Structure sociale

Document 1

Document 2

https://www.inegalites.fr/Les-inegalites-de-salaires-entre-les-femmes-et-les-hommes-etat-des-lieux

Document 3

Salaires mensuels moyens et répartition des effectifs en équivalent temps plein (EQTP)
 
 Salaires nets Répartition des effectifs (en %)
 Euros courantsEuros constants20152016
 20152016Évolution (en %)
Cadres14 0304 0600,6             19,5          19,7  
Professions intermédiaires2 2352 2410,1             20,4          20,3  
Employés1 5881 5900,0             29,5          29,6  
Ouvriers1 6741 6810,3             30,6          30,3  
Hommes2 4182 4310,4             58,3          58,2  
Femmes1 9501 9690,8             41,7          41,8  
Construction2 0252 0470,9               8,0            7,8  
Industrie2 4542 4871,2             18,7          18,3  
Tertiaire2 1862 1970,3             73,4          73,9  
Ensemble y c. emplois aidés2 2232 2380,5            100,0         100,0  
Ensemble hors emplois aidés2 2482 2630,5//////
1. Y compris chefs d’entreprise salariés.    
Champ : France, salariés en EQTP du privé et des entreprises publiques, y compris bénéficiaires de contrats aidés et de contrats de professionnalisation ; hors apprentis, stagiaires, salariés agricoles et salariés des particuliers employeurs.
Source : Insee, déclarations annuelles de données sociales (DADS).  

Classes et strates

Document 1

 197520082017
Nombre d’ouvriers (milliers)811858465585
Nombre d’actifs occupés191852591326512
Taux de chômage des ouvriers4 ,1 %13,2 %13,5 %
Taux de chômage moyen3,7 %9,1 %9,4 %
Taux d’équipement des ouvriers en automobile51 %88 %88,8 %
Sentiment d’appartenance aux classes populaires72 %50 %28 %
Sentiment d’appartenance aux classes moyennes23 %49 %66 %

                                                                                                                                                                             Source INSEE

  1. Comment le groupe ouvrier a-t-il évolué ?
  2. Les ouvriers constituent-ils encore un groupe à part ?

Document 2

La « classe ouvrière » en tant que telle a éclaté sous l’impact de différentes forces centrifuges : désindustrialisation, perte de ses bastions traditionnels (le Nord, la Lorraine, la Loire, Renault-Billancourt), informatisation de la production et chute de la demande de travail non qualifié, division géographique de l’espace ouvrier, différenciation sexuelle du groupe (avec la croissance des emplois d’employées pour la majorité des femmes), déclin continu et accéléré du Parti communiste, perte de l‘espoir collectif et diminution corrélative du sentiment d’appartenance à la classe, sans oublier le désintérêt désormais affiché pour tout ce qui touche au monde ouvrier.

Malgré l’effondrement de la classe, le monde ouvrier n’a pas disparu. La condition ouvrière s’est profondément transformée au cours des vingt dernières années : elle a perdu une partie de son assise dans le monde industriel et s’est plutôt développée dans le secteur tertiaire du fait de la prolétarisation des employés (exemple des caissières)…

Le SMIC est le seul horizon salarial possible, l’idée même d’une progression de salaire et d’une carrière semble exclue, inconcevable même. La très vive concurrence entre jeunes pour occuper ces emplois suffit à maintenir cette forte pression salariale.

                Stéphane BEAUD et Michel PIALOUX, Retour sur la condition ouvrière, 1999

  1. Expliquez les évolutions évoquées par les auteurs, qui remettent en cause l’existence d’une classe ouvrière
  2. La classe ouvrière a-t-elle pour autant disparu ?

Document 3

« Exister (…), c’est différer, être différent » : voilà, présentée sous une forme lapidaire, l’idée centrale que Pierre Bourdieu disait avoir voulu développer dans son maître ouvrage, La Distinction (1979)… Le sociologue montrait comment la culture et les styles de vie fonctionnaient, dans la société française, comme des machines à produire des différences et des hiérarchies. Il mettait ainsi en évidence le fait qu’il existe une certaine correspondance entre la hiérarchie des pratiques culturelles et celle des groupes sociaux. Les formes les plus légitimes, les plus « nobles », de culture (visite des musées et galeries, opéra) sont appropriées par les classes supérieures. Ces dernières sont singées par les classes moyennes, qui se contentent de produits « dégriffés », ersatz de culture légitime : jazz en lieu et place de musique classique, photographie, revues de vulgarisation, cinéma… Les classes populaires, elles, tendent à s’auto-exclure du jeu de la culture (« ce n’est pas pour nous »), se contentant de « produits culturels de grande diffusion » : variété, spectacles sportifs, télévision, romans policiers… Même lorsque des pratiques sont partagées par tous les groupes : en matière de musique classique, les ouvriers diront préférer Le Beau Danube bleu, tandis que les cadres préféreront « le clavecin bien tempéré ». Certains iront à la piscine pour se détendre, d’autres iront, tôt le matin, faire des longueurs. C’est ainsi dans virtuellement toutes les pratiques (logement, tourisme, alimentation) que s’exprime ce système de différences de classes. Et même de fractions de classe : les classes supérieures sont par exemple les principales consommatrices de théâtre mais, en leur sein, les individus les mieux dotés en capital culturel (enseignants du supérieur par exemple) s’orienteront davantage vers le théâtre d’avant-garde et mépriseront le théâtre de boulevard prisé par les mieux dotés en capital économique (patrons, professions libérales).                                              Xavier Molénat, Les nouveaux codes de la distinction, mars 2011

  1. Expliquez la première phrase ?
  2. Pourquoi ce processus de distinction existe-t-il ?
  3. Quel est son lien avec l’existence de classes sociales ?
  4. Expliquez les exemples donnés
  5. Donnez un exemple de transgression sociales et culturelles
  6. Trouver d’autres exemples

Document 4

  1. Présentez les deux graphiques
  2. Que traduit la comparaison de ces deux graphiques
  3. Est-ce une manifestation de l’existence d’une classe sociale ?