Tache complexe risque

Tous les individus sont-ils exposés  de la même manière au risque  et en ont-ils la même perception ?  Illustration par les risques écologiques
Étape 1 : Définition du risque et des enjeux de la séquence.

1- Sensibilisation 

  • Qui a peur de monter dans un avion ? Dans une voiture ?

2- Quelques définitions : 

  1. A votre avis, qu’est-ce qu’un risque ? Comment peut-on définir le risque ?
  2. Quelle peuvent être les différences entre : exposition au risque, la perception du risque , l’aversion au risque les conduites à risques ?
  • A votre avis qu’est-ce qu’un risque écologique ? Citez-en 
Étape 2 : Une exposition au risque et une perception du risque socialement différenciée.

1-  Une exposition au risque inégale.

Document 1 : les agriculteurs face aux risques liés aux pesticides.

Source : France 2 Extrait du magazine « 13h15 le samedi » du 13 avril 2019

https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/agriculture/video-pesticides-les-industriels-nous-ont-fait-la-propagande-de-leurs-produits-dangereux-pendant-des-decennies-selon-paul-francois-qui-a-gagne-contre-monsanto_3396351.html

1- De quel risque est-il question ici ? 

2- Quel type de population y est davantage soumis? Pourquoi ? 

Document 2 :   Les effets différenciés du changement climatique.

Les inégalités en matière d’impacts appréhendé globalement, le changement climatique se mesure en élévation des températures moyennes, mais cela se traduit localement par des effets très différenciés : l’élévation des températures est plus marquée dans les régions arctiques que sous d’autres latitudes ; la hausse du niveau des mers frappe plus les populations habitant des basses terres et a déjà chassé les habitants d’un certain nombre d’îles ; et l’accentuation des phénomènes climatiques est plus sensible dans les zones tropicales que dans les zones plus tempérées. Or, ce qui renforce cette distribution géographique inégale et en fait une véritable injustice, c’est le fait que les populations les plus touchées (les habitants du delta du Gange ou les Inuits en Arctique) sont celles qui ont le moins contribué au changement climatique et donc qui en sont les moins responsables (dans tous les sens du terme). On se trouve dès lors au centre même de la question de la justice – ou, plutôt, de l’injustice – environnementale : le tort moral vient se surajouter aux dommages physiques . Mais les dommages ne sont pas purement physiques. Ce ne sont pas seulement les effets du changement climatique qui sont inégalement répartis, ce sont aussi ses impacts et les façons dont ses effets sont ressentis. On l’a vu à La Nouvelle-Orléans, après le passage de l’ouragan Karina, en 2005 : les plus touchés ont été les habitants afro-américains des quartiers les plus pauvres, ceux qui ont eu le plus de mal à évacuer la zone (ils n’avaient pas de voiture) et auxquels il a fallu ensuite le plus de temps pour retrouver des conditions de vie à peu près normales, et les opérations foncières réalisées par la suite y ont servi à « requalifier sociologiquement » (si l’on peut dire) les quartiers désertés. Ce qui renforce donc en termes d’impacts les effets des dégradations environnementales, c’est une plus grande vulnérabilité des populations touchées (qui sont beaucoup plus étroitement dépendantes de la situation dans laquelle elles se trouvent) et leur moindre résilience (du fait qu’elles ont moins de solutions de rechange à leur disposition).

Catherine Arrière F.F.E. | « Annales des Mines – Responsabilité et environnement

RESPONSABILITÉ & ENVIRONNEMENT – JUILLET 2015 – N°79 77

Questions : 

1- De quel risque est-il question ici ? 

2- En quoi peut-on dire que nous n’y sommes pas tous exposés de la même manière ? 

2- Une perception du risque inégale.

Document 3 :  la sensibilité au risque n’est pas toujours rationnelle. 

Depuis le début des années 80, les études consacrées au risque se sont multipliées. L’ouvrage de P. Peretti-Watel en propose un tour d’horizon. L’auteur s’intéresse aux approches sociologiques des « événements dommageables » (menaces, dangers) tels qu’ils sont perçus par les individus. Premier constat : le risque est une construction sociale. Ainsi, il n’y a rien de commun entre la façon dont une bureaucratie gère son rapport au risque de façon adverse et aveugle et celle de l’entrepreneur, pour qui le risque constitue, dans l’univers mouvant du marché, une véritable opportunité d’enrichissement. Si l’on compare les craintes de la damnation qui angoissaient l’homme du Moyen Age à l’invention du risque social moderne (accident de travail, chômage, risque écologique), on note que, d’un point de vue historique également, la notion a beaucoup évolué. Des risques nouveaux (globaux, irréversibles, invisibles) ont vu le jour au cours de ces dernières décennies : la crise de la vache folle en est un exemple. Second constat : la conscience des risques n’est pas réductible à un simple pari rationnel. En témoigne, par exemple, la perception différenciée des risques (cancer, chômage, nucléaire) par les adolescents : le sexe, l’âge et la filière scolaire influencent les indicateurs de gravité et de fréquence perçues ainsi que de crainte déclarée, mais rarement en revanche la structure des interactions entre ces trois composantes. Autre résultat intéressant: les individus les moins exposés aux risques d’agression et de cambriolage sont souvent les plus tourmentés par l’insécurité! Dernier constat de l’auteur : dans la société contemporaine, les individus tendent à nier certains risques pourtant réels et omniprésents. Ainsi, les statistiques officielles de la mortalité routière ont-elles peu d’impact sur les perceptions de nombreux conducteurs. Lorsqu’on les interroge, ces derniers donnent de « bonnes raisons » de ne pas respecter les règles au motif que la fatalité statistique ne concernerait qu’un homme moyen auquel tout le monde se sent supérieur. Comme l’illustre d’abondance le présent ouvrage, parmi les faits sociaux qui ont gagné récemment leurs lettres de noblesse au sein du champ d’étude des sciences humaines, le risque occupe donc désormais une place de choix. En ce domaine, l’on ne disposait pas pourtant de synthèse critique en langue française. C’est maintenant chose faite.

Patrick Peretti-Watel, Armand Colin, 2000, 288 p., 140 F. MICHEL LALLEMENT Février 2001

1- Quelle est la thèse principale de l’auteur exprimée dans cet article ? 

2- Quelles sont toutes les variables énoncées qui peuvent modifier la perception du risque ? Comment ? 

Document 4 :  Déterminants du sentiment d’exposition à des risques liés au changement climatique 

( régression logistique :  base 100)

Questions : 

1- Lire les données entourées 

2- Quels sont les facteurs qui augmentent le sentiment d’exposition à des risques liés au changement climatique ? 

3- Quels sont les facteurs qui le diminuent ? 

Document 5 :  Perceptions plurielles des risques industriels.

Questions : 

1- De quel risque est-il question ici ? Pouvez-vous donner des exemples ?

2- A l’oral, après deux minutes d’observation, expliquez comment a été construit ce graphique.

3- Quelles sont les variables qui sont étudiées ?

5- Quelle(s) catégorie(s) de la population a (ont) le plus fort sentiment d’exposition en absence de risque ?

6- Quelle(s) catégorie(s) de la population a (ont) le plus faible sentiment d’exposition en absence de risque ?

7- Quelle(s) catégorie(s) de la population a (ont) la plus forte conscience du risque ?

8- Quelle(s) catégorie(s) de la population a (ont) la plus faible conscience du risque ?

9- Finalement, quelles sont les catégories de la population à sembler manifester une certaine « rationalité » dans la perception du risque ?  Quelles sont les catégories les moins rationnelles ?

Étape 3 Tâche finale : Produire une synthèse de réponse guidée à la problématique.

Mission :

A l’aide des étapes 1 et 2, et en vous appuyant et en citant les documents, vous montrerez que les individus n’ont pas tous la même perception et le même degré d’exposition face aux risques écologiques.

TD 2 Seconde, Introduction (2/2)

Quelles interrogations pour les économistes, les sociologues et les politistes ?

Support : Vidéo : Vacances en Ré  https://www.dailymotion.com/video/xdk5t6  19’18

  1. Complétez le tableau ci-dessous
 Famille 1Famille2Famille 3
Métier exercé     
Hébergement de vacances   
Loisirs pratiqués     
Nourriture et habillement   
Vocabulaire utilisé     
  • Comment expliquez-vous les différences constatées ?
  • Entourez les autres critères sociaux explicatifs qui influencent les styles de vacances :

La publicité – La mode – Les revenus – Les amis – Le développement du low cost – L’âge – Les nouvelles technologies – Airbnb – Le prix de l’essence.

Évaluation en fin de la séance : rédigez un paragraphe expliquant les différents modes de vie en fonction des milieux sociaux.                                        
 
       






Qu’est-ce qu’une allocation optimale des ressources ?

Support : Document chiffré

  1. Que signifie : « 417 euros – Ceux qui resteront chez eux » ?
  2. Définissez la notion de budget moyen
  3. Comment expliquez-vous les différences de budget moyen dédié aux vacances ? Justifiez à partir des données chiffrées.
Évaluation en fin de la séance :  Vrai  / Faux  VRAIFAUX
Les foyers dépensent en moyenne 452 euros pour les vacances d’été
Le budget des français a augmenté de 38 euros entre 2016 et 2017
Ceux qui partent en vacances consacrent, en moyenne, 1410 euros à leurs vacances d’été  
  

Carte de l’ile de Ré

1/ Quelles particularités présente la carte de l’ile de Ré ?

2/ Pourquoi la densité et les revenus sont-ils si différents sur cette ile ?

3/ Comment la politique intervient-elle dans cette répartition ?

TD 1 Seconde, Introduction (1/2)

Vidéo confinement

https://www.capital.fr/economie-politique/espagne-nouveau-confinement-local-en-catalogne-1375376      1’04

Comment le sociologue aborde-t-il ce sujet ?

Comment le politiste aborde-t-il ce sujet ?

Ces approches sont-elles complémentaires ou antagoniques ?

Vidéo Bar à chats

https://www.youtube.com/watch?v=1xKefFhgl6A        3’33

Comment l’économiste aborde-t-il ce sujet ?

Comment le sociologue aborde-t-il ce sujet ?

Comment le politiste aborde-t-il ce sujet ?

Expliquer pour le sport est un fait éco, social et politique

TD Lutter contre le chômage en soutenant l’offre

Document 1 :

Si on laisse faire, la flexibilité des salaires rétablira spontanément l’équilibre. Mais si les rigidités institutionnelles empêchent la libre négociation et la baisse des salaires, le chômage persiste car le coût du travail est structurellement supérieur à son niveau d’équilibre. A long terme, la hausse du prix relatif du travail incite les entreprises à substituer du capital au travail … ; les entreprises compensent aussi le surcoût du travail par la surqualification des travailleurs, ce qui pénalise plus spécialement les jeunes sans expérience et les travailleurs non qualifiés…

La baisse du coût relatif du travail stimulerait directement l’emploi en incitant les entreprises à substituer du travail au capital ; elle devrait aussi le faire indirectement en soutenant l’activité par divers canaux : effet de compétitivité (amélioration de la compétitivité prix favorable aux exportations) ; effets de profitabilité (hausse de la part des profits dans la valeur ajoutée favorable à l’investissement) ; désinflation qui libère le pouvoir d’achat disponible pour la consommation.

Jacques Généreux, Les vraies lois de l’économie, Seuil, 2008

  1. Expliquez la première phrase
  2. Expliquez la phrase soulignée et donner un exemple de secteur d’activité touché par cette évolution
  3. Le chômage touche-t-il de la même façon tous les individus, quels qu’ils soient ?
  4. Expliquez et illustrez les trois canaux évoqués à la fin du texte

Document 2 : Baisse des charges patronales

Jean Balas, patron dans le BTP, regrette l’abandon de la baisse des charges sociales. Il estime qu’elle aurait dopé la rentabilité des entreprises

C’était l’une des propositions phares de Louis Gallois : créer un « choc de confiance » de nature à relancer l’investissement, et notamment l’investissement industriel, grâce à une baisse significative des charges sociales. Pour réduire le coût du travail, cette solution avait sa faveur, car elle « a un impact direct et rapide sur les marges d’exploitation des entreprises, et donc sur leur capacité d’autofinancement », expliquait-il dans son rapport, précisant que sa préférence allait « à un choc sur une année », sous peine de courir « un risque de dilution ».

Stéphanie Benz – L’expansionl’express.fr 06/12/2012 à 09:11

  1. Que voulait ce patron ?
  2. Quel est l’intérêt d’une telle mesure ?

Document 3 :

  1. Commentez le tableau

TD Lutter contre le chômage en soutenant la demande

Explication keynésienne du chômage. Il s’agit d’un chômage involontaire provoqué par une insuffisance de la demande de biens et de services. Les entrepreneurs n’embauchent pas parce qu’ils estiment qu’ils n’ont pas de débouchés pour leurs produits.

Explication du chômage dans le courant libéral. Les prix sur le marché des biens et services sont trop bas pour des salaires trop élevés, ce qui revient à dire que le travail coûte trop cher relativement à sa productivité. Les entreprises ne jugent pas rentable de satisfaire la demande et de créer des emplois.

Coût du travail et chômage

 Coût salarial dans l’industrieTaux de chômage (%)
 2000201120002011
 Euros par heure
Etats-Unis28354,09
France27338,89,5
Allemagne29347,86,5
Royaume Uni18285,57,9
Zone euro22289,110
Japon34274,74,8

Sources : OCDE et INSEE 2011

  1. Analysez le tableau
  2. Permet-il de confirmer la théorie néoclassique du chômage ?
  3. Dans quels pays peut-on parler de chômage keynésien ?
  1. Expliquez et analysez le schéma
  2. Quels sont les avantages et les risques d’une politique keynésienne ?

TD Evolution du travail

Document 1 : Evolution de l’emploi en France

https://youtu.be/WONey9HemHA

Document 2 : Digitalisation du travail

Les nouvelles technologies jouent un double rôle par rapport aux mutations du travail ou ce que l’on appelle parfois la digitalisation du travail. Le digital est à la fois une cause mais également un accélérateur des évolutions que l’on observe sur le marché du travail.

Alors une cause, parce-que grâce à ces nouvelles technologies le travail s’est dématérialisé. Les nouvelles technologies ont permis de libérer le travail de la loi de la pesanteur. Autrefois, c’était compliqué pour un ouvrier travaillant chez Renault de ramener une porte à terminer le soir chez lui. Aujourd’hui avec les nouvelles technologies et l’accès aux mails ou nos fichiers quel que soit l’endroit où on se trouve, le travail a perdu son unité de temps et de lieu. Vous pouvez travailler n’importe quand et n’importe où, puisque tous vos fichiers sont accessibles en permanence. La nature même du travail a changé du fait de cette « mobi-quité ». Nous sommes tous mobiles maintenant, on reste connectés 24H/24 et on a donc ce don d’ubiquité aussi dans le monde du travail.

L’autre grande transformation qu’apporte la digitalisation dans le monde du travail, c’est cette économie des plateformes qui font de l’intermédiation sur le marché du l’emploi. Uber, Upwork, Hopwork ou Amazon Mechanical Turk créent également une révolution dans le marché du travail puisque grâce à celles-ci, vous pouvez décrocher des missions. On parle même aujourd’hui de human cloud.

Si vous avez un site internet à concevoir, vous allez pouvoir mettre ce projet sur une plateforme et c’est sans doute quelqu’un qui va être basé en Chine ou en Inde qui va réaliser cette mission pour vous. On voit là-encore cette idée de délocalisation du travail. Ou autrement dit le fait que le travail n’est plus forcément un endroit où l’on se rend, mais plutôt une tâche à accomplir. Et cette tâche peut être faite virtuellement dans les nuages à travers ces plateformes numériques. Une nouvelle façon de contracter le travail se développe, avec de nouvelles opportunités pour des travailleurs indépendants.

Denis Pennel, Mutations du travail : quel avenir pour le marché de l’emploi ? Unow.fr, mars 2017