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Le protectionnisme de Trump s’appuie sur une vision dépassée de l’économie

L’affaire n’a pas traîné. A peine investi, Donald Trump a mis en œuvre ses promesses et décidé de placer le protectionnisme au cœur de sa politique économique. Menace de taxer les industriels qui délocalisent leur production, retrait du traité transpacifique (TPP) que Barack Obama avait signé, demande de renégociation de l’accord de libre-échange avec le Mexique et le Canada (Alena) ratifié en 1993 par Bill Clinton.
Le président de « l’Amérique d’abord » espère changer les règles du jeu mondial pour défendre les travailleurs des anciens Etats industriels (la Rust Belt, « ceinture de rouille ») et réduire son déficit extérieur abyssal, qui atteint 475 milliards de dollars – quand, dans le même temps, l’Allemagne engrange un excédent de 300 milliards et la Chine de 265.
La philosophie commerciale de Trump, approuvée par les syndicats de l’industrie traditionnelle, remonte aux années 1980, lorsque l’Amérique était envahie par les produits japonais, au détriment du travailleur américain. Trente ans plus tard, le président américain entend déclencher la riposte. Mais son approche se fonde sur une vision dépassée de l’économie.
A l’époque, il fallait réduire ses importations et maximiser ses exportations pour s’enrichir. La mondialisation des entreprises a rendu cette analyse caduque. Les économistes raisonnent désormais en chaîne de valeur : chaque pays doit apporter le maximum de valeur ajoutée dans la création d’un produit complexe. Ainsi, il n’est pas grave d’importer des iPhone « assemblés en Chine », s’ils sont « conçus en Californie », comme s’en vante Apple pour la plus grande fortune de la Silicon Valley.

En outre, la dénonciation du TPP est stratégiquement absurde. Cette alliance était faite pour organiser la domination commerciale des Etats-Unis autour du Pacifique contre la Chine. Comme l’a déploré le sénateur républicain John McCain, ce retrait « est une erreur grave. Cela va offrir une ouverture à la Chine pour réécrire les règles économiques au détriment du travailleur américain ».
Trump n’en a cure. Il pousse ses pions, et la question est de savoir jusqu’où il ira. D’aucuns se rassurent, estimant que Trump pratique depuis son bureau Ovale la politique-réalité comme il fit naguère de la télé-réalité, du catch commercial plutôt que de la vraie boxe : en tuant le TPP, Trump n’aurait fait que tuer un zombie. Le traité était mort-né, Barack Obama ne l’ayant pas présenté au Congrès faute de majorité pour le ratifier.
Quant à la renégociation de l’Alena, elle pourrait prendre des années. En attendant, le président ne peut pas augmenter les droits de douane : c’est contraire aux règles de l’OMC et de la Constitution américaine, qui réserve cette prérogative au Congrès. Le président de la Chambre des représentants, le républicain Paul Ryan, a déjà prévenu : « Nous n’allons pas augmenter les droits de douane. »
Las, ce moindre mal n’est pas certain, tant la dynamique de repli du président américain est forte. Trump a d’autres armes que les barrières douanières à sa disposition, comme la réduction drastique de la taxation des entreprises américaines qui fait flamber Wall Street. Il peut aussi tordre le droit, imposer ses vues à coups d’intimidations face à des partenaires affaiblis, comme le Royaume-Uni post-Brexit de Theresa May. Aujourd’hui, nul ne sait où s’arrêtera le national-économisme de Trump.

lemonde.fr  27 janvier 2017

Bal des débutantes

Le traditionnel Bal des débutantes se tient ce samedi 30 novembre à Paris. Cet événement, qui rassemble des filles d’aristocrates, d’artistes, de personnalités politiques ou de grands industriels, répond il à une logique de caste ? Faut-il y voir une tendance à s’enfermer dans une classe sociale, qui répond à l’éternel besoin des humains à s’élever au-dessus des autres sans se mélanger avec eux ?

Michel Maffesoli : Le Bal des Débutantes, tel qu’il se présente actuellement n’a sans doute plus rien à voir avec ceux du siècle passé. En effet, ces bals de débutantes, de niveaux d’ailleurs différents, selon qu’ils se passaient en préfecture ou à Paris ou Versailles, avaient pour objectif essentiel de permettre aux jeunes filles et jeunes gens de « bonne famille » de se rencontrer pour favoriser les mariages endogamiques, c’est à dire éviter les « mésalliances ».
Sans doute est-ce encore l’objectif poursuivi par nombre de rallyes et autres festivités de classe ou de castes. Mais deux caractéristiques viennent affadir cet objectif :
D’une part, il est de notoriété publique que les rejetons de ces bonnes familles, filles et garçons d’ailleurs, transgressent les codes de bonne conduite : il n’est pas rare que l’ivresse alcoolique, voire celle provoquée par d’autres adjuvants soit au rendez-vous, sans compter que le temps où le jeune marié découvrait le soir des noces la nudité de sa fiancée est bien révolu.
Alors, à quoi servent encore ces festivités ?
Mais je pense que le tribut que paient ces jeunes gens à leur « tribu » n’est pas léger et nombre de drames relatés par les médias en attestent. Être « fils de » n’est pas forcément un sort enviable et devoir se plier aux règles d’enfermement de la tribu non plus.

Certaines catégories sociales sont-elles plus concernées que d’autres par ce réflexe ? Quelles sont-elles, et quels sont les ressorts psychologiques et sociaux qui les motivent pour « court-circuiter » cette logique d’ascenseur social, et in fine rester entre soi ?
L’entre-soi est un autre mot pour dire le réflexe communautaire. Celui-ci est de tous les temps, car seule cette solidarité de proximité permet d’affronter  les vicissitudes de la vie. La différence entre les communautés-tribus contemporaines et celles d’avant la Révolution française est qu’elles n’assignent plus à identité sociale à vie, ni qu’elles ne sont uniques. Même une jeune débutante peut appartenir, outre son cercle aristocratique ou people, à d’autres tribus, musicales, sportives, sexuelles… D’ailleurs l’adjonction aux débutantes descendantes de familles aristocratiques de filles d’artistes (parfois fils ou filles de prolétaires), d’industriels ou de politiques montre bien que même cette tribu là se métisse. Elle n’est qu’une tribu parmi les autres, et en tant que telle peut-être a-t-elle plus d’importance comme tribu totémique que comme tribu réelle.

Peut-on dire que notre héritage aristocratique a toujours une forte influence, que la logique des classes hermétiques perdure en dépit de toutes les révolutions sociales de ces derniers siècles ?
Société de castes et société de classes sont deux modèles sociétaux qui d’une certaine manière se succèdent. Très clairement les XIXème et XXème siècles européens ont été des sociétés de classes. Dans notre société postmoderne, il me semble qu’il y a comme un retour à une société de castes. Mais bien sûr, ce n’est pas un retour à l’identique. La société de castes postmoderne n’est pas aussi cloisonnée et séparée en communautés hermétiques que ne l’était la société médiévale par exemple ou que ne l’est la société indienne. Et ceci notamment parce que chaque individu peut, sous des masques divers (la personna, c’est l’acteur portant un masque) s’identifier à de multiples tribus. Ce sont ces identifications multiples qui finalement relativisent la hiérarchie entre tribus et empêchent l’enfermement identitaire. Le bal des débutantes est en quelque sorte un bal de marionnettes et l’on aurait tort de s’en scandaliser ; ce n’est qu’une fête de quartier parmi d’autres.
Sans doute à marquer une appartenance de caste (curieux que ce mot ne soit employé que pour les aristocrates), c’est-à-dire sociologiquement parlant une appartenance communautaire qui n’est au fond pas différente dans sa nostalgie des origines perdues de celles de nombre de communautés immigrées qui louent en banlieue des garages et autres gymnases pour y organiser les bals qui feront se rencontrer entre eux leurs enfants !
D’autre part, on peut aussi se demander si ce bal des débutantes n’est pas essentiellement organisé pour être relaté dans les médias : ce qui fait évènement ce n’est pas tant le bal lui-même que son compte rendu dans quelques médias spécialisés, Paris Match, Gala etc.

Bien sûr qu’il n’y aura à ce bal que des jeunes gens et jeunes filles triés sur le volet, propres sur eux, au moins en début de soirée. Mais rien ne dit qu’ils n’iront pas ensuite s’encanailler dans quelqu’autre soirée, sinon aujourd’hui, du moins demain. Car comme tous les autres, ils appartiennent à de multiples tribus et celle-ci est devenue l’une parmi d’autres.

Alors que dans notre société occidentale, et notamment en France, il est beaucoup question d’ascenseur social et de méritocratie républicaine, le réflexe de constitution en castes n’entre-t-il pas en totale contradiction avec ces beaux discours ? Pourquoi ?

Tout d’abord, la notion même d’ascenseur social ne se comprend que s’il y a un haut et un bas, il faut donc bien qu’il y ait des riches et des pauvres pour que les seconds puissent espérer prendre la place des premiers. Une société égalitaire éliminerait toute ascension ! Alors bien sûr, l’existence de festivités réservées aux « enfants de », que ces « distingués nobles » le soient de naissance, de par le talent de leurs parents ou de par l’héritage peut choquer l’adage républicain selon lequel les seules distinctions doivent être celles du talent et du mérite et non la naissance
Mais je pense que le tribut que paient ces jeunes gens à leur « tribu » n’est pas léger et nombre de drames relatés par les médias en attestent. Être « fils de » n’est pas forcément un sort enviable et devoir se plier aux règles d’enfermement de la tribu non plus.

Certaines catégories sociales sont-elles plus concernées que d’autres par ce réflexe ? Quelles sont-elles, et quels sont les ressorts psychologiques et sociaux qui les motivent pour « court-circuiter » cette logique d’ascenseur social, et in fine rester entre soi ?

L’entre-soi est un autre mot pour dire le réflexe communautaire. Celui-ci est de tous les temps, car seule cette solidarité de proximité permet d’affronter  les vicissitudes de la vie.La différence entre les communautés-tribus contemporaines et celles d’avant la Révolution française est qu’elles n’assignent plus à identité sociale à vie, ni qu’elles ne sont uniques.Même une jeune débutante peut appartenir, outre son cercle aristocratique ou people, à d’autres tribus, musicales, sportives, sexuelles…D’ailleurs l’adjonction aux débutantes descendantes de familles aristocratiques de filles d’artistes (parfois fils ou filles de prolétaires), d’industriels ou de politiques montre bien que même cette tribu là se métisse. Elle n’est qu’une tribu parmi les autres, et en tant que telle peut-être a-t-elle plus d’importance comme tribu totémique que comme tribu réelle.

Peut-on dire que notre héritage aristocratique a toujours une forte influence, que la logique des classes hermétiques perdure en dépit de toutes les révolutions sociales de ces derniers siècles ?
Société de castes et société de classes sont deux modèles sociétaux qui d’une certaine manière se succèdent. Très clairement les XIXème et XXème siècles européens ont été des sociétés de classes. Dans notre société postmoderne, il me semble qu’il y a comme un retour à une société de castes. Mais bien sûr, ce n’est pas un retour à l’identique. La société de castes postmoderne n’est pas aussi cloisonnée et séparée en communautés hermétiques que ne l’était la société médiévale par exemple ou que ne l’est la société indienne. Et ceci notamment parce que chaque individu peut, sous des masques divers (c’est l’acteur portant un masque) s’identifier à de multiples tribus. Ce sont ces identifications multiples qui finalement relativisent la hiérarchie entre tribus et empêchent l’enfermement identitaire. Le bal des débutantes est en quelque sorte un bal de marionnettes et l’on aurait tort de s’en scandaliser ; ce n’est qu’une fête de quartier parmi d’autres.

Michel Maffesoli, sociologue, membre de l’Institut universitaire de France, est professeur à la Sorbonne.

http://www.atlantico.fr/decryptage/bal-debutantes-schizophrenie-supreme-france-tout-aussi-obsedee-ascenseur-social-que-besoin-effrene-se-distinguer-michel-913110.html/page/0/1

Un dimanche comme un autre aux Galeries Lafayette

« Je n’ai pas d’enfant, cela permet d’arrondir les fins de mois, et l’état d’esprit du personnel et de la clientèle est très familial et plus détendu le dimanche. » Alix Vossieg, 29 ans, employée depuis quatre ans dans le service des relations à la clientèle aux Galeries Lafayette du boulevard Haussmann à Paris, travaillera ce dimanche 8 janvier, le premier du nouveau dispositif d’ouverture dominicale.
Classé dans le périmètre d’une zone touristique internationale (ZTI), le magasin d’Haussmann ouvrira tous les dimanches dans l’année, là où auparavant il utilisait le dispositif dérogatoire des dimanches du maire pour des opérations spéciales en décembre pour Noël, pendant les soldes… En 2017, Alix Vossieg travaillera huit dimanches dans l’année, comme en 2016.
Avec ces 52 jours d’ouverture supplémentaires, la direction anticipe de 5 % à 10 % de chiffre d’affaires annuel en plus (le surplus avoisine désormais les 10 % au BHV Marais depuis son ouverture le dimanche en juillet 2016).
Malgré les critiques des syndicats, qui mettent en garde contre la pression exercée sur les salariés et s’inquiètent d’une plus grande précarité et d’une possible stagnation des salaires, 92 % des salariés des Galeries Lafayette du boulevard Haussmann se sont inscrits pour travailler le dimanche. Et 62 % se sont portés volontaires pour huit dimanches en 2017, le maximum autorisé dans l’accord signé entre les syndicats et la direction, qui concerne uniquement le magasin d’Haussmann.

Motivations diverses

Obtenu à l’arraché en mai 2016, cet accord prévoit trois formes de compensations au choix du salarié : se faire payer double la journée et prendre un jour de repos en plus, être payé normalement et prendre deux jours de récupération, soit ne pas être payé et récupérer trois jours (dont un à poser dans le mois qui précède ou qui suit). Ce dispositif ne concerne pas les démonstrateurs employés par les marques dotées de leur espace de vente dans le grand magasin, et qui relèvent de leur propre accord sur le travail du dimanche.
Pour les employés du grand magasin du boulevard Haussmann, les motivations à travailler le dimanche sont diverses. Pour certains, la question financière passe au premier plan. Comme Aurélie Du, 26 ans, en couple, et conseillère de vente au rayon des marques créateurs depuis deux ans, qui a choisi « des sous en plus pour pouvoir épargner ». Elle n’a pas hésité longtemps : « Mon compagnon, employé dans le service public, est lui aussi amené à travailler certains week-ends. »
D’autres y trouvent un surcroît de temps libre. Comme Weronika Wodja, du rayon accessoires. Employée depuis sept ans dans le magasin du boulevard Haussmann, cette trentenaire s’est inscrite pour travailler huit dimanches en 2017 afin d’« avoir du temps, avec mon mari qui a des horaires plus souples puisqu’il a sa propre société ». Ou comme Francine Hajman, 58 ans, conseillère de vente dans les marques propres pour enfant, qui travaillera cinq dimanches en 2017, « pour la récup’ ».

Davantage de temps libre

Elle pourra ainsi partir pour « des petites vacances » avec son compagnon, qui est en préretraite. « Avec un dimanche travaillé en janvier et un autre en février, je peux poser en récupération la troisième semaine de février pendant les vacances scolaires. Et ainsi profiter de mon premier petit-fils qui vient de naître », confie-t-elle. Ana Paula Denoyes, 34 ans et maman d’un enfant de 15 mois, était même volontaire pour en travailler huit, mais n’en a obtenu que sept (dont six de son choix), et ainsi « rester plus longtemps avec ma famille. Le dimanche, c’est le papa qui fera office de nounou. Et lors de mes jours de repos, je ne mettrai pas ma fille à la crèche. »
En renfort aux Galeries Lafayette Haussmann, une nouvelle catégorie de personnel a été recrutée : les travailleurs sous contrat de fin de semaine. Déjà près de 400 personnes embauchées sur un objectif de 500 (1 000 recrutements sont prévus avec ceux effectués par les marques). Des embauches en CDI qui travailleront à l’année mais uniquement trois jours en fin de semaine (samedi-dimanche-lundi ou vendredi-samedi-dimanche), soit 25 heures payé 32. Beaucoup sont étudiants, jeunes, et à la recherche d’un supplément d’argent de poche. C’est le cas de Marie Wang, jeune recrue de 21 ans.
Cette étudiante a commencé à travailler le 16 décembre 2016. Jusqu’alors, elle officiait, déjà en fin de semaine, dans une boutique du cinéma MK2 du 13e arrondissement de Paris. En licence de mandarin à l’université Paris-Diderot le reste de la semaine, elle avoue utiliser cet emploi de fin de semaine « pour parfaire ma pratique du chinois car il y a plus de touristes ici qu’au MK2. Et puis cela me permet de payer mes études, et d’économiser pour un futur logement, le permis, ou des vacances… ».

30 % sont d’anciens renforts saisonniers

Mais il n’y a pas que des étudiants. Certains ont 40 ou 50 ans et près de 30 % sont d’anciens renforts saisonniers. « J’ai retrouvé des vendeurs que je connaissais lorsque je m’occupais des accessoires », raconte Julien Carpentier, qui encadre deux managers et douze vendeurs des marques propres pour enfant. Jeune maman de deux enfants en bas âge, Kamola Usmanova, 26 ans, embauchée depuis le 13 novembre 2016 comme conseillère de clientèle à la conciergerie, cherchait quant à elle « un petit contrat » pour pouvoir s’occuper de son bébé durant la semaine. Et qui lui permet de remettre un pied dans le monde du travail.
Ces renforts ont été répartis dans les différents étages du magasin pour combler les « trous » dans les plannings. Car dès le mois de novembre 2016, les employés des Galeries Lafayette ont formulé leurs demandes et leurs préférences de dates. « Certains souhaitaient huit dimanches, d’autres deux, chacun a fait ses choix », indique Julien Carpentier. Quant à lui, en tant que manager référent, il se « devait de montrer l’exemple par rapport à ses équipes », mais n’en fera que cinq « par choix personnel de vie privée ». Et suivant les pics de présence, ils occuperont des postes sur un périmètre un peu plus large mais semblable à leur travail d’origine. D’autant qu’ils ne sont pas très nombreux à s’être portés volontaires pour travailler les mois d’été ou pendant les vacances. « Je n’ai pas pris les dimanches d’été car je veux profiter de mon jardin », explique Francine Hajman.
Quoi qu’il en soit, ils ne seront bientôt plus seuls à venir travailler le dimanche sur le boulevard Haussmann. Le Printemps, qui a conclu le 30 décembre 2016 avec ses syndicats l’accord sur les compensations salariales indispensables à son ouverture dominicale, devrait les rejoindre d’ici à la fin du premier semestre.

LE MONDE ECONOMIE | Par Cécile Prudhomme

Le monde du travail évolue; Les magasins demandent depuis plusieurs années un assouplissement de la réglementation de l’ouverture du dimanche. Le gouvernement a accédé à leur requête. Les salariés du magasin justifient leur acceptation :

  • « pas d’enfant cela me permet d’arrondir mes fins de mois ». Jusqu’à présent le dimanche était chômé pour permettre la vie familiale. Désormais, celle-ci n’est plus privilégié.  Le dimanche non travaillé ne représente-t-il un intérêt que lorsqu’on a des enfants ? C’est une vision restrictive de la vie privée, des loisirs … Par ailleurs, le dimanche sera davantage payé qu’un jour de semaine, il permet donc une « revalorisation » du travail
  • il semble que l’ouverture du dimanche occasionne un jeu un somme positive : plus de dépenses dans que celles-ci ne soient diminuées les autres jours de la semaine. Ce qui peut se comprendre pour les touristes et difficilement audible pour les résidents : certains ne peuvent-ils faire d’achat parce qu’ils n’ont pas le temps durant la semaine ? ils seraient alors obligés d’épargner !
  • ce qui inquiète les syndicats ce sont deux aspects : d’une part le volontariat des travailleurs, est-on vraiment volontaire pour travailler ce jour, le patron ne pourra-t-il « forcer » ses salariés à accepter le travail dominical ; d’autre part, les salaires ne vont-ils pas stagner du fait que les heures supplémentaires constituent un surcroit de pouvoir d’achat.
  • un argument cité par les employés qui acceptent de travailler le dimanche : « avoir davantage de temps libre »; Outre le fait que les semaines de travail vont être allongées, la fatigue et la productivité devraient elles aussi évoluer et probablement en sens contraire. Dès lors le temps de récupération obtenu sera nécessaire pour compenser le surcroit de fatigue. le gain apparaît donc inexistant. Cela interroge par ailleurs sur le lien social, la déréglementation du temps de travail entraine une individualisation de celui-ci. Le dimanche travaillé est un jour comme les autres. Les salariés auront donc de moins en moins de jours de repos communs. Quelles seront les conséquences pour les loisirs, les activités des associations … La disponibilité des travailleurs sera plus »éparpillée » sur la semaine.
  • Que dire enfin de ces personnes recrutées uniquement pour travailler en fin de semaine. Quelle entrée dans la vie active pour ces jeunes qui commenceront par connaitre la contrainte de la flexibilité du temps de travail avant de connaitre le droit du travail

Cette évolution qui doit permettre de « libérer » le commerce et probablement la croissance, ne présage rien de bon pour l’évolution du droit du travail et pour notre société, individualisée et précarisée à tout va

Shukuru

Fluidité sociale

Lexique

Définition

Indicateurs

Tendances

Enjeux

Erreurs Fréquentes


http://ses.webclass.fr/notion/fluidite-sociale

Actualisation des tables de mobilité

Cédric Hugrée, sociologue, chargé de recherche CNRS, membre de l’équipe « Cultures et sociétés urbaines » (CSU) du Centre de Recherches Sociologiques et Politiques de Paris (Cresppa) – CNRS/Université Paris 8, a actualisé les tables de mobilité avec les données des enquêtes emploi 2010 à 2014

Tables de mobilité 2010 – 2014


Ces tableaux statistiques confortent, avec quelques nuances, des résultats déjà mis en évidence à partir de données plus anciennes : les catégories «agriculteurs», «cadres et professions intellectuelles supérieures» et «ouvriers» sont relativement immobiles, tandis que les catégories «employés» et «professions intermédiaires» sont plus mobiles en termes de destinée et de recrutement ; les trajets de mobilité «courts» (vers des catégories socialement proches) sont plus fréquents que les trajets «longs» ; une large part de la mobilité totale observée s’explique par la mobilité dite structurelle entre les deux générations résultant des évolutions de la structure de la population active au cours du temps (différence entre les marges des deux tableaux). Si l’on fait abstraction de la mobilité structurelle, il apparait que l’hérédité sociale reste assez forte aux extrémités de la hiérarchie sociale.

Ces tableaux agrégés sont utiles pour travailler la lecture des tables de mobilité en classe et fournir une première approche empirique de cette question. Cependant, leur interprétation est parfois délicate et leur intérêt pour la connaissance de la mobilité sociale reste limité, notamment en raison de leur échelle d’observation :

– La signification sociale du passage d’un groupe à un autre n’est pas toujours déterminée, car les PCS ne sont pas entièrement hiérarchisées sur une échelle verticale. Ainsi, le passage de la catégorie ouvrier à celle d’employé doit-il être interprété comme une relative ascension sociale ou une mobilité horizontale ? Comment comprendre les déplacements entre les groupes d’indépendants et les groupes majoritairement salariés ? Comment situer la catégorie «artisans, commerçants, chefs d’entreprise», très hétérogène, dans la hiérarchie sociale ?

– Les tables de mobilité agrégées tendent à surestimer l’immobilité sociale du fait de leur échelle de construction. Elles ne permettent pas de saisir certaines formes de mobilité à l’intérieur des catégories agrégées, telles que le passage de la catégorie ouvrier non qualifié à celle d’ouvrier qualifié, ou de contremaître à technicien au sein des professions intermédiaires, les changements de statuts ou de secteur d’activité. Or les «petits» déplacements, qu’ils soient verticaux ou horizontaux, sont statistiquement beaucoup plus fréquents que les grands déplacements entre des catégories socialement éloignées, comme l’a souligné Bernard Lahire dans La culture des individus. Invisibles dans l’approche sociologique surplombante des tables de mobilités, ils peuvent être perçus comme de la mobilité sociale ou professionnelle si l’on se place du point de vue de l’expérience sociale des individus.

– Plus généralement, la «mobilité objective» appréhendée à partir des statistiques peut difficilement être confrontée à la «mobilité subjective» ressentie par les individus, dont les échelles d’observation sont très variables et qui est sensible à la fois aux trajectoires individuelles et familiales et à l’évolution du statut et des conditions de vie attachés aux catégories professionnelles.

Article de référence : Cédric Hugrée, « Les sciences sociales face à la mobilité sociale. Les enjeux d’une démesure statistique des déplacements sociaux entre générations », Politix 2016/2 (n°114), p.47-72.

http://ses.ens-lyon.fr/ressources/stats-a-la-une/la-mobilite-intergenerationnelle-des-actifs-au-debut-des-annees-2010

 

Fiche cours chapitre 7

Mondialisation, finance internationale et intégration européenne

 

Chapitre 7 : Quelle est la place de l’Union Européenne dans l’économie globale ?

 

Notions : Euro, Union économique et monétaire

 Plan

Introduction

  1. L’UE, une intégration économique

Un grand marché intérieur … difficile à construire

  1. La monnaie unique
  2. Un renforcement des dépendances
  3. Des difficultés de coordination

Conclusion

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En complément

Video

http://dessinemoileco.com/le-budget-de-lue/

http://dessinemoileco.com/peut-on-concilier-diversite-des-modeles-europeens-et-monnaie-unique/

https://www.youtube.com/watch?v=BDZMBgVg8yc

Statistiques

http://ec.europa.eu/eurostat/web/europe-2020-indicators/europe-2020-strategy

http://ec.europa.eu/eurostat/web/national-accounts/statistics-illustrated

Fiche concept

http://ses.tice.ac-orleans-tours.fr/php5/pedagogie/pedagogie_par_niveau/terminale/documents/fondamentaux/47_fiche_europe_politique_sociale.doc

http://ses.tice.ac-orleans-tours.fr/php5/pedagogie/pedagogie_par_niveau/terminale/documents/fondamentaux/45_fiche_tableau_marche_unique.doc

Résumé du chapitre

L’Union Européenne (28 pays dont 19 ont adopté l’Euro) est un exemple d’intégration économique. L’intégration économique a pour objectif une allocation optimale des facteurs de production. La monnaie unique permet de faciliter les transactions et de supprimer le risque de change.

Mais cette intégration renforce les dépendances entre les Etats puisque la politique monétaire est menée par une banque centrale indépendante et que la politique budgétaire est contrainte par le niveau maximal de déficit autorisé.

La coordination entre Etats devient essentielle mais difficile à opérer comme on peut le voir avec les difficultés rencontrées pour aider la Grèce.

Aujourd’hui, 6 pays sont candidats à l’UE et la Grande Bretagne a voté sa sortie de l’UE. Face à la crise des dettes souveraines, l’Europe n’a pas apporté de réponse satisfaisante. La question du type d’Europe souhaité est posée. Quelle politique sociale, quelle politique industrielle, quelle structure politique pour diriger l’Europe ? Ces questions devront être solutionnées pour permettre à l’Union Européenne de se développer.

La construction européenne est très fortement remise en cause

Résumé sur shukuru.fr http://www.shukuru.fr/?cat=23

Sujet de BAC (Type EC3) aucune dissertation à ce jour (Janvier 2016)

  • Vous expliquerez que la constitution d’une union économique et monétaire a été une étape importante de l’intégration européenne (EC3)
  • Vous montrerez que l’union économique et monétaire renforce les interdépendances entre les politiques conjoncturelles des États membres (EC3)

Robert Mundell et la zone monétaire optimale

La récente victoire travailliste au Royaume-Uni a été attribuée à la bonne santé économique du pays. Pour certains observateurs, cette santé vient notamment du refus de l’euro. Et d’aucuns de s’interroger sur la pertinence de l’Union économique et monétaire (UEM). Ce questionnement prend parfois un tour paradoxal. En effet, les critiques les plus virulentes de l’UEM se réfèrent en général à la notion de zone monétaire optimale. Or son inventeur, Robert Mundell, est un défenseur résolu de l’UEM.

Il naît le 24 octobre 1932 à Kingston, au Canada. Après des études à Vancouver, il rejoint le Massachusetts Institute of Technology (MIT) à Boston, où il obtient son doctorat d’économie (PhD) en 1956. Il commence alors une double carrière d’enseignant et de chercheur. De 1961 à 1966, il travaille au Fonds monétaire international (FMI) avant d’être nommé professeur à Chicago de 1966 à 1971, puis à l’université Columbia à New York de 1974 à sa retraite. C’est pendant son passage au FMI qu’il formule plusieurs théories devenues des références. Son nom est attaché à quatre éléments théoriques majeurs.

Le premier est le modèle Mundell-Fleming, John Fleming étant un enseignant qui mène, parallèlement à Robert Mundell, des recherches sur la politique économique. Au début des années 1960, la théorie dominante est le keynésianisme, qui fait de la gestion de la demande par la dépense publique et le déficit budgétaire, l’outil au service du plein-emploi. Ce keynésianisme trouve son expression courante dans le modèle IS/LM, qui présente deux fragilités. Il repose sur une hypothèse de rigidité absolue des prix et n’est valable que pour une économie fermée. Conservant l’idée de prix stables, le modèle Mundell-Fleming adapte IS/LM au cas d’une économie ouverte. Il conclut que l’efficacité de la politique budgétaire dépend du système de changes. En cas de changes fixes comme dans le système de Bretton Woods, la politique budgétaire est efficace. En revanche, dans un système de changes flottants, comme celui dans lequel nous vivons depuis 1973, ce n’est plus le cas. En effet, en empruntant pour financer son déficit, l’Etat fait monter les taux d’intérêt, ce qui attire les capitaux étrangers. Résultat : la monnaie nationale est de plus en plus demandée et sa parité s’apprécie. Cette appréciation se traduit par une perte de compétitivité et une baisse des exportations. Il se produit ce que les économistes appellent un effet d’éviction : plus de demande publique conduit à moins de demande extérieure et, en fin de compte, à une stagnation de la demande globale.

Mundell complète ce modèle par l’analyse de la politique monétaire dans un cadre de libre circulation des capitaux : si la banque centrale souhaite que sa devise garde une parité fixe par rapport au dollar, par exemple, elle doit avoir les mêmes taux d’intérêt que ceux de la banque centrale américaine. Elle perd sa capacité de fixer ses taux d’intérêt, donc l’autonomie de sa politique monétaire interne. Si elle veut la conserver, elle doit renoncer au change fixe et laisser flotter sa devise pour s’isoler des autres banques centrales grâce à l’écran du marché des changes. En économie ouverte, il y a incompatibilité entre libre gestion de la politique monétaire et maintien d’un système de changes fixes. C’est le théorème des incompatibilités de Mundell. M. Mundell agrège les deux résultats précédents en expliquant qu’en cas de changes fixes, l’acteur économique important est l’Etat au travers de sa politique budgétaire, tandis qu’en cas de changes flottants, c’est à la banque centrale d’assurer la régulation conjoncturelle.

En 1961, Robert Mundell formule une troisième théorie, celle de la zone monétaire optimale. Puisque des pays en changes fixes ont nécessairement la même politique monétaire, pourquoi n’auraient-ils pas une seule et même banque centrale ? Favorable aux changes fixes comme élément de stabilité, M. Mundell défend le principe d’une monnaie mondiale unique, rappelant à ceux qui doutent de sa faisabilité que cette situation a déjà existé, entre 1871 et 1914, quand l’or était la monnaie de tous. Si l’or n’a pas survécu, c’est en raison de sa rareté relative, mais aussi parce qu’une zone monétaire n’est optimale, c’est-à-dire durable, qu’à trois conditions : d’abord que les économies de la zone ne connaissent pas de chocs asymétriques, c’est-à-dire une rupture de leurs conditions de production, comme en cas de guerre ; que les facteurs de production (le capital et le travail) circulent sans entrave dans la zone ; que la zone ignore l’inflation.

Le dernier apport de Mundell concerne l’inflation. Bien que sensible aux thèses des monétaristes, il a une approche de l’inflation moins négative qu’eux. Néfaste à long terme, l’inflation peut avoir un effet de court terme positif. En effet, en cas d’inflation, les firmes accumulent les stocks, et donc produisent, car elles savent que le prix de ces stocks va monter. Cette influence de l’inflation sur les gestions de trésorerie s’appelle l’effet Mundell-Tobin.

Plutôt en retrait depuis le milieu des années 1970, Robert Mundell a obtenu le prix Nobel d’économie en 1999.


Jean-Marc Daniel, professeur à l’ESCP-EAP.

LE MONDE ECONOMIE |

Fiche cours Chapitre 6

Mondialisation, finance internationale et intégration européenne

 

Chapitre 6 : Quels sont les fondements du commerce international et de l’internationalisation de la production ?

 

Notions : avantages comparatifs, dotation factorielle, libre-échange et protectionnisme, commerce intra firme, compétitivité prix et hors prix, délocalisation, externalisation, firmes multinationale, spécialisation

Plan

Introduction

  1. Evolution du commerce international
  2. Les déterminants de l’échange

Avantages comparatifs  /  Avantages absolus

  1. Avantages et inconvénients des échanges internationaux
  2. Le protectionnisme
  3. Les effets des variations des taux de change
  4. La mondialisation de la production

Conclusion

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En complément

Video

http://dessinemoileco.com/quest-ce-que-lavantage-comparatif/

http://www.europarltv.europa.eu/fr/player?pid=8fe0ff8e-5d33-4902-92db-a1cb014b2b02

Statistiques

http://www.statapprendre.education.fr/insee/comext/quoi/quoiXM.htm

http://www.statapprendre.education.fr/insee/comext/qui/quiparten.htm

http://www2.impots.gouv.fr/documentation/prix_transfert/entrep.htm

Fiche concept

http://ses.tice.ac-orleans-tours.fr/php5/pedagogie/pedagogie_par_niveau/terminale/documents/fondamentaux/30_fiche_concept_echange_international.doc

Schémas d’implication

http://ses.tice.ac-orleans-tours.fr/php5/pedagogie/pedagogie_par_niveau/terminale/documents/fondamentaux/33_fiche_schema_avantage_comparatif.doc

http://ses.tice.ac-orleans-tours.fr/php5/pedagogie/pedagogie_par_niveau/terminale/documents/fondamentaux/32_fiche_schema_specialisation.doc

 

Résumé du chapitre

Le commerce international se développe depuis la fin de la seconde guerre mondiale et plus rapidement encore depuis les années 80 et 90. Les échanges croissent plus rapidement que le PIB mondial. Par ailleurs, il a beaucoup évolué en devenant un commerce de services, et entre firmes.

La théorie des avantages comparatifs de Ricardo, présente les avantages de l’échange. La spécialisation permet aux producteurs de diminuer leurs coûts, les prix baissent et le choix augmente. Néanmoins, certains pays continuent de pratiquer le protectionnisme pour protéger leurs entreprises.

Résumé sur shukuru.fr http://www.shukuru.fr/?p=687

 

Sujet de BAC (Type EC3 ou Dissertation)

  • Comment peut-on expliquer les échanges internationaux de marchandises ? (Dissertation)
  • Vous mettrez en évidence les principaux facteurs expliquant les choix de localisation des firmes multinationale (EC3)

Fiche cours Chapitre 5

Justice sociale et inégalités

 

Chapitre 5 : comment les pouvoirs publics peuvent-ils contribuer à la justice sociale ?

 

Notions : Egalité, discrimination, assurance/assistance, services collectifs, fiscalité, prestations et cotisations sociales, redistribution, protection sociale

Plan

Introduction

  1. Les différentes formes de l’égalité

Egalité des droits

Egalité des chances

Egalité des situations

  1. Les politiques de lutte contre les inégalités

Les mesures redistributives : monétaire, en nature, le système de protection sociale

La politique de lutte contre les discriminations

  1. Quels sont les effets de ces politiques ?

Des effets controversés

Des politiques couteuses et désincitatives

Conclusion

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En complément

 Video

https://www.youtube.com/watch?v=UxVgFqauJPg

http://dessinemoileco.com/comment-calcule-t-on-limpot-sur-le-revenu/

Statistiques

https://www.insee.fr/fr/metadonnees/definition/c1562

https://www.insee.fr/fr/statistiques/1304112

https://www.insee.fr/fr/statistiques/2411422

Fiche concept

http://ses.tice.ac-orleans-tours.fr/php5/pedagogie/pedagogie_par_niveau/terminale/documents/fondamentaux/28_fiche_concept_redistribution.doc

 

Résumé du chapitre

La justice sociale est un objectif dans les sociétés démocratiques. L’intervention des pouvoirs publics a pour objectif d’atteindre cette justice. L’égalité prend trois formes : égalité des droits, égalité des situations, égalités des chances.

Par la redistribution (monétaire ou en nature), l’état tente de lutter pour l’égalité.

Néanmoins, les effets des politiques sont controversés, elles sont couteuses et peuvent s’avérer désincitatives, voire inefficaces.

Résumé sur shukuru.fr http://www.shukuru.fr/?p=749

Sujet de BAC (Type EC3 ou Dissertation)

  • La redistribution suffit-elle à assurer la justice sociale ? (Dissertation)
  • Vous montrerez comment les pouvoirs publics peuvent réduire les inégalités économiques (EC3)