La dette publique dépasse, pour la première fois, les 2 000 milliards d’euros

La dette publique de la France s’est établie à 2 023,7 milliards d’euros à la fin du deuxième trimestre, dépassant pour la première fois les 2 000 milliards, a annoncé l’Insee, mardi 30 septembre.
Rapportée à la richesse nationale, cette dette, mesurée selon les critères de Maastricht, atteint 95,1 % du produit intérieur brut (PIB), ajoute l’Insee. La dette de l’Etat a augmenté de 35,2 milliards d’euros sur le trimestre, pour s’élever à 1 612,6 milliards, précise l’Insee dans un communiqué.

Outre la dette de l’Etat, la dette publique au sens de Maastricht inclut celles des administrations de sécurité sociale (212,4 milliards à la fin de juin), des administrations publiques locales (179,0 milliards) et des organismes divers d’administration centrale (20,1 milliards).

La dette nette des administrations publiques s’élevait à 1 813,9 milliards d’euros à la fin de juin, soit 85,3 % du PIB, contre 84,3 % à la fin du premier trimestre, en progression de 23,7 milliards sur trois mois, ajoute l’Insee.

A la veille de la présentation du projet de budget 2015 de l’Etat au conseil des ministres, l’entourage du ministre des finances, Michel Sapin, assure que « la politique du gouvernement doit permettre de stopper la croissance de la dette avec l’assainissement des comptes publics grâce à des économies d’une part, et une stratégie de croissance d’autre part, avec le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi et le pacte de responsabilité et de solidarité ».

Dans un contexte de crise économique avec une croissance en berne, les journalistes « économistes » décident de mettre en avant le niveau de la dette publique en France. Les journaux télévisés parlent de ce qu’elle représente (des TGV, des centrales, une quantité d’or), de la taille que feraient la dette si on empilait les billets de 500 € pour la rembourser …
Bref des commentaires inutiles et inintéressant.
La dette représente 95,1% du PIB et 30 000 € par français
Certes la dette augmente et cela reste problématique mais il ne faut pas oublier quelques éléments importants :
– la dette n’a jamais été aussi élevée, mais la population française également. On peut comparer le montant absolu de la dette hier et aujourd’hui mais en 1974 la France comptait 52 millions d’habitants alors que nous sommes aujourd’hui plus de 66 millions

– la charge de la dette (les intérêts que nous payons aux préteurs) pèsent chaque année davantage comme le montre le graphique ci-dessous.

C’est environ 50 milliards qui partent chaque année dans les poches de nos créanciers et 17% de nos dépenses
Sans ces charges, le déficit budgétaire serait réduit des 2/3

– la France n’est pas un pays laxiste, la Grande Bretagne dont on vente les mérites économiques et l’Allemagne sont plus endettés que nous

Par habitant, la Grande Bretagne a une dette de 31 712 €, l’Italie 33 910 €, la Belgique 34 875 €, les Etats-Unis 39 850 € et le japon 71 015 €; L’Allemagne n’étant qu’à 25 000 €.

– Enfin, il faut se rappeler que les dépenses de l’Etat ne sont pas des dépenses somptuaires mais pour la plupart des dépenses « utiles ». La gratuité de l’école représente un coût pour le budget de l’Etat, mais c’est un investissement pour le pays. les élèves formés seront plus performant dans les entreprises, ils auront une meilleurs productivité et participeront davantage à la croissance.
L’exemple peut être répété pour la santé …

Cessons donc le sensationnel, avec ces articles sur la dette qui ne font que le lie de tous ceux qui prônent une réduction des dépenses de l’Etat et une privatisation de la société (chacun s’assurera, se formera, préparera sa retraite seul …) ce qui provoquera une explosion des inégalités

Shukuru

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