jeunes, les personnes peu dipl\u00f4m\u00e9es et les ouvriers. Il est aussi trois fois plus fort dans les zones urbaines sensibles que sur le reste du territoire (10,5% contre 3,6%).<\/p>\n<p>TROIS FEMMES SUR QUATRE GAGNENT MOINS QUE LEUR CONJOINT<br \/>\nPour un quart des couples, les revenus de l\u2019un comme de l\u2019autre sont \u00e0 peu pr\u00e8s \u00e9quivalents. En moyenne, les femmes contribuent \u00e0 hauteur de 36 % aux revenus du couple. C\u2019est trois points de plus qu\u2019en 2002, le nombre de femmes au foyer diminuant au fil des ann\u00e9es. Si l\u2019on regarde seulement les m\u00e9nages comptant au moins trois enfants, la contribution moyenne des femmes aux revenus du couple tombe \u00e0 27 %. Par ailleurs, les diff\u00e9rences de revenus entre les sexes persistent. En 2011, trois femmes sur quatre gagnaient moins que leur conjoint. Cela transpara\u00eet dans ce graphique, o\u00f9 l\u2019on voit clairement qu\u2019il y a beaucoup plus de m\u00e9nages o\u00f9 les femmes gagnent moins que leur conjoint que l\u2019inverse. Seuls 3% des couples vivent exclusivement avec les revenus de la femme.<\/p>\n<p>UN QUART DES SDF ONT UN EMPLOI<br \/>\nLors de son enqu\u00eate men\u00e9e en janvier et f\u00e9vrier 2012, l&rsquo;Insee a recens\u00e9 81 000 adultes et 31 000  enfants sans domicile dans les villes de plus de 20 000 habitants. Les profils sont tr\u00e8s divers. Un quart d\u2019entre eux ont un travail, mais ne s\u2019en sortent pas beaucoup plus que les autres car les emplois occup\u00e9s sont pr\u00e9caires (contrats courts, temps partiel). Ce sont en majorit\u00e9 des hommes (62%), entre 30 et 49 ans (50%) et souvent seuls. La moiti\u00e9 des sans-domicile sont n\u00e9s \u00e0 l\u2019\u00e9tranger, 20% ne parlent pas le fran\u00e7ais. Plus de quatre sur dix n\u2019ont jamais eu de logement personnel, que ce soit comme locataire ou propri\u00e9taire. Pour les autres, 35% expliquent l\u2019avoir perdu \u00e0 cause de probl\u00e8mes familiaux (s\u00e9paration, d\u00e9c\u00e8s du conjoint, etc).<\/p>\n<p>11% D&rsquo;ENSEIGNANTS EN MOINS DEPUIS 2000<br \/>\nCette ann\u00e9e, l\u2019Insee propose un focus sur les enseignants du secondaire (coll\u00e8ges et lyc\u00e9es). Premier constat, alors qu\u2019\u00e0 partir de 2010 le nombre d\u2019\u00e9l\u00e8ves a recommenc\u00e9 \u00e0 augmenter, le nombre d\u2019enseignants a continu\u00e9 de diminuer. Par rapport \u00e0 2000, il y a 11% d\u2019enseignants en moins aujourd\u2019hui et seulement 4% d&rsquo;\u00e9l\u00e8ves en moins note l\u2019Insee, qui explique notamment ce ph\u00e9nom\u00e8ne par la mise en place dans l\u2019Education nationale du non-remplacement d\u2019un fonctionnaire sur deux puis de la mast\u00e9risation de la formation.<\/p>\n<p>L\u2019Insee se penche \u00e9galement sur le temps de travail des enseignants : ils d\u00e9clarent travailler en moyenne 41 heures par semaine en p\u00e9riode scolaire, une moiti\u00e9 avec les \u00e9l\u00e8ves, le reste \u00e9tant consacr\u00e9 aux activit\u00e9s p\u00e9dagogiques : pr\u00e9paration de cours, corrections, recherches\u2026<\/p>\n<p>18% DES FRAN\u00c7AIS ONT PLUS DE 65 ANS<br \/>\nL\u2019an dernier, pour la premi\u00e8re fois, l\u2019esp\u00e9rance de vie \u00e0 la naissance stagnait, reculant m\u00eame tr\u00e8s l\u00e9g\u00e8rement pour les femmes. Cette ann\u00e9e, elle r\u00e9augmente l\u00e9g\u00e8rement. A 78,7 ans pour les hommes et 85 ans pour les femmes, un \u00e9cart qui continue de se r\u00e9duire. La France compte 18% de plus de 65 ans et 9,1% de plus de 75 ans, des pourcentages qui augmentent ces derni\u00e8res ann\u00e9es.<\/p>\n<p>20% DES PLUS DE 85 ANS SE DISENT EN FORME<br \/>\n68% des Fran\u00e7ais interrog\u00e9s d\u00e9clarent se sentir en \u00abbonne\u00bb voire \u00abtr\u00e8s bonne\u00bb sant\u00e9. Le pourcentage d\u00e9cro\u00eet, de mani\u00e8re logique, avec l\u2019\u00e2ge. Ils sont quand m\u00eame 20% \u00e0 se trouver en pleine forme pass\u00e9 85 ans. Encore aujourd\u2019hui, les in\u00e9galit\u00e9s de sant\u00e9 restent fortes en France. L\u2019Insee a mis en parall\u00e8le l\u2019ob\u00e9sit\u00e9 chez les adolescents et la cat\u00e9gorie sociale des parents : les r\u00e9sultats sont \u00e9loquents. En classe de troisi\u00e8me, 22% des \u00e9l\u00e8ves ayant un parent ouvrier sont en surpoids ou ob\u00e8se\u2026 contre 12% des enfants de cadre (l\u2019un ou les deux parents).<\/p>\n<p>Guillaume LAUNAY, Marie PIQUEMAL, Dominique ALBERTINI, Julien GUILLOT (Agence Id\u00e9) et Camille BEURTON Agence Id\u00e9<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019institut statistique publie ce mercredi son \u00abportrait social\u00bb de la France. 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