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Evolution de la productivité du travail

17/5/2017 – Selon un nouveau rapport publié aujourd’hui par l’OCDE, le ralentissement de la croissance de la productivité – déjà amorcé avant la crise et  conjugué à la faiblesse des investissements — a continué ces dernières années de saper l’augmentation de la production économique et des niveaux de vie matériels dans de nombreux pays du monde.

Dans la toute dernière édition de son Compendium des indicateurs de productivité (Compendium of Productivity Indicators), l’OCDE met aussi en lumière un découplage entre la croissance de la productivité et celle des salaires moyens réels dans de nombreux pays, d’où un déclin continu de la part du travail dans le revenu national.

© OCDE

Le Compendium montre en retour que la contribution de l’utilisation de la main d’œuvre (heures travaillées par habitant) à la croissance du PIB a progressé notablement dans un certain nombre de pays, en particulier aux États-Unis  et au Royaume-Uni. Cependant, cette hausse de l’utilisation de la main d’œuvre traduit deux effets contraires : des taux d’emploi plus élevés mais des temps de travail moyens plus faibles, ce qui révèle un recours accru au travail à temps partiel, souvent dans le cadre d’emplois à faible productivité.

L’augmentation des taux d’emploi est une bonne nouvelle. Mais le fait que ce soit elle et non une hausse de la productivité du travail qui, depuis quelques années, soutient principalement la croissance du PIB par habitant est préoccupant pour les perspectives économiques à long terme. Selon l’OCDE, la productivité demande de « travailler plus intelligemment » – ce que mesure la productivité multifactorielle – et non de « travailler plus dur ». Elle reflète la capacité d’une entreprise à mieux combiner ses facteurs de production pour produire davantage, grâce à de nouvelles idées, et à des innovations technologiques, de  procédé et d’organisation, comme les nouveaux modèles économiques.

Or, la croissance de la productivité multifactorielle (PMF), un déterminant important de celle de la productivité du travail (mesurée en PIB par heure travaillée) avant la crise, continue de perdre de la vitesse dans de nombreux pays. S’agissant de ceux du G7, elle a été négligeable aux États-Unis et au Royaume-Uni  après la crise, et plus faible encore  en France, ainsi qu’en Italie, où elle est négative depuis deux décennies. La croissance de la PMF a en revanche repris en Allemagne,  au Canada  et au Japon.

Le fléchissement général de la croissance de la productivité du travail résulte aussi de la faiblesse des investissements dans les machines et les équipements, en ralentissement dans tous les pays du G7 depuis la fin de la crise. Les dépenses engagées par les entreprises dans les produits de la propriété intellectuelle – en particulier la recherche et le développement –, bien que plus résilientes, ont elles aussi ralenti par rapport à leurs niveaux d’avant la crise.

Ces dernières années, la fragilisation de la croissance de la productivité du travail a globalement touché tous les secteurs. Les baisses ont toutefois été les plus marquées dans le secteur manufacturier, les services de l’information et des communications, la finance et les assurances.

Dans les pays de l’OCDE, la productivité du travail du secteur manufacturier a surtout ralenti ces dernières années en Corée, en Finlande et en République tchèque. Dans les services du secteur des entreprises, cette tendance est la plus notable en Estonie, en Grèce, en Lettonie et, dans une moindre mesure, au Royaume-Uni.

S’agissant des pays du G7, la productivité du travail a été la plus élevée aux États-Unis, où le PIB par heure travaillée s’établissait en 2015 à 68.3 USD (à parités de pouvoir d’achat courantes) en 2015, juste devant la France, à 67.5 USD, et l’Allemagne, à 66.6 USD. C’est le Japon qui enregistre le plus faible niveau du G7, à 45.5 USD, soit moins que la moyenne de l’OCDE, de 51.1 USD.

Dans le secteur des services, la croissance de la productivité depuis la crise est généralement plus vigoureuse dans les petites entreprises que dans les grandes, même si ces dernières affichent un meilleur rythme de croissance de l’emploi. Dans le secteur manufacturier, la croissance de la productivité est de même ordre dans les grandes et les petites entreprises.

 

PIB et RNB

Le PIB est un parfait exemple des confusions que peut engendrer l’interprétation des tableaux de classement. Il constitue, certes, une mesure relativement directe de la production et donne une idée du niveau de prospérité atteint par un pays, à un moment donné de son histoire et comparativement à ses concurrents. Mais il doit être manié avec précaution.
Prenons le PIB par habitant au Luxembourg. Depuis plusieurs années, c’est de très loin le plus élevé de l’OCDE, même par rapport aux États-Unis. Selon les statisticiens, cet écart est en partie dû aux 90 000 travailleurs frontaliers qui viennent chaque jour d’Allemagne, de France, de Belgique et des Pays-Bas, travailler au Luxembourg, souvent dans le secteur lucratif des services financiers. Or, dans les chiffres, ils ne font pas partie de la population luxembourgeoise. Si c’était le cas, le PIB par habitant serait moindre, tout en restant parmi les plus élevés de l’OCDE.
Pour comparer les revenus entre pays, il faut tenir compte des écarts de pouvoir d’achat. Tout voyageur sait que la valeur de 100 dollars US diffère selon le pays où l’on se trouve. Ainsi, si l’on mesure le PIB par habitant au Japon en se basant sur la valeur de marché actuelle du dollar, aux taux de changes normaux, il figure parmi les dix pays les plus riches de l’OCDE. Mais si l’on tient compte des parités de pouvoir d’achat, il passe au 16e rang.
Quant à l’Irlande, elle n’a cessé de progresser dans le classement basé sur le PIB par habitant depuis 1999, et elle fait désormais partie des cinq pays de l’OCDE les mieux classés. Plusieurs facteurs expliquent cette évolution remarquable, notamment un afflux d’investissements étrangers dans des activités à forte valeur ajoutée. Mais, comme une partie des profits et des recettes générés par ces entrées d’investissements (et de main-d’oeuvre étrangère) revient vers les pays d’origine, l’on peut se demander si le PIB par habitant reflète correctement la richesse réelle de l’Irlande.
Le Revenu national brut (RNB) prend en compte ces flux entrants et sortants. Dans de nombreux pays, ils tendent à s’équilibrer, de sorte que le PIB et le RNB ne diffèrent guère. Mais en Irlande, les sorties de bénéfices et de revenus, effectuées essentiellement par les grandes entreprises multinationales qui y sont implantées, excèdent de très loin les rapatriements de revenus. Ainsi, dans un classement établi en fonction du RNB, l’Irlande se retrouverait au 17e rang. En d’autres termes, alors que les revenus par habitant sont élevés en Irlande, le RNB indique qu’il en subsiste moins dans le pays que ne le laisserait penser le PIB. À titre de comparaison, s’agissant du RNB, le Japon est en 13e position, du fait des importants flux financiers nets provenant des entreprises et des travailleurs implantés à l’étranger.L’Irlande n’en demeure pas moins l’une des économies les plus dynamiques de l’OCDE, dont le revenu réel net augmente depuis le milieu des années 90.
http://observateurocde.org/news/archivestory.php/aid/1466/PIB_et_RNB.html

TD 28

TD  28 Banlieue et intégration

 

 

Document 1 :

Au niveau des quartiers prévaudrait une solidarité mécanique, c’est-à-dire reposant sur la similitude sociale des habitants, leur proximité physique et la pression d’un conformisme local : « On habitait un quartier populaire parce qu’on était ouvrier. On y vivait entre ouvriers, avec des manières d’être similaires qui contribuaient à donner à chacun le sentiment d’une identité collective, d’une force propre dans la société, dans la ville ». Au niveau inter-quartiers, c’est de solidarité organique dont il sera question.

Jean-Samuel Bordreuil, « La Ville desserrée », Coll. L’état des savoirs, La Découverte, 2000

 

  1. Pourquoi la solidarité mécanique prévaut-elle sur la solidarité organique dans les quartiers ?
  2. Comment les quartiers étaient-ils perçus dans les années 50 – 60 ?

 

Document 2 :

Depuis 2005 (dernières grandes émeutes en banlieue), la rénovation urbaine s’est poursuivie, elle avait été lancée avant les émeutes. Elle semble aujourd’hui en panne faute de crédits suffisants. En revanche, sur le plan social on observe une augmentation de la pauvreté, très élevée et concentrée dans certains endroits. Et une augmentation du chômage, notamment chez les jeunes (+ de 40% pour les jeunes hommes en moyenne, ce qui veut dire que ce taux peut atteindre 60% dans certains endroits).

Il ne semble pas non plus que les discriminations se soient réduites. Donc dans l’ensemble, il me semble que la situation s’est plutôt dégradée et les difficultés des habitants ont plutôt augmenté.

… La discrimination est en général multiforme. Les habitants  la subissent la plupart du temps pour un ensemble de raisons qui se cumulent : l’adresse, le lieu d’habitation, le quartier qui a souvent une réputation… Mais aussi la couleur de peau, le nom, parfois l’attitude, le «look». C’est l’ensemble de ces dimensions qui «explique» à la fois la discrimination subie, notamment dans la recherche d’emploi, mais aussi la ségrégation urbaine.

… L’économie souterraine va du travail au noir à de multiples services que se rendent les habitants dans un certain nombre d’endroits très paupérisés. Cette économie souterraine est indispensable à la survie de la plupart des familles. Par ailleurs, sur cette économie souterraine se greffe souvent du trafic de stupéfiants, plus problématique pour les habitants en ce qu’il génère à la fois de l’insécurité, de la pression, et de l’enfermement.

… Je crois qu’une des principales difficultés est sur le plan politique. Les habitants des «quartiers en difficulté» votent très peu, participent très peu, et n’ont que très peu de relais politiques, ce qui se traduit par une inégalité énorme entre les communes. Mais aussi par une indifférence du système politique vis-à-vis de ce monde qui compte finalement peu sur ce plan là.

… La mixité sociale a disparu depuis maintenant bien longtemps. La société française s’est fortement fragmentée. Et les villes, notamment de province, ressemblent plus à des archipels qu’à des ensembles urbains intégrés.

Les processus de ghettoïsation se construisent de cette manière par le haut. Ce sont d’abord les riches qui se regroupent entre eux. Et ceux qui restent dans les «quartiers difficiles» sont ceux qui n’ont pas les ressources pour aller ailleurs.

Ceci engendre une augmentation des inégalités urbaines. Par exemple en région parisienne, les habitants des villes pauvres sont paradoxalement plus imposés et ont moins de ressources collectives que les habitants des villes riches qui bénéficient des taxes professionnelles et de la présence des entreprises.

Du coup, le pouvoir des maires des villes pauvres est singulièrement limité: ils sont étranglés financièrement alors que les besoins de leur population sont beaucoup plus élevés. On ne sortira pas de cette situation sans une application stricte de la loi des 20% de logements sociaux et sans une vraie péréquation fiscale et financière entre les communes.

En l’absence de communautés, le problème est celui du repli et du fait que le vide est souvent rempli par des références, des discours déjà tout prêts et souvent déviants. Dans bien des endroits, la seule offre politique est de type religieux ou antisémite, parfois raciste. Mais en tout cas, toujours très loin des logiques républicaines.

 

Libération 25 OCTOBRE 2010, Didier Lapeyronnie, sociologue et auteur  de «Ghetto urbain, ségrégation, violence, pauvreté en France aujourd’hui» (Robert Laffont)

 

  1. Qu’est ce que la rénovation urbaine ? Quel rôle joue-t-elle ?
  2. Quels sont les problèmes évoqués dans le premier paragraphe ?
  3. Comment nuisent-ils à l’intégration ?
  4. Pourquoi l’économie souterraine se développe-t-elle ?
  5. Quel cercle vicieux se développe dans les villes pauvres ?
  6. Pourquoi parle-t-on de ghettoïsation ?

 

 

Document 3 :

Voici des « jeunes de banlieue » qui ne brûlent pas de voitures et dont on ne parle jamais. Des ambitions plein la tête, aux antipodes des caricatures à cagoule qui ont occupé l’espace médiatique ces dernières semaines, ils veulent devenir magistrats, chefs d’entreprise, enseignants, traders, experts comptables, commissaires de police. Cette jeunesse nombreuse des quartiers populaires a eu son baccalauréat et peuple aujourd’hui les amphithéâtres de l’université Paris-13, à Villetaneuse, au cœur de la Seine-Saint-Denis.

Ces jeunes témoignent de la pression parentale sur les résultats scolaires. On leur a inculqué, dès le plus jeune âge, un profond respect de l’école. Et l’obligation d’obtenir des diplômes pour avoir une chance de s’insérer. Le salut a aussi pu venir des enseignants rencontrés dans les collèges ou les lycées. Conséquence logique de ce profond désir de réussite, ils rejettent toute idée de discrimination positive. Même si leur parcours doit être difficile, même si tous craignent des discriminations au moment de l’entrée sur le marché du travail, ils revendiquent une insertion pleine et entière, mais liée à leurs seules capacités. Car, fondamentalement, ils estiment ne pas avoir à s’intégrer dans la société. Mokrane Hamadouche : « Mes parents venaient de l’étranger et ont eu à s’intégrer. Mais moi, je suis autant français que Sarkozy. Je suis né ici, je parle français, je consomme français. Qu’est-ce que je dois faire de plus ? » Le jeune homme, qui se voit travailler dans l’assurance ou devenir professeur en ZEP, met en avant la réussite familiale : une grande sœur qui effectue un mastère à  l’université de Barcelone, une autre devenue agent d’escale, un frère qui prépare le bac S et deux autres, au collège, « qui ont régulièrement des félicitations ».

Dans un environnement difficile, le spirituel apporte un cadre. Notamment aux garçons, moins tenus par les parents.

Mokrane Hamadouche parle de l’ « hygiène de vie » qui découle de la pratique religieuse. Mustapha Boutoula insiste sur sa fonction sociale dans des quartiers de la « banlieue rouge » qui ont longtemps été structurés par le Parti communiste : « Elle remplace un peu les institutions qui sont défaillantes. »

 

Luc Bronner, Le Monde du 25 décembre 2005

 

  1. Quel rôle joue l’école pour ces jeunes de banlieue ?
  2. Qu’est ce que la discrimination positive ? Pourquoi la refusent-ils ?
  3. Expliquez la phrase soulignée
  4. Que signifie « le spirituel apporte un cadre » ?

 

TD 27

TD 27 solidarité

 

Document 1

La protection sociale et l’Etat social se sont substitués au XXe siècle au recours à l’assistance, qui caractérisait auparavant les actions menées contre le paupérisme. Mais le regain de nouvelles formes de pauvreté, liées au chômage et à la précarisation de l’emploi, a contraint à revenir en quelque sorte en arrière, en inventant de nouvelles formes d’assistance. Même si celles-ci incluaient une intention d’insertion – le  » I  » de RMI -, ce retour s’est malheureusement révélé porteur de stigmatisation. Le  » droit des pauvres  » est donc devenu  » un droit pauvre « , écrit l’auteur, car les prestations servies au titre de l’aide sociale ont été perçues comme des prestations  » peu légitimes « , comme c’est le cas lorsque ceux qui reçoivent ne sont pas ceux qui payent.

Face à cette réticence, la collectivité a développé l’idée de contreparties, ou de conditionnalité, aux effets pervers redoutables. D’abord, parce que la pauvreté laborieuse est en quelque sorte institutionnalisée. Ensuite, parce que les couches populaires non bénéficiaires de l’aide sociale développent un ressentiment contre les bénéficiaires.

                Le nouvel âge de la solidarité. Pauvreté, précarité et politiques publiques, par Nicolas Duvoux
Le Seuil-La République des idées, 2012, Résumé dans Alternatives Economiques N°12 Mai 2012.

 

  1. Comment la société française a-t-elle évolué par rapport à l’exclusion ?
  2. Pourquoi cette évolution ?
  3. Qu’est ce que la stigmatisation des exclus ?
  4. A quoi servent les contreparties et quels sont leurs effets sur les individus ?
  5. Cette évolution de la société française permet-elle plus de solidarité ?
  6. Illustrez par un exemple cette évolution de la société vis-à-vis de l’exclusion

 

 

Document 2

En 2011, la part des dépenses de protection sociale représentait 33,6% du PIB, soit 672,5 milliards d’euros. C’est le principal poste de dépenses publiques en France.

Depuis la fin des années 1950, les dépenses de protection sociale ont fortement progressé, passant de 14,3% du PIB en 1959 à 24,5% en 1981, puis à 29,6% en 2006 et à plus de 30% depuis 2010.

Cette progression d’environ 19 points de PIB n’est cependant pas linéaire. Si l’on examine l’évolution de ces dépenses, on constate qu’elles ont fortement augmenté durant les années 1960 et 1970, ce rythme se ralentissant durant les deux décennies suivantes, pour se stabiliser à un niveau élevé depuis 2000.

De plus, l’évolution des dépenses de protection sociale n’est pas identique selon les postes de dépenses.

  • Deux postes particulièrement importants sont en forte progression.

Le poste vieillesse-survie, qui comprend principalement le versement des pensions de retraite (de base et complémentaires), est passé de 5,1% du PIB en 1959 à 14,4% en 2010. Ce poste est particulièrement dynamique en raison des départs des classes d’âge nombreuses des baby-boomer et de l’allongement de la durée de vie des retraités.

Le poste santé a également fortement progressé entre 1959 et 2010, passant de 3,1% à 8,7%. Le remboursement des soins de santé est aujourd’hui la principale source de dépenses avec 155 milliards d’euros en 2009, suivi de la prise en charge de revenus de remplacement (indemnités journalières principalement) pour 10,8 milliards.

  • Les autres postes de dépenses connaissent des évolutions différentes.

Certains connaissent une stabilisation, comme le poste maternité-famille qui, après avoir diminué entre 1960 et 1980 – en raison de la réduction de la taille des familles – se maintient à une moyenne de 2,5% du PIB depuis les années 1990. À noter : une part de plus en plus importante est consacrée aux prestations de mode de garde des jeunes enfants en raison de la démographie dynamique que connaît la France (780 000 naissances en 2013).

D’autres postes connaissent une augmentation corrélée aux aléas économiques, comme l’assurance chômage ou le poste pauvreté-exclusion, qui sont des prestations contra cycliques.

                http://www.vie-publique.fr/decouverte-institutions/finances-publiques/protection-sociale/grands-domaines/comment-ont-evolue-prestations-depuis-20-ans.html

  1. Comment les dépenses de protection sociale ont-elles évolué en France depuis la fin des années 50 ?
  2. Expliquez cette évolution et ses causes pour chaque poste en donnant des exemples

 

 

Document 3 : Structure des dépenses de protection sociale en France en 2007 (en %)

 

  1. Bourgeois, M. Duee, « Les prestations sociales en 2007 »,Études et résultats, n° 665, octobre 2008.

 

  1. Commentez le document

 

 

 

 

TD 26

TD 26 Marché européen du carbone

 

Document 1 :

A l’égard du prix du carbone, les avis ont bien changé. En tout cas ceux des industriels européens. En 1992, les lobbies industriels avaient tout fait pour torpiller le projet de la Commission européenne de taxer les émissions industrielles de CO2. Le projet fut remplacé en 1995 par un marché de quotas d’émissions (EU emissions trading system, EU ETS). Il suscita parfois un grand enthousiasme, mais s’est complètement effondré depuis, du fait de quotas trop nombreux par rapport au potentiel. La tonne de CO2 cote aujourd’hui moins de sept euros sur le marché européen.

Mais désormais, le prix du CO2 n’est plus l’ennemi ; la transition énergétique s’est imposée, le cours des énergies fossiles est en grande déprime, les énergies renouvelables défient et défont le modèle standard de l’énergie européenne. Une étude réalisée par le cabinet EY en amont de la Cop21 montrait déjà l’évolution des entreprises, dont certaines ont même instauré un prix du carbone interne pour préparer ce qui leur semble désormais inéluctable.

Cette semaine, c’est au tour de Jean-Bernard Lévy, président d’EDF, de réaffirmer sa position, à l’occasion de sa participation à l’EU Energy Summit à Bruxelles et au moment où la Commission européenne prépare sa future directive sur les énergies renouvelables, prévue pour 2017. Comme le signale le groupe EDF dans un communiqué, son président souhaite voir « instaurer sans délai un prix plancher significatif du CO2 au sein de l’UE, de façon à encourager les investissements dans des moyens de production à base de combustible non fossiles. Selon les estimations actuelles, un prix plancher du carbone à un niveau minimum de 30/40€ aurait un tel effet incitatif ».

Pour EDF, une tarification du carbone partagée par tous les pays européens aurait le mérite, entre autres, de favoriser les producteurs d’électricité décarbonée, qu’elle soit nucléaire ou d’origine renouvelable. Elle contribuerait aussi, peut-être, à relever les cours de l’électricité, aujourd’hui historiquement bas.

 

http://www.greenunivers.com/2016/02/edf-reclame-a-bruxelles-un-prix-plancher-pour-le-carbone-141442/   25 février 2016 Jean-Philippe Pié

 

  1. Rappelez ce qu’est le marché du carbone et comment il doit fonctionner
  2. Pourquoi les résultats sont-ils décevants ?
  3. Quelle solution est proposée par EDF ?
  4. Ce marché est-il efficace pour une croissance soutenable ?

 

 

Document 2 :

La consommation d’énergie contribue largement aux émissions de carbone à travers le monde, au moins à hauteur de 70%. L’OCDE l’a évalué pour 41 pays, à l’origine de 80% des émissions de carbone. Le résultat est édifiant : 60% des émissions ne sont soumises à aucun prix ! L’OCDE évoque des taux effectifs sur la carbone, TEC, ce qui correspond au prix du carbone, somme des taxes sur l’utilisation de l’énergie, d’une éventuelle taxe carbone, et du prix des droits à polluer -s’ils existent.

Que ce soit à travers des taxes ou tout autre mécanisme 30% des émissions sont soumises à un prix compris entre zéro et 30 euros par tonne de carbone. Ces 30 euros correspondent à l’estimation minimale du dommage climatique provoqué par l’émission dans l’atmosphère d’une tonne de CO2. Seules 10% des émissions font donc l’objet d’une tarification égale ou supérieure à ce minimum de 30 euros.

Le constat est plus nuancé s’agissant des transports, dans la mesure où des taxes sur l’essence existent de longue date, dans la plupart des pays, mises en place non pas pour éviter la pollution mais tout simplement pour assurer des recettes aux Etats. Ainsi, 46% du C02 émis par l’activité transport font l’objet d’une tarification supérieure à 30 euros (la tonne) et 48% d’un prix compris entre 5 et 30 euros.
En revanche, hors transports, c’est-à-dire s’agissant du chauffage ou de l’industrie, 70% des émissions n’ont aucun prix. Et seules 4% sont taxées au-delà du minimum de 30 euros.

Autant dire que, comme le souligne le rapport de l’OCDE sous forme d’euphémisme, « il n’y a pas de doute que les politiques de tarification du carbone ne sont pas pleinement mises en œuvre, restent en deçà de leur potentiel ». Et pourtant des marchés du carbone, existent, mais ils ne fonctionnent pas assez efficacement. « Les politiques actuelles de ne reflètent donc pas le coût pour le climat des émissions de CO2 » ajoute l’OCDE. C’est le moins que l’on puisse dire.

L’organisation souligne qu’aujourd’hui, ce sont principalement les taxes qui contribuent à donner un prix au C02, et non les marchés de droits à polluer. Ils ne contribuent que marginalement au prix du carbone, car ils sont encore limités géographiquement -la Chine prévoit d’en instaurer une le premier janvier 2017, ce qui pourrait changer la donne- et les prix des droits sont trop faibles. Mais l’OCDE ne tranche pas le débat sur le meilleur outil pour donner un prix au carbone,  entre l’utilisation des marchés « qui pourraient jouer un rôle important à l’avenir » et des taxes carbone.

Latribune.fr   07/12/20145

 

  1. Quel constat est effectué par ce journal ?
  2. Quels problèmes cela pose-t-il ?
  3. Ce texte est-il en contradiction avec le précédent ?

 

 

Exercice p 160  manuel Belin

 

 

Document 4 : Extrait de Nos Mythologies économiques, Eloi Laurent

On ne saurait trop souligner l’importance dans le processus de transition énergétique, et plus largement écologique, des politiques publiques, et notamment de l’incitation fiscale : utilisée à bon escient, celle-ci permet de réduire le coût économique de ces lourdes transformations structurelles de nos systèmes de production. Une question essentielle est donc l’instauration via le système fiscal de « vrais prix » qui sont autant de puissants vecteurs pour modifier les comportements économiques.

Les pays nordiques font en la matière figure de référence, car ils ont su instaurer une fiscalité écologique bien avant les autres et l’ont portée au fil des années, notamment au Danemark et en Suède, à des niveaux plus élevés que n’importe où ailleurs dans le monde.

Grâce au basculement vers l’énergie de la fiscalité pesant sur le revenu et le travail, la transition écologique a été, dans les pays nordiques, économiquement et socialement efficace.

L’exemple de la Suède parle de lui-même : de 1996 à 2006, alors que le poids de la fiscalité a diminué de 8 points sur le travail et augmenté de 12 points sur l’énergie, l’intensité énergétique de l’économie a baissé de 30 points, les émissions de gaz à effet de serre se sont réduites de 15 % et le taux de chômage a reculé de 9 % à 6 %. La transition écologique peut et, à vrai dire, doit aussi être une transition sociale.

 

  1. Quelle est la thèse défendue par l’auteur ?
  2. Pourquoi la fiscalité serait-elle La solution ?
  3. Quelles différences existe-t-il entre les pays du nord de l’Europe et la France ?

TD 25

TD   25 Développement durable

 

Document 1 :

L’économie africaine devrait croitre en moyenne de près de 5 % cette année, mais « satisfaire des besoins de base quotidien reste un défi majeur pour la majorité des Africains » a commenté Afrobaromètre […]

De nombreux Africains manquent toujours d’eau et de nourriture, n’ont pas un accès suffisant aux soins et sont souvent à court d’argent […]

Les gens les plus pauvres habitent dans les zones où les gouvernements n’ont pas construit d’infrastructures de base : « les données montrent des corrélations significatives entre l’accès aux réseaux électriques, l’existence de canalisations d’eau et d’autres services de base et les plus forts niveaux de pauvreté vécue » ; Le faible niveau d’instruction a également une grande influence sur la pauvreté.

Les chercheurs d’Afrobaromètre exhortent les gouvernements du continent à porter leurs efforts sur la réduction de la pauvreté plutôt que de se focaliser simplement sur la croissance de leurs économies. « Les investissements dans l’éducation et les infrastructures peuvent être l’un des moyens les plus efficaces pour que les gains économiques atteignent les citoyens les plus pauvres du continent. »

Afrique : quand la croissance économique ne change rien à la pauvreté, L’expansion.com, 1er octobre 2013

 

  1. Pourquoi la croissance en Afrique ne résout-elle pas tous les problèmes ?
  2. Expliquez le deuxième paragraphe
  3. Quel lien peut-on faire entre croissance et développement ?
  4. Le développement durable est-il actuellement une préoccupation de l’Afrique ?

 

Document 2 :

  1. Analyse de document
  2. Quelles conséquences peut avoir l’évolution des températures sur notre société ?

 

Document 3 :

Si le tri sélectif est devenu le premier geste écologique en France, il reste pourtant encore trop occasionnel : 87 % des Français trient leurs déchets, mais seulement 44 % d’entre eux le font de manière systématique, selon le premier Observatoire du geste de tri publié vendredi 20 juin et réalisé par Ipsos pour Eco-Emballages, l’éco-organisme chargé de financer le tri et le recyclage des emballages ménagers. Par ailleurs, 18 % des Français âgés de 15 à 24 ans ne trient jamais leurs ordures ménagères, contre 13 % pour la moyenne nationale.

Le type d’habitat entre également en ligne de compte puisqu’on trie deux fois plus à la campagne qu’à la ville, où le manque de place pénalise la présence de bacs de recyclage.

Au total, en 2013, chaque Français a trié en moyenne 46,3 kg d’emballages ménagers. Conséquence : 3,2 millions de tonnes ont été recyclées l’an dernier, soit un taux de recyclage de 67 %, stable depuis plusieurs années.

Si cette collecte sélective a permis d’éviter l’émission de 2,1 millions de tonnes de CO2, soit l’équivalent d’un million de voitures qui circulent pendant un an, elle reste en deçà des objectifs du Grenelle de

 

l’environnementqui prévoyait d’atteindre un taux de recyclage de 75 % en 2012. Dans un rapport publié en janvier, la Cour des comptes notait la difficulté à atteindre cet objectif et pointait du doigt les mauvais élèves : le Sud-Est et les centres urbains.

« Le geste du tri est plébiscité par les Français, mais il ne fonctionne pas encore partout ni dans toutes les catégories de populations. Nous devons tout faire pour le rendre exemplaire et relancer la collecte sélective, qui s’est stabilisée depuis quelques années », assure Eric Brac de La Perrière, directeur général d’Eco-Emballages.

Le Monde.fr  20.06.2014 Audrey Garric

 

  1. Que montre le graphe ?
  2. Pourquoi existe-t-il ces différences entre générations ?
  3. Pourquoi les objectifs ne sont-ils pas atteints ?
  4. Le tri est-il une solution pour préserver l’environnement ?

 

Document 4 :

On dit qu’il y a externalité lorsque l’activité de consommation ou de production d’un agent a une influence sur le bien-être d’un autre sans que cette interaction ne fasse l’objet d’une transaction économique.

On distingue les externalités négatives et les externalités positives.

La pollution est l’exemple le plus typique d’externalité négative : lorsqu’une usine pollue son environnement en rejetant des déchets, elle inflige une nuisance aux habitants de la région. Elle peut être visuelle (la construction d’un équipement productif ou même de logements peut altérer la vue initiale des riverains), sonore, ou de manière plus générale, modifier certains équilibres naturels ce qui, indirectement, peut affecter le bien-être de certains agents de l’économie.

L’encombrement dû à la circulation automobile est un exemple d’externalité négative réciproque : chaque automobiliste gêne son voisin de sorte que l’augmentation de la circulation entraîne une congestion qui rend les déplacements de plus en plus difficile.

On parle d’externalité positive dans le cas où l’interaction aboutit à une augmentation de bien-être. L’effet de norme ou de club est l’exemple d’externalité positive réciproque : la valeur accordée par un consommateur à un produit ou à un service augmente lorsque le nombre de consommateurs de ce produit ou service s’accroît. Ainsi en est-il par exemple du téléphone ou de la télécopie: plus le réseau est étendu, plus nombreux sont les correspondants accessibles et donc plus le raccordement devient intéressant pour un nouvel abonné.

La caractéristique d’une externalité est de ne pas  être associée à une transaction économique. Il en résulte que l’arbitrage présidant à  la décision privée ne tient pas compte des coûts ou des avantages associés à l’externalité. Dans le cas d’une externalité négative cette omission aboutit à une sur-production. Dans le cas d’externalité positive cela conduit au contraire à une sous production.

Restaurer l’efficacité suppose alors la mise en place d’instruments dont l’objectif est d’internaliser l’externalité. C’est à dire des instruments susceptibles de réintroduire les coûts ou avantages externes dans l’arbitrage privé.

 

  1. Qu’est ce qu’une externalité ?
  2. Pourquoi existent-elles ?
  3. En quoi posent-elles problèmes ?
  4. Quels sont les remèdes aux externalités négatives en matière d’environnement ?

TD 24

TD 24 : Travail et intégration

 

Document 1 :

Vidéo la souffrance au travail

 

Document 2 :

Depuis quelques mois, Zohra occupe un poste de téléprospectrice. La trouvant de plus en plus aigrie et fatiguée, son entourage peine à la reconnaître. Témoignage.

« Les premiers temps, si la pression était déjà forte, elle restait supportable. Mes collègues et moi-même atteignions les objectifs fixés dans notre contrat : trois rendez-vous par jour, ou bien une moyenne minimale de quinze rendez-vous sur deux semaines. Comme partout il y avait des jours où les résultats étaient moins bons que les autres. Un lundi matin, notre patron est venu diriger l’une de nos réunions. Nous les trouvions déjà stressantes, car c’était un moment difficile à passer. Quels que fussent les résultats, ils n’étaient jamais suffisants. Les méthodes de management consistaient à ne jamais montrer le moindre signe de satisfaction.

Une réunion classique nous mettait en ligne ou en arc-de-cercle. Notre responsable de plateforme se plaçait au centre avec la liste des résultats de la semaine précédente. A l’appel de notre prénom nous avions pour consigne de la rejoindre. Commençaient alors les complaintes.   » Quatre-vingt dix rendez-vous, seulement dix contrats signés, c’est très mauvais. »  Et pourtant… c’était un très bon résultat si on se penchait sur la moyenne qui se situait généralement autour d’une quarantaine de rendez-vous pour deux ou trois signatures les bons mois. Il faut dire que nous prospections sur des campagnes déjà lancées quotidiennement. Nous comprenions facilement la lassitude de nos interlocuteurs, harcelés. Il arrivait aussi que l’on s’adresse à des clients plus au fait de nous mêmes concernant le produit et son plan de financement, à savoir des panneaux solaires. Notre formation se limitant à lire un texte, on devait régulièrement courir après nos responsables pour obtenir les réponses aux questions des clients intéressés.

Bien évidemment une telle désorganisation ne leur inspirait pas confiance et ils raccrochaient rapidement. Nous faisions un travail difficile. La téléprospection n’a que peu de rapport avec la vente, présentée comme un travail simple : nous plaçons tout simplement des rendez-vous. Seulement, nous nous adressons à des clients qui ne nous ont rien demandé. Nous les appelons à leur domicile, nous sommes pressentis comme une agression. Une partie de notre travail consiste à être le plus agréable possible dans nos rapports avec eux. Souvent, c’est difficile lorsque l’on nous raccroche au nez ou quand on nous lance un chapelet d’insultes. Lorsque l’on parvient à établir un contact, vient la partie des questions intrusives. »

Zohra ne peut quitter son emploi. Qui va lui payer son loyer ? Ses charges ? Ses courses ? Les employeurs profitent de cette situation de crise et de précarité de l’emploi. Son patron enchaîne les périodes d’essai. Très peu voient la porte du CDI. Il est plus rentable de faire espérer. Beaucoup de patrons mal intentionnés appuient sur la corde, déshumanisent, obligent les employés à devenir des objets, de simples outils de travail.

« Ce lundi matin les choses qui étaient déjà peu reluisantes se dégradèrent brusquement. Notre responsable vint se plaindre de notre manque d’efficacité. Je fis peut-être une erreur en lui expliquant les lacunes de notre formation. Ma boîte a pour habitude de licencier les télépros après deux mois d’essai, voire quatre pour les plus chanceux. Cela empêche d’employer un personnel expérimenté. Le responsable décida de nous diviser en trois groupes. Mis en compétition les uns contre les autres. Le groupe obtenant les meilleurs résultats sur un mois serait pris en CDI et les autres licenciés. La section de la plateforme allouée à mon groupe comportait de nombreux boxs défaillants. Soit les ordinateurs ne pouvaient se connecter à Hermés, à internet, soit ils plantaient régulièrement. Mais, les conditions de travail étaient encore supportables. Si ce n’est que nos formateurs commencèrent à nous parler dans le casque pendant que nous étions en communication avec un client. Nous devions faire en sorte que le client ne se rende pas compte de la situation. Parfois, j’ai le sentiment d’être une marionnette que l’on pilote. La « déballe », le texte que l’on nous entraîne à répéter ne s’adapte pas à toutes les solutions. Nos formateurs s’invitent donc directement dans nos appels pour nous diriger. C’est dur, c’est un désastre.

Après deux semaines de ce régime, notre patron fit une nouvelle apparition, plus furieux que jamais. Les tensions créées par la compétition, la pression imposée par les collègues en raison de la crainte d’être renvoyé à cause des performances du groupe avait fait dégringoler les statistiques. Nous étions plus angoissés que jamais, au point de devenir agressifs les uns envers les autres. Avant, il n’y avait que la pression des supérieurs et une forme d’entraide entre les télépros. Depuis, elle s’était envolée. La simple idée de venir travailler m’était devenue insupportable. Devant ce constat affligeant, les équipes furent dissoutes et nous reprîmes le travail comme avant, libres de nous placer sur la plateforme. Nous espérions retrouver un climat de confiance et le goût du travail. Malheureusement l’idée suivante se révéla plus catastrophique encore. Notre boss décida de nous encadrer lui-même. Chaque jour, nous subissions ses colères. Notre patron se plaçait souvent dans ma rangée, peu importe où je m’installais. Dans mon dos, à quelques pas de moi, me faisant sursauter au moindre cri.

Avant son arrivée, le travail me provoquait des maux de tête en fin d’après-midi. Souvent, ils se changeaient en migraine, mais mon traitement suffisait. Aujourd’hui, c’est encore pire. Dès le matin, j’ai la boule au ventre. A peine arrivée dans l’immeuble, ma tête semble prise dans un étau. Impossible de retrouver le plaisir de voir les collègues. Dès notre arrivée, on commence à travailler, même avec quinze minutes d’avance. Je stresse, je me sens mal…  Mais je suis obligée de m’y faire, je ne peux pas me retrouver au chômage. »

Sonia Bektou, Publié le 2 octobre 2013,  http://www.bondyblog.fr/?p=30324

 

 

  1. Comment le travail est-il « organisé » ?
  2. Pourquoi cela « pèse –t-il » sur les employés ?
  3. Quelles sont les conséquences de cette organisation du travail ?
  4. Pourquoi l’expérience de groupes concurrents échoue-t-elle ?

 

 

Document 3 :

La montée de la précarité

http://www.inegalites.fr/spip.php?article957

 

Répartition des travailleurs pauvres par secteurs d’activité en 2006

 

 

 

 

http://www.inegalites.fr/spip.php?article905&id_groupe=9&id_mot=76&id_rubrique=1

 

  1. Qu’est ce que la précarité ?
  2. Pourquoi fragilise-t-elle l’intégration ?
  3. Qu’est ce qu’un travailleur pauvre ?
  4. Pourquoi la précarité et la pauvreté augmentent-elles en France sur le marché du travail ?
  5. Quels problèmes cela posent-ils ?

TD 23

TD 23 lutter contre le chômage en soutenant l’offre

 

Document 1 :

Si on laisse faire, la flexibilité des salaires rétablira spontanément l’équilibre. Mais si les rigidités institutionnelles empêchent la libre négociation et la baisse des salaires, le chômage persiste car le coût du travail est structurellement supérieur à son niveau d’équilibre. A long terme, la hausse du prix relatif du travail incite les entreprises à substituer du capital au travail … ; les entreprises compensent aussi  le surcoût du travail par la surqualification des travailleurs, ce qui pénalise plus spécialement les jeunes sans expérience et les travailleurs non qualifiés…

La baisse du coût relatif du travail stimulerait directement l’emploi en incitant les entreprises à substituer du travail au capital ; elle devrait aussi le faire indirectement en soutenant l’activité par divers canaux : effet de compétitivité (amélioration de la compétitivité prix favorable aux exportations) ; effets de profitabilité (hausse de la part des profits dans la valeur ajoutée favorable à l’investissement) ; désinflation qui libère le pouvoir d’achat disponible pour al consommation.

Jacques Généreux, Les vraies lois de l’économie, Seuil, 2008

 

  1. Expliquez la première phrase
  2. Expliquez la phrase soulignée et donner un exemple de secteur d’activité touché par cette évolution
  3. Le chômage touche-t-il de la même façon tous les individus, quels qu’ils soient ?
  4. Expliquez et illustrez les trois canaux évoqués à la fin du texte

 

 

Document 2 : Baisse des charges patronales

Jean Balas, patron dans le BTP, regrette l’abandon de la baisse des charges sociales. Il estime qu’elle aurait dopé la rentabilité des entreprises

C’était l’une des propositions phares de Louis Gallois : créer un « choc de confiance » de nature à relancer l’investissement, et notamment l’investissement industriel, grâce à une baisse significative des charges sociales. Pour réduire le coût du travail, cette solution avait sa faveur, car elle « a un impact direct et rapide sur les marges d’exploitation des entreprises, et donc sur leur capacité d’autofinancement », expliquait-il dans son rapport, précisant que sa préférence allait « à un choc sur une année », sous peine de courir « un risque de dilution ».

Stéphanie Benz – L’expansionl’express.fr 06/12/2012 à 09:11

 

  1. Que voulait ce patron ?
  2. Quel est l’intérêt d’une telle mesure ?

 

 

Document 3 :

  1. Commentez le tableau

Fiche cours Chapitre 12

Intégration, conflit, changement social

 

Chapitre 4 : la conflictualité sociale : pathologie, facteur de cohésion ou moteur du changement social ?

 

Notions : conflits sociaux, mouvements sociaux, régulation des conflits, syndicat

 

Plan

Introduction

1. Deux approches des conflits
A. Les conflits sont-ils une pathologie sociale ?
B. Ou un facteur d’intégration ?

2.Conflit et changement social
A. Le conflit moteur du changement social
B. Le conflit comme résistance aux changements sociétaux

3. Mutations des conflits
A. Les conflits du travail reculent
B. D’autres types de conflits émergent

4. La régulation des conflits

Conclusion

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En complément

 

Video

http://www.dailymotion.com/video/x92ltw_radicalisation-des-conflits-sociaux_news

http://www.dailymotion.com/video/x92ltb_etude-du-conflit-dans-l-entreprise_news

http://www.dailymotion.com/video/x92lu9_augmentation-des-conflits-sociaux_news

Air France

http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/10/06/air-france-un-an-de-conflit-en-trois-dates_4783704_3234.html

Statistiques

http://travail-emploi.gouv.fr/IMG/xls/serie_longue_1975_2004.xls

Fiche concept

http://ses.tice.ac-orleans-tours.fr/php5/pedagogie/pedagogie_par_niveau/terminale/documents/fondamentaux/22_fiche_concept_conflits.doc

 

Résumé du chapitre

Durkheim a étudié les conflits sociaux, en les présentant comme une pathologie sociale, ce serait la manifestation de l’évolution de notre société, des formes de solidarité et de l’intégration.

Les conflits peuvent également être une manifestation du changement social (Marx, Dahrendorf).

On constate que les conflits évoluent. Ils « sortent » de l’entreprise, ils ne sont plus spécifiques à certaines PCS, et rassemblent des acteurs différents, les enjeux se transforment, comme les formes de conflit.

 

Résumé sur shukuru.fr http://www.shukuru.fr/?p=742

 

Sujets de BAC (Type EC3 ou Dissertation)

    • Quels rôles jouent les conflits sociaux dans le changement social ?
    • Vous montrerez que les conflits sociaux peuvent favoriser la cohésion sociale. (EC3)

Fiche de cours Chapitre 11

Intégration, conflit, changement social

 

Chapitre 11 : quels liens sociaux dans les sociétés où s’affirme le primat de l’individu ?

 

Notions : solidarité mécanique, organique, cohésion sociale

Plan

Introduction

  1. La solidarité évolue dans les sociétés
  2. Une remise en cause de l’intégration sociale ?
  3. Evolution du rôle des instances d’intégration

Conclusion

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En complément

Video

https://www.youtube.com/watch?v=jzUplaSdJEk

http://www.youtube.com/watch?v=j3K37vnrrug

https://www.youtube.com/watch?v=vA9-p8dACeo

https://www.dailymotion.com/video/x5lhkv_pauvrete-et-solidarite-entretien-av_news?start=17

 

Statistiques

http://ec.europa.eu/eurostat/statistics-explained/index.php/Social_inclusion_statistics/fr

http://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/les-10-chiffres-chocs-sur-la-pauvrete-en-france_1335282.html

 

Fiche concept

http://ses.tice.ac-orleans-tours.fr/php5/pedagogie/pedagogie_par_niveau/terminale/documents/fondamentaux/27_fiche_schema_instances_integration.doc

 

Résumé du chapitre

La sociologie permet de comprendre l’évolution de la société. E.Durkheim a montré que les formes de solidarité évoluaient avec la société (mécanique dans la société traditionnelle, elle devient organique dans la société moderne).

Le lien social est fragilisé, l’intégration devient plus difficile. L’anomie, la désaffiliation se développent et la cohésion sociale est mise à mal. Dès lors, les instances d’intégration doivent modifier leur rôle pour faire face à la montée de l’individualisme et à la transformation des liens sociaux. La famille, l’école le travail apparaissent comme principales instances d’intégration.

 

Résumé sur shukuru.fr http://www.shukuru.fr/?p=739

 

Sujets de BAC (Type EC3 ou Dissertation)

  • Comment les sociétés où s’affirme le primat de l’individu parviennent-elles à créer du lien social ?
  • Vous montrerez que le rôle du travail comme instance d’intégration sociale s’est affaibli. (EC3)