TD 3 : Le fonctionnement du marché

Construction de la courbe d’offre

Une dizaine d’entreprises sont sur un marché en concurrence pure et parfaite. Elles produisent de marché de la production de sweat. L’offre de l’ensemble de ces entreprises est présentée dans le tableau suivant :

Prix de venteQuantité offerte
40100 000
45111 000
50119 000
55124 000
60127 000
65130 000
  1. Tracer la courbe d’offre du marché

Construction de la courbe de demande

Le marché des sweats est un marché sur lequel la demande est nombreuse et assez sensible aux variations de prix. Cette demande est présentée dans le tableau ci-dessous :

Prix de venteQuantité demandée
40160 000
45145 000
50137 000
55124 000
60112 000
65101 000
  • Tracer la courbe de demande du marché
  • Quel est le prix et la quantité d’équilibre sur le marché ?
  • Que signifie cette notion d’équilibre ?

Le marché du coton, principale matière première dans la fabrication des sweats, et perturbé par des conditions climatiques extrêmes. La production de coton est inférieure à ce qu’elle était l’année précédente.

  • Quelle sera la principale conséquence sur le marché du coton ?
  • Quelle va être la conséquence sur le marché des sweats ?

Nouvelle offre

Prix de venteQuantité offerte
4090 000
45107 000
50112 000
55125 000
60130 000
65137 000
  • Tracer la nouvelle courbe d’offre
  • Cela modifie-t-il l’équilibre sur le marché
  • Quel sera le nouvel équilibre (lecture sur le graphique)

La mode évolue et les sweats sont moins demandés par les clients

Voici le nouveau tableau de demande

Prix de venteQuantité demandée
40140 000
45128 000
50105 000
55110 000
6098 000
6595 000
  1. Tracer la nouvelle courbe de demande
  2. Cela modifie-t-il l’équilibre sur le marché ?
  3. Quel sera le nouvel équilibre (lecture sur le graphique)

Tache complexe risque

Tous les individus sont-ils exposés  de la même manière au risque  et en ont-ils la même perception ?  Illustration par les risques écologiques
Étape 1 : Définition du risque et des enjeux de la séquence.

1- Sensibilisation 

  • Qui a peur de monter dans un avion ? Dans une voiture ?

2- Quelques définitions : 

  1. A votre avis, qu’est-ce qu’un risque ? Comment peut-on définir le risque ?
  2. Quelle peuvent être les différences entre : exposition au risque, la perception du risque , l’aversion au risque les conduites à risques ?
  • A votre avis qu’est-ce qu’un risque écologique ? Citez-en 
Étape 2 : Une exposition au risque et une perception du risque socialement différenciée.

1-  Une exposition au risque inégale.

Document 1 : les agriculteurs face aux risques liés aux pesticides.

Source : France 2 Extrait du magazine « 13h15 le samedi » du 13 avril 2019

https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/agriculture/video-pesticides-les-industriels-nous-ont-fait-la-propagande-de-leurs-produits-dangereux-pendant-des-decennies-selon-paul-francois-qui-a-gagne-contre-monsanto_3396351.html

1- De quel risque est-il question ici ? 

2- Quel type de population y est davantage soumis? Pourquoi ? 

Document 2 :   Les effets différenciés du changement climatique.

Les inégalités en matière d’impacts appréhendé globalement, le changement climatique se mesure en élévation des températures moyennes, mais cela se traduit localement par des effets très différenciés : l’élévation des températures est plus marquée dans les régions arctiques que sous d’autres latitudes ; la hausse du niveau des mers frappe plus les populations habitant des basses terres et a déjà chassé les habitants d’un certain nombre d’îles ; et l’accentuation des phénomènes climatiques est plus sensible dans les zones tropicales que dans les zones plus tempérées. Or, ce qui renforce cette distribution géographique inégale et en fait une véritable injustice, c’est le fait que les populations les plus touchées (les habitants du delta du Gange ou les Inuits en Arctique) sont celles qui ont le moins contribué au changement climatique et donc qui en sont les moins responsables (dans tous les sens du terme). On se trouve dès lors au centre même de la question de la justice – ou, plutôt, de l’injustice – environnementale : le tort moral vient se surajouter aux dommages physiques . Mais les dommages ne sont pas purement physiques. Ce ne sont pas seulement les effets du changement climatique qui sont inégalement répartis, ce sont aussi ses impacts et les façons dont ses effets sont ressentis. On l’a vu à La Nouvelle-Orléans, après le passage de l’ouragan Karina, en 2005 : les plus touchés ont été les habitants afro-américains des quartiers les plus pauvres, ceux qui ont eu le plus de mal à évacuer la zone (ils n’avaient pas de voiture) et auxquels il a fallu ensuite le plus de temps pour retrouver des conditions de vie à peu près normales, et les opérations foncières réalisées par la suite y ont servi à « requalifier sociologiquement » (si l’on peut dire) les quartiers désertés. Ce qui renforce donc en termes d’impacts les effets des dégradations environnementales, c’est une plus grande vulnérabilité des populations touchées (qui sont beaucoup plus étroitement dépendantes de la situation dans laquelle elles se trouvent) et leur moindre résilience (du fait qu’elles ont moins de solutions de rechange à leur disposition).

Catherine Arrière F.F.E. | « Annales des Mines – Responsabilité et environnement

RESPONSABILITÉ & ENVIRONNEMENT – JUILLET 2015 – N°79 77

Questions : 

1- De quel risque est-il question ici ? 

2- En quoi peut-on dire que nous n’y sommes pas tous exposés de la même manière ? 

2- Une perception du risque inégale.

Document 3 :  la sensibilité au risque n’est pas toujours rationnelle. 

Depuis le début des années 80, les études consacrées au risque se sont multipliées. L’ouvrage de P. Peretti-Watel en propose un tour d’horizon. L’auteur s’intéresse aux approches sociologiques des « événements dommageables » (menaces, dangers) tels qu’ils sont perçus par les individus. Premier constat : le risque est une construction sociale. Ainsi, il n’y a rien de commun entre la façon dont une bureaucratie gère son rapport au risque de façon adverse et aveugle et celle de l’entrepreneur, pour qui le risque constitue, dans l’univers mouvant du marché, une véritable opportunité d’enrichissement. Si l’on compare les craintes de la damnation qui angoissaient l’homme du Moyen Age à l’invention du risque social moderne (accident de travail, chômage, risque écologique), on note que, d’un point de vue historique également, la notion a beaucoup évolué. Des risques nouveaux (globaux, irréversibles, invisibles) ont vu le jour au cours de ces dernières décennies : la crise de la vache folle en est un exemple. Second constat : la conscience des risques n’est pas réductible à un simple pari rationnel. En témoigne, par exemple, la perception différenciée des risques (cancer, chômage, nucléaire) par les adolescents : le sexe, l’âge et la filière scolaire influencent les indicateurs de gravité et de fréquence perçues ainsi que de crainte déclarée, mais rarement en revanche la structure des interactions entre ces trois composantes. Autre résultat intéressant: les individus les moins exposés aux risques d’agression et de cambriolage sont souvent les plus tourmentés par l’insécurité! Dernier constat de l’auteur : dans la société contemporaine, les individus tendent à nier certains risques pourtant réels et omniprésents. Ainsi, les statistiques officielles de la mortalité routière ont-elles peu d’impact sur les perceptions de nombreux conducteurs. Lorsqu’on les interroge, ces derniers donnent de « bonnes raisons » de ne pas respecter les règles au motif que la fatalité statistique ne concernerait qu’un homme moyen auquel tout le monde se sent supérieur. Comme l’illustre d’abondance le présent ouvrage, parmi les faits sociaux qui ont gagné récemment leurs lettres de noblesse au sein du champ d’étude des sciences humaines, le risque occupe donc désormais une place de choix. En ce domaine, l’on ne disposait pas pourtant de synthèse critique en langue française. C’est maintenant chose faite.

Patrick Peretti-Watel, Armand Colin, 2000, 288 p., 140 F. MICHEL LALLEMENT Février 2001

1- Quelle est la thèse principale de l’auteur exprimée dans cet article ? 

2- Quelles sont toutes les variables énoncées qui peuvent modifier la perception du risque ? Comment ? 

Document 4 :  Déterminants du sentiment d’exposition à des risques liés au changement climatique 

( régression logistique :  base 100)

Questions : 

1- Lire les données entourées 

2- Quels sont les facteurs qui augmentent le sentiment d’exposition à des risques liés au changement climatique ? 

3- Quels sont les facteurs qui le diminuent ? 

Document 5 :  Perceptions plurielles des risques industriels.

Questions : 

1- De quel risque est-il question ici ? Pouvez-vous donner des exemples ?

2- A l’oral, après deux minutes d’observation, expliquez comment a été construit ce graphique.

3- Quelles sont les variables qui sont étudiées ?

5- Quelle(s) catégorie(s) de la population a (ont) le plus fort sentiment d’exposition en absence de risque ?

6- Quelle(s) catégorie(s) de la population a (ont) le plus faible sentiment d’exposition en absence de risque ?

7- Quelle(s) catégorie(s) de la population a (ont) la plus forte conscience du risque ?

8- Quelle(s) catégorie(s) de la population a (ont) la plus faible conscience du risque ?

9- Finalement, quelles sont les catégories de la population à sembler manifester une certaine « rationalité » dans la perception du risque ?  Quelles sont les catégories les moins rationnelles ?

Étape 3 Tâche finale : Produire une synthèse de réponse guidée à la problématique.

Mission :

A l’aide des étapes 1 et 2, et en vous appuyant et en citant les documents, vous montrerez que les individus n’ont pas tous la même perception et le même degré d’exposition face aux risques écologiques.

TD 10 Comment la socialisation influence-t-elle le choix du conjoint ?

Document 1 : Répartition des hommes en couple selon leur groupe social et celui de leur conjointe en %

  1. Faites une phrase avec la valeur 56.4 %
  2. Que représente la diagonale ?
  3. Dans quel groupe l’homogamie est-elle la plus importante ?

Homogamie : situation ans laquelle deux conjoints appartiennent au même groupe social.

Document 2

Issue d’un milieu modeste (père ouvrier dans une usine et mère femme de ménage), Laura est mariée avec un homme chef d’entreprise, élevé dans l’opulence.  

La mixité du couple que forme Laura et Gabin est rare. L’adage « qui se ressemble s’assemble » se vérifie en effet dans les statistiques. Selon une étude publiée par l’Observatoire des inégalités, 78% des ouvriers vivent avec une ouvrière ou une employée, contre 3% avec une femme cadre supérieure. « Il est difficile de mesurer dans le temps l’évolution de l’homogamie, notamment à cause de l’élévation du taux d’activité des femmes et l’augmentation globale du niveau des diplômes, nuance Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités. Mais on peut affirmer que l’on se met massivement en couple avec une personne du même milieu que le sien. »  

Après six mois de relation, Laura a rencontré les parents de Gabin. Une étape qui a cristallisé le fossé entre sa classe sociale et la leur. « J’ai pris conscience de nos différences. Dans cette maison à la décoration soignée, j’avais le sentiment d’être un éléphant dans un magasin de porcelaine. Je réfléchissais à mes moindres faits et gestes, osais à peine ouvrir la bouche de peur d’être jugée sur mon langage ou de paraître inculte. » 

Ce sentiment de ne pas être à sa place, Théo, l’a ressenti lors de sa première visite chez les parents -tous deux cadres supérieurs- de Gabrielle. « J’ai pénétré dans le temple de la décoration. Tout était raffiné et choisi avec goût, de la peinture du salon jusqu’à la soucoupe de ma tasse. Chez ma mère (aide-soignante) on lave les pots de pâte à tartiner pour s’en servir comme verre et le canapé a été récupéré chez l’une de mes tantes.

« Nos centres d’intérêt, notre manière de parler, de nous habiller sont structurés par notre socialisation », souligne Louis Maurin.

Les parents de Laura aussi ont eu l’impression que leur fille reniait sa classe d’origine. « Ils trouvaient que je les prenais de haut. Ils m’accusaient de ne plus les trouver « assez bien » et d’avoir des airs qui les rabaissaient. Je devais constamment prouver mon appartenance à mon milieu et en parallèle justifier de la légitimité de ma relation auprès de mes beaux-parents. »

« Dans la majorité des cas, les couples avec une différence de classe importante se soldent par un échec », déplore Louis Maurin. Heureusement, la réalité est plus contrastée. « Rien n’est figé. Nos valeurs sont le fruit de notre individualité. Un enfant ne vote pas forcément comme ses parents par exemple. » 

Camille Moreau 20/10/2018

https://www.lexpress.fr/styles/psycho/quand-la-difference-de-classe-sociale-fragilise-le-couple_2040145.html

  1. Quel problème est présenté par ce texte ?
  2. Pourquoi est-ce un problème ?
  3. Expliquez la phrase soulignée
  4. Quel est le lien avec la socialisation ?
  5. Quelles peuvent être les réactions de l’entourage ?
  6. Les gens rencontrent-ils leur conjoint dans n’importe quel lieu ?

TD 8 Asymétrie d’information

Document 1

La loi définit l’obsolescence programmée comme « l’ensemble des techniques par lesquelles un metteur sur le marché vise à réduire délibérément la durée de vie d’un produit pour en augmenter le taux de remplacement. »

L’obsolescence programmée nourrit la surconsommation ainsi que la surproduction. Elle participe à l’accroissement des déchets, l’intensification de la pollution ainsi que l’augmentation du gaspillage des matières premières et d’énergie.

Il existedifférents types d’obsolescence programmée : technique ; esthétique ou logicielle.

L’obsolescence technique

« Désolé, monsieur, ce modèle de batterie n’existe plus ! » Bienvenue dans l’obsolescence technique, c’est-à-dire quand un bien a cessé de fonctionner, car un des composants a une durée de vie limitée et n’est pas réparable, ou quand la pièce de rechange n’existe plus (obsolescence indirecte).

L’obsolescence esthétique

L’obsolescence esthétique, c’est lorsqu’une même entreprise présente en peu de temps un nouveau produit vanté comme plus performant dans ses campagnes promotionnelles.

L’obsolescence logicielle

L’obsolescence logicielle, c’est lorsqu’une nouvelle version d’un logiciel ou d’une application rend désuète l’ancienne. C’est aussi lorsqu’on rend incompatibles, de manière accélérée, les formats de l’ancienne et de la nouvelle version d’un même logiciel ou application.

https://www.mtaterre.fr/dossiers/pourquoi-nos-produits-durent-ils-de-moins-en-moins-longtemps/lobsolescence-programmee-cest

  1. Qu’est-ce que l’obsolescence programmée ?
  2. Pourquoi peut-on considérer qu’il s’agit aussi d’un problème d’asymétrie d’information
  3. Quelles sont les externalités négatives de l’obsolescence programmée ?

Document 2

Les français et les véhicules d’occasion, Enquête La centrale-OpinionWay, Février 2016

  1. Faites une phrase avec la donnée entourée
  2. Quels sont les deux principaux freins à l’achat d’une voiture d’occasion ?
  3. Comment peut-on réduire l’asymétrie d’information ?

TD 7 Externalités

Document 1 : Vidéo

https://education.francetv.fr/matiere/actualite/seconde/video/cliquer-c-est-polluer

  1. Comment l’utilisation d’équipements informatiques génèrent-elles des externalités ?
  2. Ces externalités sont-elles uniquement négatives ? (donnez des exemples)
  3. Comment l’Etat pourrait-il intervenir pour limiter ces externalités ?

Document 2 :

  1. Par combien les quantités pêchées dans le monde ont-elles été multipliées entre 1950 et 1990 ?
  2. Comment évoluent les quantités pêchées entre 1990 et 2016
  3. Comment peut-on expliquer les évolutions observées sur ce graphique ?
  4. Quel type de problème pose l’évolution de la pêche ?

Document 3 :

Chaque année, un célèbre guide gastronomique attribue aux chefs de restaurants, une, deux trois étoiles, ou aucune. En raison du niveau d’exigence à atteindre pour obtenir une première étoile, les chefs doivent supporter des coûts financiers (embauche de personnels issus des plus grandes écoles d’hôtellerie restauration, rénovation de la salle de restauration …) et psychologiques (stress, mise au point de nouvelles recettes, concurrence avec les autres chefs …). Malgré cela, la plupart d’entre eux n’hésitent pas à se lancer dans une véritable course aux étoiles : l’obtention d’une étoile permet d’accroitre significativement la clientèle, malgré le prix généralement élevé des repas.

                                                                                     SES première Magnard 2019

  1. Quel type de défaillance du marché la notation des restaurants cherche-t-elle à surmonter ?
  2. Si les restaurants n’ont pas d’étoile, qu’est ce qui détermine le choix pour le client ?
  3. Pourquoi malgré les coûts élevés, les chefs cherchent-ils à obtenir des étoiles ?
  4. Ce système est-il efficace selon vous ?

TD 6 : Dilemme du prisonnier et politique de concurrence

A partir des deux documents suivants, montrer que la confrontation entre appel et Samsung s’apparente à la théorie des jeux, où les deux participants sont perdants. En cas de collaboration, que pourrait-il se passer sur le marché (donnez des exemples) ?

Document 1 :

Alors que les consommateurs sont de plus en plus avides de nouvelles technologies, les constructeurs se livrent une bataille sans merci pour se différencier et accroitre leurs parts de marché.

Depuis l’été 2010, Apple et Samsung se livrent ce que la presse appelle une « guerre des brevets ». Apple a poursuivi Samsung pour reproduction illicite des caractéristiques de ses produits (fonctionnalités, design, couleur, etc.) dans plusieurs pays. Samsung a poursuivi Apple pour violation de brevets également dans plusieurs pays.


Apple reproche à Samsung, de s’être livré à une concurrence déloyale, en ayant enfreint plusieurs brevets dont certains relatifs au design des produits de la marque à la pomme. Plus d’une dizaine de modèles Samsung seraient visés. Parmi les brevets, on retrouve celui instauré par Steve Jobs en 2005 sur les coins arrondis de la tablette.

Apple accuse également Samsung d’avoir « délibérément copié » la forme et l’interface de l’iPhone et de l’iPad, protégés par ses brevets. L’entreprise réclame 2,5 milliards de dollars (2 milliards d’euros) de dommages et intérêts.

Samsung, en retour, accuse Apple de chercher à l’exclure « sans raison » du marché des Smartphones et des tablettes, mais aussi d’enfreindre ses brevets sur la technologie 3G. Ainsi, Samsung accuse Apple d’abus de position dominante.

Le 25 mai 2018, Le Figaro

Le groupe sud-coréen Samsung a bien copié le design de l’iPhone de son concurrent américain Apple et devra donc s’acquitter d’une amende de 533 millions de dollars, ont tranché jeudi des jurés américains à l’issue de plusieurs jours de délibérations. Samsung, qui ne commercialise plus le modèle incriminé, devra en outre payer 5 millions de dollars pour l’usage de certaines fonctions de l’iPhone.

La justice américaine semble avoir donné raison à Apple, qui avait argué tout au long de ce procès que le design de ses smartphones était essentiel. Elle a toutefois imposé une amende finalement médiane puisqu’Apple réclamait un peu plus d’un milliard de dollars quand Samsung était disposé à dédommager son concurrent à hauteur de 28 millions.

Les deux groupes, qui détiennent actuellement à eux deux environ 35% du marché mondial, s’affrontent sur cette question de violation de brevets depuis sept ans. En 2011, un premier procès avait déjà donné raison à Apple, condamnant alors Samsung à payer 400 millions de dollars. Mais la société sud-coréenne avait contesté ce verdict. Leur querelle était alors remontée jusqu’à la Cour suprême des États-Unis qui a annulé en 2016 la sanction de 400 millions de dollars, renvoyant le dossier dans le système judiciaire ordinaire.

TD 5 Monopole et stratégie

Document 1 :

Puisque l’entreprise en situation de monopole est seule, elle peut donc fixer à la fois les prix et la quantité produite. Evidemment, elle fait face à la contrainte qui dit que prix et quantité produite devront être compatibles avec la demande des consommateurs.

Le monopole est-il efficace ? Pour le savoir on peut analyser le surplus du marché. Il y a ici une perte de surplus que l’on appelle aussi la perte sèche du monopole. Ainsi, le pouvoir de marché du monopole le conduit à fixer un prix trop élevé par rapport au prix concurrentiel et à réduire la consommation du bien produit par ce monopole.

Etienne Wasmer, Principes de microéconomie, Pearson 2017

  1. Quels sont les avantages et les inconvénients de la situation du monopoleur ,
  2. Pourquoi le prix de vente ne doit-il pas être trop élevé pour le consommateur ?

Document 2

  1. Pourquoi le prix du monopole occasionne-t-il une perte pour l’entreprise ?
  2. Que doit faire l’entreprise pour accroitre ses profits ?
  3. Le monopole est-il une bonne situation ?

Document 3

Des systèmes de brevets ont été mis en place afin d’accroître les incitations à l’innovation. Les brevets accordent à leur détenteur un monopole temporaire sur l’exploitation de la technologie brevetée. En l’absence de système de brevets, l’inventeur ne peut s’approprier l’intégralité des gains liés à une innovation et l’effort d’innovation est alors insuffisant. Ainsi, les brevets renforcent les incitations à l’innovation au prix d’une restriction temporaire de la concurrence.

La détention d’un brevet offre par définition la possibilité d’attaquer un contrevenant présumé par des procédures judiciaires pour l’empêcher d’utiliser l’innovation ou obtenir une rétribution pour cet usage. Ce droit peut être utilisé de manière opportuniste pour porter préjudice à des concurrents.

Louise Rabier, brevets et normalisation technique : comment concilier concurrence et innovation, Trésor -Eco mars 2017

  1. Quel est le rôle d’un brevet ?
  2. Quel est le lien entre le brevet et le monopole ?
  3. Quels sont les avantages et les inconvénients des brevets ?

Manuel Hachette Activité 3 p 44

Documents pour chapitre 5 Comment la socialisation contribue-t-elle à expliquer les différences de comportement des individus ?

Document 1

L’influence culturelle parentale s’observe surtout dans le partage d’activités entre les enfants et tel ou tel de leurs parents, voire les deux. Ainsi Anthony (mère sans profession, beau-père carreleur au chômage, père conducteur d’engins agricoles, a commencé il y a cinq ans à regarder le feuilleton, Plus belle la vie (« au début je comprenais pas trop, mais … après ben, j’aimais bien ! Mais je continue à suivre »). Il y a été conduit par ses parents qui, à certains moments de la journée, ont la main mise sur les programmes TV (« c’est les parents qui mettent la télé »)

Thomas (mère enseignante aux beaux-Arts ; père sous-directeur de la direction des construction navales de Toulon ; il vit avec sa mère (« des musées j’en ai vu plein, vu que ma mère est peintre ». A côté des visites de musées et des voyages culturels, Thomas fait de la voile avec ses parents (son père seulement depuis leur séparation).

                               Fanny Renard, Reproduction des habitudes, Sociologie, 2013

  1. Quelles différences existent entre les pratiques culturelles de ces deux enfants ?
  2. Pourquoi existe-t-il ces différences ?
  3. Quelles conséquences cela peut-il avoir sur les pratiques à l’âge adulte ? Sur les relations à l’âge adulte ? Sur la profession ?

Document 2

Si les enfants d’immigrés constituent une population en moyenne plus défavorisée que les autres élèves, leur réussite au collège est néanmoins très inégale selon les caractéristiques de leur milieu familial : lorsqu’on les compare entre eux, c’est toujours quand leur famille dispose d’un plus fort capital culturel que leurs chances de réussite sont plus élevées. Par ailleurs, leur réussite n’est pas indépendante du nombre de frères et sœurs : au-delà de trois enfants, parcours scolaires et niveau d’acquis se dégradent au fur et à mesure que la fratrie d’accroît.

J-P Caille, A.Cosquéric, E.Miranda et L.Viard-Guillot, la réussite scolaire des enfants d’immigrés au collège … Insee références,22 novembre 2016

  1. Expliquez la phrase soulignée
  2. Donnez des exemples
  3. Pourquoi le nombre d’enfants est-il déterminant dans la réussite ?

Document 3

Guy Bedos affiche un sourire à moitié gêné quand la première question posée par Laurent Ruquier fuse, le 12 septembre, sur le plateau d’On n’est pas couché, où il fait la promo de son auto-biographie, Je me souviendrai de tout (Fayard), porte sur le succès de ses deux enfants, Nicolas (humoriste et metteur en scène) et Victoria (scénariste et comédienne, co-auteur du scénario de La Famille Bélier). « C’est extraordinairese gausse l’heureux paternel. J’en viens même à avoir honte d’avoir des enfants qui réussissent, qui sont doués, qui travaillent, alors que le pays, notamment sa jeunesse, est tellement mal en point ».

Guy Bedos n’est évidemment pas le seul artiste dont la progéniture occupe, à sa suite, le devant de la scène. Qu’ils évoluent dans le monde économique, politique ou artistique, les « enfants de » tiennent le haut du pavé dans leurs domaines respectifs. Comme si, cinquante ans après que le sociologue Pierre Bourdieu a pointé du doigt la reproduction sociale des élites en France, l’entre-soi des élites n’avait jamais été aussi intense, et la méritocratie en panne. C’est ce que démontrent les journalistes Aurore Gorius et Anne-Noémie Dorion dans un ouvrage passionnant, Fils et filles de… Enquête sur la nouvelle aristocratie française (éd. La Découverte).

Cette plongée au cœur de la fabrique des privilèges commence dans les fameuses écoles libres des quartiers chics de Paris, où les élites économiques et culturelles envoient leurs chères têtes blondes. On en recensait 150 il y a dix ans, elles sont 700 aujourd’hui. Qu’elles s’appellent Montessori, Ecole internationale bilingue, Montaigne ou Jeannine-Manuel, elles accueillent de nombreux descendants de politiques, d’hommes d’affaires ou de stars, biberonnés de manière précoce à l’anglais, au chinois et aux sorties culturelles.

Parmi les anciens de l’Ecole alsacienne, on compte par exemple les enfants de Simone Veil, Wolinski, Martine Aubry, Elisabeth Guigou, Arnaud Montebourg, Alain Juppé ou encore de Vincent Peillon (« paradoxe extrême ») quelques années avant qu’il ne devienne ministre de l’Education nationale. « Le caractère privé de l’école ne semble pas froisser le patriotisme des hommes politiques, y compris ceux de gauche », remarquent les auteurs.

Plus tard, ces élèves privilégiés participeront aux mêmes soirées – des rallyes organisés par de grandes familles – et fréquenteront les mêmes boîtes de nuit, comme Le Baron, avenue Marceau, club le plus branché de Paris. Pour intensifier l’entre-soi, ils se retrouvent en vacances ensemble aussi, à Megève ou Saint-Barth, loin de la masse des touristes. Bref tout est fait pour renforcer les dynasties en les unissant.

Mais au-delà des ghettos du gotha déjà parcourus de long en large par les sociologues Monique et Michel Pinçon-Charlot, et des irréductibles dynasties politiques locales ou partisanes, les auteurs révèlent que les « fils et filles de » monopolisent aussi le monde de la culture. A commencer par le cinéma : « En 22 ans d’existence, les Césars ont ainsi consacré une douzaine d’enfants issus de familles d’artistes ou de professionnels du cinéma », écrivent-ils, comme Vanessa Paradis (nièce du comédien Didier Pain, qui l’a parrainée à ses débuts), Guillaume Depardieu, Lola Dewaere, Louis Garrel, Chiara Mastroianni, Laura Smet, Pierre Rochefort ou encore Izïa Higelin. Les nouveaux talents récompensés par le meilleur espoir sont donc bien souvent des héritiers.

Ce sont cependant les trois frères de la famille Seydoux qui incarnent le mieux « le family business à la française du septième art ». Jérôme, président de Pathé, Nicolas de Gaumont et Michel, producteur. Léa prolonge cet héritage à l’écran, tandis que la fille de Nicolas, Sidonie Dumas, a pris les rênes de Gaumont en 2004 : « Gaumont fonctionne selon le bon vieux schéma du capitalisme patrimonial ».

Au cours de leurs pérégrinations dynastiques, Aurore Gorius et Anne-Noémie Dorion croisent le chemin d’héritiers dont le patronyme s’avère parfois écrasant, comme l’acteur Marius Colucci, le fils de Coluche. « Je ne peux pas lutter contre mon ascendance. Il y a les ‘fils de’ et les ‘fils de monstres sacrés’ », raconte-t-il. Par la force des choses, à force de baigner dans l’univers cinématographique, il embrasse la même voie que son père. A neuf ans, il exécute son unique duo avec lui, dans un clip réalisé par Jean-Baptiste Mondino. Et à douze ans, grâce à l’amitié de sa mère avec le réalisateur Gérard Mordillat, il décroche son premier rôle dans Cher frangin.

La musique n’échappe pas à ce phénomène de transmission héréditaire. Les métros parisiens ne se sont-ils récemment couverts d’affiches réunissant la famille Chédid (Matthieu, Joseph et Anna) pour promouvoir ses concerts ?

https://www.lesinrocks.com/2015/09/17/livres/livres/comment-les-fils-et-filles-de-ont-pris-le-pouvoir-sur-la-culture-en-france/
  1. Que deviennent les enfants de « personnalités » ?
  2. Pourquoi sont-ils dans les mêmes écoles ?
  3. Quelles conséquences peuvent avoir la fréquentation des mêmes lieux ?
  4. S’agit-il de socialisations familiales différenciées ?

Document 4

Jacques, petit commerçant passé de la gauche à la droite « populiste », comme une manifestation de l’effet de la socialisation professionnelle sur les positions politiques et le rapport au politique. L’engagement à gauche de longue date de Jacques, expliqué par sa socialisation primaire familiale, entre peu à peu en tension avec son activité professionnelle (il tient une droguerie-Herboristerie à Genève), qui va l’amener, après des années appartenance au Parti socialiste, à s’engager au sein de l’Union démocratique du centre suisse (située à la droite de la droite).

                L.Bargel & M.Darmin, La socialisation politique, www. Politika.io, 2017

  1. Comment la socialisation dans l’enfance a-t-elle influencé les choix de Jacques ?
  2. Pourquoi ce changement de croyance ?

TD 2 Raisonnement appuyé sur un dossier documentaire

A l’aide de vos connaissances et du dossier documentaire, vous montrerez que différents facteurs influencent le vote.

Document 1 : Les spécificités du vote catholique

La relation qui unit religion et politique est simple : plus l’intégration au catholicisme est forte (par opposition à l’autodéfinition comme « sans religion »), plus le vote pour la droite classique est élevé.  […] Les catholiques, et tout particulièrement les plus pratiquants d’entre eux, ont en effet une composition sociale spécifique : ils sont notamment plus âgés et disposent d’un patrimoine supérieur à celui de leurs concitoyens. Or, l’âge comme le patrimoine poussent à voter à droite. Le conservatisme des catholiques tient-ils donc à leur religion ou à leurs autres caractéristiques sociales ?

[…] en 2012, au 2nde tour de l’élection présidentielle, un catholique pratiquant régulier avait presque six fois plus de chances de voter pour Nicolas Sarkozy qu’un électeur se déclarant sans religion.

Claude Dargent, les catholiques entre les primaires de la droit et le vote à la présidentielle, l’enquête électorale française : comprendre 2017 N°29 Cevipof février 2017

Documents 2 :

TD 1 : Scrutin majoritaire ou propotionnel ,

Document 1

Document 2

Document 3 : Abstention

 Au fur et à mesure que les individus entrent dans la vie active et sont insérés dans les responsabilités familiales et sociales, ils votent davantage. Le taux de participation électorale baisse à partir de 70 ans, avec le retrait de la vie active, la moindre sociabilité et les problèmes d’état de santé.

Le taux d’abstention varie aussi selon les catégories socioprofessionnelles et le niveau de diplôme. Les cadres et les professions libérales votent beaucoup plus que les ouvriers. Les chômeurs et les personnes à emplois précaires s’abstiennent plus souvent. Plus on a un statu social bas, plus on tend à s’abstenir. Statut social et diplôme indiquent en fait une capacité à maîtriser son environnement et à s’exprimer politiquement.

                Pierre Bréchon, comportements et attitudes politiques, PUG 2006

  1. Expliquez la première phrase.
  2. Justifiez l’analyse de l’auteur

Document 4

Expliquez en quelques lignes ce que signifie chaque document

A partir de ces quatre documents, montrez que le choix du mode de scrutin est déterminant pour le bon fonctionnement d’une société.

Si vous étiez au pouvoir que décideriez vous pour améliorez la démocratie dans le pays