Déficit et dette : quel fardeau ?

Le déficit d’un pays représente la différence entre les recettes et les dépenses (le budget de l’Etat). En France, une partie du déficit est due au paiement des intérêts de la dette, c’est-à-dire que ce sont des créanciers qui s’enrichissent sur la dette de la France (On dit que l’Afrique a remboursé déjà trois fois l’équivalent de sa dette parce que les taux sont trop élevés)

Pourquoi sommes nous endettés : pour le prestige (l’armée, la diplomatie …) ou pour l’investissement, les écoles, la santé … ?

Si c’est pour cette seconde raison, alors cet endettement concerne l’avenir : meilleure santé, meilleure productivité (une des plus fortes du monde), meilleure qualification ; On récupère demain ce que l’on dépense aujourd’hui. Comme pour un ménage, l’endettement est-il réalisé pour acheter un salon en cuir ou pour payer financer les études supérieures des enfants.

L’endettement n’est donc pas un problème en soi.

Qui détient notre dette (qui nous a prêté de la monnaie) ?

Des français, donc c’est comme lorsqu’on emprunte de l’argent dans sa famille. Il s’agit simplement ans ce cas d’une circulation des moyens d’un ménage vers un autre. Cela relève donc davantage de la redistribution que de l’appauvrissement

Les deux tiers de cette dette est détenue par des non résidents (source France Trésor), des fonds de pension (qui fructifient ainsi les cotisations des futurs retraités), des investisseurs …

Si notre dette est détenue en majorité par des étrangers, c’est parce que ceux-ci ont confiance dans la solvabilité de notre économie (auraient-ils acquis des titres de la dette de la république démocratique du Congo).

Pourquoi ont-ils confiance dans notre capacité de remboursement ?

Parce que la France est créancière nette vis-à-vis du reste du monde. C’est-à-dire que les autres pays (Etats, entreprises, particuliers) nous doivent plus d’argent que nous ne leur en devons. Si, nous ajoutons le patrimoine national. La France est parfaitement solvable.

Dernier point, les dépenses d’aujourd’hui soutiennent la croissance (Keynes). Si nous économisons aujourd’hui, notre économie croitra moins vite, créera moins d’emplois, sera moins compétitive … Notre « vertu » d’aujourd’hui ne sera pas récompensée demain.

Conclusion : la dette n’est pas un mal en soi, ce sont les raisons de cette dette qui sont essentielles.

Les critères de Maastricht ont fixé artificiellement et sans aucune justification un niveau de dette public maximum de 60% (aujourd’hui en France il représente 73%).

L’exemple de l’Espagne et de la Grèce, pays vertueux qui ont fortement réduit leur dette et qui traversent de graves difficultés aujourd’hui, montre que cette vision « rigoriste » du budget de l’Etat est dénuée de fondements économiques.

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