Innovation

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En regardant les deux documents (même s’il y a un décalage dans les dates 2021 pour le premier et 2019 pour le second), on constate que les pays qui consacrent plus de moyens à la recherche, obtiennent de meilleurs résultats. Pour ce qui concerne le nombre de chercheurs, la corrélation est moins évidente, car elle est dépendante de la qualité des chercheurs, des conditions de recherche, des moyens des laboratoires … Néanmoins, il est assez évident que moins de moyens, moins de chercheurs, ne peuvent pas permettre de fortes innovations.

Shukuru

Science économique

Chapitre 1 : Comment un marché concurrentiel fonctionne-t-il ?

  • Savoir que le marché est une institution et savoir distinguer les marchés selon leur degré de concurrence (de la concurrence parfaite au monopole).
  • Savoir interpréter des courbes d’offre et de demande ainsi que leurs pentes, et comprendre comment leur confrontation détermine l’équilibre sur un marché de type concurrentiel où les agents sont preneurs de prix.
  • Savoir illustrer et interpréter les déplacements des courbes et sur les courbes, par différents exemples chiffrés, notamment celui de la mise en œuvre d’une taxe forfaitaire.
  • Savoir déduire la courbe d’offre de la maximisation du profit par le producteur et comprendre qu’en situation de coût marginal croissant, le producteur produit la quantité qui permet d’égaliser le coût marginal et le prix ; savoir l’illustrer par des exemples. 
  • Comprendre les notions de surplus du producteur et du consommateur.
  • Comprendre la notion de gains à l’échange et savoir que la somme des surplus est maximisée à l’équilibre.

Plan

Introduction

  1. La concurrence pure et parfaite
  2. Le marché est institutionnalisé
  3. Le surplus du consommateur, le surplus du producteur
  4. La taxe forfaitaire

Conclusion

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En complément

Video

https://youtu.be/4AD3Cen8HKs Fonctionnement marché concurrentiel

https://youtu.be/qL-3N37LUPA Fonctionnement marché concurrentiel

https://youtu.be/yjUEVAGbDe0 Courbes Offre et Demande

https://youtu.be/HrOkLQBh7g8 Maximisation du profit

Fiche concept

2016_stage-rc2_ap-pes-fiche-marche-travail_la-pf.pdf (ac-aix-marseille.fr) Marché du travail

Questions sur le sujet :

  • En quoi le marché est-il une institution ?
  • Quelle relation existe entre le surplus du consommateur et le surplus du producteur ?
  • Quelles sont les cinq conditions de la concurrence pure et parfaite ?

égalité des positions, égalité des chances : deux conceptions différentes de la justice sociale

Il existe deux grandes manières de considérer les inégalités sociales. La première, plutôt européenne, liée au mouvement ouvrier et à la tradition de la gauche, pense qu’il importe d’abord de réduire les inégalités entre les positions sociales, de resserrer l’écart entre les plus riches et les plus pauvres. Dans ce cadre, on considère que les inégalités sociales sont principalement des inégalités de classes opposant les exploiteurs aux exploités. La justice sociale consiste à offrir des protections sociales contre les aléas de la vie et de l’économie, elle conduit à développer l’État providence et les services publics grâce à l’impôt progressif et à la redistribution. C’est ce que l’on a longtemps appelé le progrès social.

Aujourd’hui, cette conception de l’égalité des places est mise à mal par la mondialisation qui met les Etats providence nationaux en concurrence. Elle est aussi affaiblie par le recul de la croissance et par l’affaiblissement de l’idée de solidarité quand les sociétés nationales deviennent plurielles et pluriculturelles. Par ailleurs cette conception de la justice a longtemps été aveugle aux inégalités imposées aux femmes et aux minorités car elle était construite sur la figure de l’homme travailleur et blanc sur laquelle étaient construits les droits sociaux. Mais tout au long du XXe siècle, l’égalité des places a très sensiblement réduit les inégalités sociales, même si l’État providence a surtout bénéficié aux classes moyennes.

La seconde conception de la justice sociale, plutôt américaine, considère que la justice sociale est avant tout la promotion de l’égalité des chances méritocratique : chacun doit pouvoir réussir en fonction de son mérite. Dans ce cadre, les inégalités sont moins définies en termes de revenus et d’exploitation qu’en termes de discriminations et de traitement inéquitable des minorités privées de leurs chances de réussir. Ce modèle s’impose quand le premier faiblit, quand la société est plus individualiste et quand chacun a le droit égalitaire de vouloir réussir et d’échapper ainsi à sa condition sociale. Aujourd’hui, l’égalité des chances tend à s’imposer et les discriminations sont devenues la figure cardinale des injustices. Cependant il faut noter que, même si l’égalité de chances n’est pas contestable en termes de principes de justice, ce modèle de l’équité peut accroître les inégalités de positions dès lors que les vainqueurs et les vaincus de la méritocratie mériteraient leur sort. De plus ce modèle interroge la solidarité puisque la société n’est plus perçue comme un système fonctionnel, mais comme une compétition continue pour obtenir le succès, même quand cette compétition est équitable.

Source : « Les inégalités sociales en France. Entretiens », Louis Maurin, François Dubet, Laurent Mucchielli, Pierre Bruno, Dans Le français aujourd’hui 2013/4 (n°183), pages 29 à 40

Structure sociale

Document 1

Document 2

https://www.inegalites.fr/Les-inegalites-de-salaires-entre-les-femmes-et-les-hommes-etat-des-lieux

Document 3

Salaires mensuels moyens et répartition des effectifs en équivalent temps plein (EQTP)
 
 Salaires nets Répartition des effectifs (en %)
 Euros courantsEuros constants20152016
 20152016Évolution (en %)
Cadres14 0304 0600,6             19,5          19,7  
Professions intermédiaires2 2352 2410,1             20,4          20,3  
Employés1 5881 5900,0             29,5          29,6  
Ouvriers1 6741 6810,3             30,6          30,3  
Hommes2 4182 4310,4             58,3          58,2  
Femmes1 9501 9690,8             41,7          41,8  
Construction2 0252 0470,9               8,0            7,8  
Industrie2 4542 4871,2             18,7          18,3  
Tertiaire2 1862 1970,3             73,4          73,9  
Ensemble y c. emplois aidés2 2232 2380,5            100,0         100,0  
Ensemble hors emplois aidés2 2482 2630,5//////
1. Y compris chefs d’entreprise salariés.    
Champ : France, salariés en EQTP du privé et des entreprises publiques, y compris bénéficiaires de contrats aidés et de contrats de professionnalisation ; hors apprentis, stagiaires, salariés agricoles et salariés des particuliers employeurs.
Source : Insee, déclarations annuelles de données sociales (DADS).  

Classes et strates

Document 1

 197520082017
Nombre d’ouvriers (milliers)811858465585
Nombre d’actifs occupés191852591326512
Taux de chômage des ouvriers4 ,1 %13,2 %13,5 %
Taux de chômage moyen3,7 %9,1 %9,4 %
Taux d’équipement des ouvriers en automobile51 %88 %88,8 %
Sentiment d’appartenance aux classes populaires72 %50 %28 %
Sentiment d’appartenance aux classes moyennes23 %49 %66 %

                                                                                                                                                                             Source INSEE

  1. Comment le groupe ouvrier a-t-il évolué ?
  2. Les ouvriers constituent-ils encore un groupe à part ?

Document 2

La « classe ouvrière » en tant que telle a éclaté sous l’impact de différentes forces centrifuges : désindustrialisation, perte de ses bastions traditionnels (le Nord, la Lorraine, la Loire, Renault-Billancourt), informatisation de la production et chute de la demande de travail non qualifié, division géographique de l’espace ouvrier, différenciation sexuelle du groupe (avec la croissance des emplois d’employées pour la majorité des femmes), déclin continu et accéléré du Parti communiste, perte de l‘espoir collectif et diminution corrélative du sentiment d’appartenance à la classe, sans oublier le désintérêt désormais affiché pour tout ce qui touche au monde ouvrier.

Malgré l’effondrement de la classe, le monde ouvrier n’a pas disparu. La condition ouvrière s’est profondément transformée au cours des vingt dernières années : elle a perdu une partie de son assise dans le monde industriel et s’est plutôt développée dans le secteur tertiaire du fait de la prolétarisation des employés (exemple des caissières)…

Le SMIC est le seul horizon salarial possible, l’idée même d’une progression de salaire et d’une carrière semble exclue, inconcevable même. La très vive concurrence entre jeunes pour occuper ces emplois suffit à maintenir cette forte pression salariale.

                Stéphane BEAUD et Michel PIALOUX, Retour sur la condition ouvrière, 1999

  1. Expliquez les évolutions évoquées par les auteurs, qui remettent en cause l’existence d’une classe ouvrière
  2. La classe ouvrière a-t-elle pour autant disparu ?

Document 3

« Exister (…), c’est différer, être différent » : voilà, présentée sous une forme lapidaire, l’idée centrale que Pierre Bourdieu disait avoir voulu développer dans son maître ouvrage, La Distinction (1979)… Le sociologue montrait comment la culture et les styles de vie fonctionnaient, dans la société française, comme des machines à produire des différences et des hiérarchies. Il mettait ainsi en évidence le fait qu’il existe une certaine correspondance entre la hiérarchie des pratiques culturelles et celle des groupes sociaux. Les formes les plus légitimes, les plus « nobles », de culture (visite des musées et galeries, opéra) sont appropriées par les classes supérieures. Ces dernières sont singées par les classes moyennes, qui se contentent de produits « dégriffés », ersatz de culture légitime : jazz en lieu et place de musique classique, photographie, revues de vulgarisation, cinéma… Les classes populaires, elles, tendent à s’auto-exclure du jeu de la culture (« ce n’est pas pour nous »), se contentant de « produits culturels de grande diffusion » : variété, spectacles sportifs, télévision, romans policiers… Même lorsque des pratiques sont partagées par tous les groupes : en matière de musique classique, les ouvriers diront préférer Le Beau Danube bleu, tandis que les cadres préféreront « le clavecin bien tempéré ». Certains iront à la piscine pour se détendre, d’autres iront, tôt le matin, faire des longueurs. C’est ainsi dans virtuellement toutes les pratiques (logement, tourisme, alimentation) que s’exprime ce système de différences de classes. Et même de fractions de classe : les classes supérieures sont par exemple les principales consommatrices de théâtre mais, en leur sein, les individus les mieux dotés en capital culturel (enseignants du supérieur par exemple) s’orienteront davantage vers le théâtre d’avant-garde et mépriseront le théâtre de boulevard prisé par les mieux dotés en capital économique (patrons, professions libérales).                                              Xavier Molénat, Les nouveaux codes de la distinction, mars 2011

  1. Expliquez la première phrase ?
  2. Pourquoi ce processus de distinction existe-t-il ?
  3. Quel est son lien avec l’existence de classes sociales ?
  4. Expliquez les exemples donnés
  5. Donnez un exemple de transgression sociales et culturelles
  6. Trouver d’autres exemples

Document 4

  1. Présentez les deux graphiques
  2. Que traduit la comparaison de ces deux graphiques
  3. Est-ce une manifestation de l’existence d’une classe sociale ?

Fiche cours Croissance

Chapitre 1 : Comment un marché concurrentiel fonctionne-t-il ?

Plan

Introduction

  1. La concurrence pure et parfaite
  2. Le marché est institutionnalisé
  3. Le surplus du consommateur, le surplus du producteur
  4. La taxe forfaitaire

Conclusion

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En complément

Video

https://youtu.be/4AD3Cen8HKs Fonctionnement marché concurrentiel

https://youtu.be/qL-3N37LUPA Fonctionnement marché concurrentiel

https://youtu.be/yjUEVAGbDe0 Courbes Offre et Demande

https://youtu.be/HrOkLQBh7g8 Maximisation du profit

Fiche concept

2016_stage-rc2_ap-pes-fiche-marche-travail_la-pf.pdf (ac-aix-marseille.fr) Marché du travail

Questions sur le sujet :

  • En quoi le marché est-il une institution ?
  • Quelle relation existe entre le surplus du consommateur et le surplus du producteur ?
  • Quelles sont les cinq conditions de la concurrence pure et parfaite ?

Fiche cours Croissance

Croissance fluctuations et crises

Chapitre 1 : Quelles sont les sources et les défis de la croissance économique ?

Plan

Introduction

  1. La mesure de la croissance
  2. Les facteurs de la croissance économique
  3. Le rôle du progrès technique et de l’innovation dans la croissance
  4. Le rôle des institutions dans la croissance
  5. La croissance confrontée à deux défis majeurs
    1. Inégalités de revenus
    1. Dégradation de l’environnement
  6. Les innovations peuvent aider à reculer les limites écologiques de la croissance

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En complément

Vidéo

http://dessinemoileco.com/quest-ce-que-le-produit-interieur-brut/

https://www.canal-u.tv/video/canal_aunege/la_mesure_de_la_croissance_economique.14799

Statistiques

https://www.insee.fr/fr/statistiques/2830613

Fiche concept

http://ses.tice.ac-orleans-tours.fr/php5/pedagogie/pedagogie_par_niveau/terminale/documents/fondamentaux/01_fiche_concept_croissance.doc

Carte mentale

http://www.toileses.org/terminale/CM_ELN_defis_croissance.png

http://www.toileses.org/terminale/CM_ELN_mecanismes_croissance.png

Résumé du chapitre

La croissance est mesurée par l’évolution du PIB. Indicateur quantitatif, le PIB ne permet pas de mesurer l’évolution du niveau de vie de la population.

La croissance est le résultat de l’augmentation du volume des facteurs de production et/ou d’une meilleure utilisation de ceux-ci (gains de productivité, organisation du travail).

L’investissement est un déterminant majeur de la croissance. Il prend différentes formes.

La productivité globale des facteurs correspond à la partie de la croissance qui ne résulte pas de la variation de la quantité des facteurs de production.

L’Etat joue également un rôle important, en garantissant par un cadre réglementaire et judiciaire, aux investisseurs qu’ils bénéficieront des profits liés à leur activité.

La croissance se heurte à des limites écologiques (par exemple, l’épuisement des ressources naturelles, ainsi qu’à des problèmes de répartition (qui génèrent des inégalités entre individus).

Le progrès technique et les innovations peuvent permettre à la croissance d’être plus verte, donc plus vertueuse

Résumé sur https://www.shukuru.fr/?p=667

Sujets de BAC (Type EC3 ou Dissertation)

Un printemps meilleur que prévu pour la croissance française

C’est une bonne nouvelle de plus pour le gouvernement : la France a enregistré entre avril et juin une croissance plus forte qu’annoncé fin juillet . La hausse du PIB s’est ainsi établie à +1,1 %, et non pas à 0,9 % au deuxième trimestre, selon la nouvelle estimation de l’Insee publiée ce mardi.

L’acquis de croissance pour 2021 à fin juin n’est, en revanche, pas revu à la hausse, a précisé l’organisme public. Il demeure donc à 4,8 %. Ce qui est de bon augure pour le gouvernement qui table sur une croissance pour l’année de 6 %, après le plongeon de 8 % enregistré en 2020.

Le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, est d’ailleurs confiant. « En dehors des centres commerciaux , le passe sanitaire n’a pas d’impact sur l’activité économique », a-t-il assuré en dévoilant les modalités de la fin du « quoi qu’il en coûte » lundi. Selon lui, l’économie française devrait retrouver son niveau d’avant crise avant la fin de l’année, soit plus tôt que prévu…

Encourageante, cette embellie n’efface toutefois pas encore les stigmates de la crise : le PIB reste inférieur de 3,2 % à son niveau du quatrième trimestre 2019, selon l’Insee.

La meilleure nouvelle vient de l’investissement des entreprises qui a accéléré nettement et a augmenté finalement de 2,4 % au lieu de 1,1 % (après +0,4 % au début de 2021), ce qui lui permet même de dépasser pour la première fois son niveau d’avant la crise.

La consommation des ménages s’est également redressée de 1 % sur la période, pourtant marquée par un confinement au mois d’avril et début mai . Avec la levée progressive des restrictions sanitaires en mai et en juin, les Français ont retrouvé le chemin des magasins et des restaurants.

La surprise vient en revanche des chiffres de juillet. La consommation en biens des Français, un des principaux moteurs de la croissance, a chuté de 2,2 %, en volume, par rapport à juin. La baisse concerne aussi bien les produits alimentaires que les achats d’habillement-textile (-7,9 %) ou les voitures neuves.

Par Nathalie Silbert Publié le 31 août 2021 à 10:23 lesechos.fr