Questionnaire sur le commerce international

La spécialisation permet d’accroître la productivité en :

a)    accentuant la mobilité du travailleur

b)   offrant à l’individu doué pour une tâche la possibilité de s’y consacrer pleinement

c)    évitant que le travailleur perde du temps en passant d’une tâche à une autre

d)   aucune réponse ne convient

L’avantage comparatif détermine la structure des échanges,

a)    vrai

b)   faux

c)    pas toujours

Les pays ont intérêt à se spécialiser dans les productions :

a)    qui rapportent le plus

b)   qui coûtent le moins

c)    les deux

d)   aucune réponse ne convient

La théorie de Smith repose sur

a)    des avantages absolus

b)   des avantages comparatifs

c)    des avantages passagers

d)   aucune réponse ne convient

La théorie de Ricardo permet par rapport à celle de Smith

a)    à chaque pays de spécialiser

b)   à chaque pays d’échanger

c)    à chaque pays de s’enrichir

d)   aucune réponse ne convient

Les échanges intra branche se réalisent

a)    entre pays

b)   entre entreprises

c)    entre individus

d)   aucune réponse ne convient

Les échanges inter entreprises

a)    remettent la théorie de Ricardo en cause

b)   légitiment la théorie de Ricardo

c)    n’ont aucun rapport avec le commerce international

d)   aucune réponse ne convient

Le libre échange profite

a)    à tous les pays

b)   aux pays riches

c)    aux pays pauvres

d)   à la Russie

Un jeu à somme positive est un jeu

a)    où tout le monde gagne

b)   où la somme des gains est positive

c)    où les gains des plus riches effacent les pertes des plus pauvres

d)   où les Etats-Unis l’emportent

L’OMC a été crée pour

a)    faciliter le commerce mondial

b)   enrichir les Etats-Unis

c)    punir les tricheurs

d)   améliorer le bien être mondial

La spécialisation permet

a)    des gains de productivité

b)   une augmentation du bien être

c)    de travailler davantage

d)   de travailler moins

Les différentes spécialisations pays sont

a)    naturelles

b)   acquises

c)    définitives

d)   aucune réponse ne convient

Les spécialisations liées à l’échange international sont

a)    équivalentes pour tous les pays

b)   plus intéressantes dans les pays riches

c)    plus intéressantes dans les pays pauvres

d)   aucune réponse ne convient

La mondialisation a permis

a)    la croissance des pays riches

b)   la croissance des pays pauvres

c)    les deux

d)   aucune réponse ne convient

La mondialisation

a)    a accru la concurrence entre pays

b)   a pacifié le monde

c)    a permis à CNN de devenir une grande chaîne de télévision

d)   aucune réponse ne convient

Marx était

a)    favorable à la théorie des avantages comparatifs

b)   défavorable à la théorie des avantages comparatifs

c)    il n’avait pas d’avis sur la question

d)   on ne sait pas vraiment

Synthèse sur les théories du commerce international

Les avantages comparatifs

Les avantages absolus chez A.SMITH 1776

Il part de la division du travail qu’il a constaté dans l’entreprise. Il est plus avantageux de faire réalisé à l’extérieur quelque chose qui coûterait plus cher à réaliser à l’intérieur.  Ceci est applicable au commerce. Chaque pays doit se spécialiser dans les productions pour lesquelles il dispose d’un avantage absolu (coût moindre)

Les avantages comparatifs chez RICARDO 1817

Il part du constat que la GB plus avancée que les autres pays produits la quasi totalité des biens à moindre coût, il faut donc revoir la théorie.

Un pays a intérêt  à se spécialiser dans la production des biens pour lesquels il dispose d’un avantage relatif, c’est à dire  dans la fabrication qui coûte le moins par rapport aux autres productions (Portugal spécialisé dans le vin car le coût est de 33% inférieur à celui de la GB pour seulement 10% pour le drap)

Le théorème HOS

Les trois auteurs ont cherché à expliquer l’origine des avantages comparatifs  par les différences entre les dotations en facteurs de production de chaque pays (ressources naturelles, capital technique, Md’o)

Il existe deux types d’activités:

-celles qui sont intensives en capital, capitalistique

-celles qui sont intensives en md’o

Le théorème : dans un monde où les produits s’échangent librement, mais où les facteurs  de production ne peuvent se déplacer d’un pays à l’autre, un pays dispose d’un avantage comparatif dans l’activité qui utilise intensément le facteur dont il est le plus abondamment doté. Les pays industrialisés se spécialisent dans les activités à forte intensité capitalistique, les PVD dans les activité à intensité de Md’o.

L’échange international conduit à la meilleure répartition possible des facteurs de production et à la maximisation des richesses.

Rééquilibrage des dotations dans la mesure où le facteur abondant est demandé (prix croit) et le facteur rare est délaissé (prix baisse)

Vitesse de diffusion d’une invention au quart de la population des Etats-Unis

1. Expliquez le graphique

2. Peut-on dire qu’il existe une évolution quant à al diffusion de l’innovation aux Etats-Unis ?

3. Quels sont les éléments qui expliquent cette évolution ?

4. Relier ce document au document « l’innovation est un processus social », quelles conclusions peut on en tirer ?

L’innovation est un processus social

L’innovation est au coin de la rue. On la rencontre aussi bien chez cet agent d’assurances qui « se débrouille » avec les procédures pour satisfaire son client, que chez ce professeur qui met en place dans son collège un module de formation à la citoyenneté.

L’innovation est donc une activité banale et quotidienne. Mais elle est en même temps complexe, car éminemment sociale. Elle n’est pas produite uniquement par la technique, la rationalité ou la stratégie : elle résulte d’un processus mêlant de l’incertitude, de la transgression, les interactions et des croyances. L’informatique, Internet, la pilule contraceptive sont issus d’inventions techniques ou scientifiques, mais ils ne constituent des innovations que parce qu’ils ont induit une transformation des usages sociaux. Les travaux des historiens montrent que cette transition ne va pas de soi : au Moyen Age, la charrue à roue ne s’est développée que très lentement, parce que son usage se heurtait  à des obstacles culturels et juridiques. Par exemple, elle exigeait des champs ouverts, ce qui signifiait de toucher à la structure des droits de propriété.

L’innovation est une affaire de croyances. Pourquoi les entreprises décident-elles d’innover, pourquoi investissent-elles des sommes considérables en recherche et développement ? Les dirigeants sont incapables de prévoir la rentabilité des dépenses liées à l’innovation notamment parce que le succès de nouveaux produits ou d’une nouvelle organisation n’est que très faiblement prévisible.

Paradoxalement, l’innovation suppose dans sa phase initiale, des individus qui transgressent les normes en vigueur.

Philippe CABIN, l’innovation : croyances et pratiques, Sciences Humaines, Décembre 2000

 

Effet de levier

La décision et les modalités de l’investissement dépendent de la structure financière de l’entreprise, de ses fonds propres (capitaux dont elle dispose : capital social et mise en réserve) et des fonds empruntés.

Si le taux d’intérêt nominal est faible et le taux de profit élevé, les actionnaires de l’entreprises ont intérêt à s’endetter.

Une entreprise dispose d’un passif de 100 millions de F et de 100 millions de capitaux empruntés au taux de 5%, alors que le taux de profit est de 7% les 200 millions de F rapportent 14 millions de bénéfice. L’entreprise en utilise 5 pour rembourser son emprunt, il reste 9  millions pour rémunérer les fonds propres, (100 millions) dont la rentabilité s’élève à 9 % soit 2 points de plus que le taux de profit. C’est l’effet de levier positif.

Si le taux d’intérêt est plus élevé que le taux de profit, l’effet de levier sera négatif. La rentabilité des fonds propres devient inférieure au taux de profit.

L’inflation va renforcer l’effet de levier positif puisqu’elle diminue le taux d’intérêt réel

Divers liens pour le cours sur l’investissement

Ce sont des éléments évoqués pendant le cours

Le site de l’INSEE avec des exercices de révision sur l’investissement :

http://www.statapprendre.education.fr/insee/invest/default.htm

Des liens pour reprendre le cours :

Le parc de Sophia-antipolis à Nice. Un exemple d’investissement avec une recherche de synergie

http://www.sophia-antipolis.org/sophia-antipolis/sophia-antipolis/presentation-generale/presentation-generale.htm

Le site de l’OCDE  sur lequel on trouve un article permettant de comparer les niveaux de productivité dans les principaux pays industrialisés

http://www.oecd.org/dataoecd/62/28/40505532.pdf

Un exercice sur l’accélérateur d’investissement

http://ses.ac-bordeaux.fr/spip_ses/article.php3?id_article=1

Un exercice sur le lien entre l’investissement et la croissance

http://www.educnet.education.fr/insee/invest/effets/relation.htm

Rappel cours seconde sur l’investissement

Les différentes formes d’investissement

L’investissement productif matériel et immatériel

Dans le langage courant, la notion d’investisse décrit une multitude d’opérations: on investit en bourse, dans l’achat d’une nouvelle voiture, dans l’éducation de ses enfants, dans l’acquisition d’un logement ou dans une nouvelle machine.

La définition économique est plus précise: c’est l’acquisition de biens de production. C’est un flux qui alimente le stock de capital.

Niveau microéconomique, la comptabilité la comptabilité’ privée identifie trois grands types d’investissement: les investissements matériels (terrains, constructions, machines, outillage..), les investissements financiers (prises de participation, achats de titres…) et certains investissements immatériels (brevets, licences, marques, fonds de commerce). La comptabilité nationale privilégie la notion d’accroissement du capital fixe.

La comptabilité nationale française définit l’investissement par la Formation brute de capital fixe (FBCF) : « les actifs fixes sont des actifs produits, corporels ou incorporels, utilisés dans un processus de production pendant au moins un an ». Il s’agit donc de l’acquisition de bâtiments, machines, logiciels, … dont la durée de vie est supérieure à un an.

Certaines dépenses de services peuvent également être assimilées à des investissements dans la mesure où elles accroissent la capacité de production de l’entreprise. Il en est ainsi des dépenses commerciales, de formation, de recherche-développement, que l’on nomme souvent « investissements immatériels ». Ceux-ci, quoique de présents dans les comptes des entreprises, demeurent exclus pour l’essentiel de l’investissement par la comptabilité nationale qui les considère comme des consommations intermédiaires (à l’exception notable des logiciels).

De même, la comptabilité nationale ne prend pas en compte dans la FBCF les investissements «financiers» (nationaux ou étrangers) qui constituent en fait des placements. […]

Pour situer les enjeux, la FBCF des entreprises françaises était de 164,6 milliards d’euros en 2000.

Les investissements immatériels hors FBCF (publicité, formation, recherche-développement) représentaient près de 42 % de ce montant.

Institut Rexecode, «Les déterminants de l’investissement », 29 octobre 2002

L’investissement brut et investissement net

L’investissement est un flux qui, durant une période déterminée, vient s’ajouter à un stock de capital fixe donné au début de la même période. Cet ajout n’aboutit cependant pas nécessaire­ment à un stock de capital fixe plus élevé à la fin de la période. Il faut tenir compte en effet de la consommation (destruction) de ce capital fixe au cours de la période (usure, obsolescence’). L’investissement brut comprend donc l’investis­sement de remplacement (ou de renouvellement) du capital usagé et l’investissement net. C’est ce dernier qui accroît le stock de capital. Lorsque l’investissement net est négatif, on parle de désinvestissement.                                                          Hatier 2004

L’investissement de remplacement, de capacité et de productivité

L’investissement de remplacement représente l’acquisition de machines dans le but de renouveler le capital usé ou obsolète.

L’investissement de capacité correspond à une augmentation de la capacité de production. On installe de nouvelles machines, une nouvelle chaîne de montage, … pour répondre à une augmentation de la demande.

L’investissement de productivité ou de rationalisation a pour objet d’accroître l’efficacité du travail humain. Il peut parfois se traduire par le remplacement des hommes par des machines.

Dans la réalité, les trois formes d’investissement ont souvent tendance à se recouvrir. Il n’est pas toujours possible de séparer, dan une opération donnée, ce qui correspond à l’augmentation de la productivité et ce qui renvoie à une hausse de la capacité productive. Dans une usine par exemple, le remplacement d’une ancienne chaîne de montage par une nouvelle, robotisée et capable de produire plus, constitue à la fois un investissement de remplacement, de capacité et de productivité.

P-A. Corpron, l’investissement, cahiers français, N°315, 2003

Le financement de l’investissement

Il y a plusieurs modes de financement.

Dans le cas d’un financement interne ou autofinancement, les agents financent leurs dépenses à partir de leurs ressources, ce qui revient à dire qu’ils autofinancent leurs investissements grâce à leur épargne. Cependant, au niveau macroéconomique, on observe certains agents ont des ressources supérieures à leurs emplois (ou une épargne supérieure à leurs investissements) : ils dégagent une capacité de financement. C’est le cas des ménages et exceptionnellement des entreprises. D’autres sont dans une situation inverse. Leur épargne est inférieure à leurs investissements: ils ont un besoin de financement. C’est le cas des administrations publiques et, en général, des entreprises. Le financement externe permet la mise en relation des besoins de financement des uns avec les capacités de financement des autres, sous deux formes: directe ou indirecte.

Le financement direct, ou de marché, s’opère sur le marché des capitaux où les agents à besoin de financement émettent des titres: actions, obligations… sur le marché financier, titres de créance négociables sur le marché monétaire, achetés par des agents à capacité de financement.

Le financement indirect, ou intermédié, interpose un intermédiaire financier (essentiellement les banques) entre les agents: les uns effectuent des dépôts, les autres obtiennent des crédits, moyennant le paiement d’un taux d’intérêt. Ce financement est, pour partie non monétaire: les banques transforment des dépôts à court et moyen terme en à long terme; pour partie monétaire: les banques ont le pouvoir de créer la m qu’elles prêtent.                                      Hatier 2005

Déterminants de l’investissement

2.3 Les déterminants de l’investissement

Cette partie a pour objectif de réfléchir à ce qui déclenche la décision d’investir de la part de l’entreprise. C’est une décision qui est réfléchie car elle a un coût important (emprunt par exemple) et doit donc se traduire par un succès (hausse des ventes, augmentation des parts de marché …). Il s’agit donc pour l’entreprise de prendre la bonne décision : investir ou pas.

L’investissement dépend de la demande.
Une entreprise a pour objectif de satisfaire une demande : soit en augmentant les capacités de production si l’offre est trop faible par rapport à la demande, soit en proposant de nouveaux produits ou des innovations sur les produits qu’elle vend.

S’il n’y a pas de demande, il est inutile d’investir (bien entendu l’entreprise avec la publicité et le marketing va « créer » la demande, mais il faut qu’elle préexiste dans une certaine mesure à ces outils de vente.

Donc l’entreprise regarde l’évolution des débouchés et lorsqu’elle anticipe une croissance durable de la demande, alors elle investit. Keynes a formalisé cette notion de demande anticipée sous le vocable « demande effective »

Lire le document 4 p61 et p67 le principe de l’accélérateur (que nous reprendrons en TD)

Deuxième catégorie de déterminants de l’investissement : les variables financières.

L’investissement représentant une dépense, un coût et un pari sur les recettes futures, il est nécessaire de se demander si l’entreprise peut supporter ce coût (même s’il s’agit d’autofinancement, l’entreprise aurait pu décider d’utiliser l’argent pour un autre investissement).

Un élément essentiel est la capacité d’endettement de l’entreprise. On ne peut pas s’endetter sans fin, il y a une limite qui est la fragilisation de l’entreprise. L’entreprise doit donc évaluer le niveau maximum d’endettement qui lui permette de ne pas se fragiliser.

Pour cela, elle dispose de plusieurs indicateurs : le taux de marge (p69) , c’est un indicateur de la répartition de la valeur ajoutée donc de la richesse produite par l’entreprise ; la rentabilité (p69) c’est à dire ce que rapporte un capital investi, le revenu produit par le capital ; la profitabilité (p71) rapport entre la rentabilité financière et le taux d’intérêt réel (on espère obtenir plus en investissant que si l’on plaçait les capitaux. De cette dernière notion découle l’effet de levier (p70) qui montre que la dette peut être plus utile à l’entreprise qu’un autofinancement.

Troisième déterminants : le coût relatif des facteurs de production (cf. document 1p63)

Un investissement peut occasionner une substitution du capital au travail. Il faut dans ce cas que le coût de l’investissement soit inférieur à l’économie réalisée par la disparition de la main d’œuvre.

Enfin, ce n’est pas véritablement un déterminant mais c’est un élément qu’il faut prendre en considération si l’on décide d’investir :

2.4 Le rôle de l’Etat

Il existe deux dimensions principales :

– l’Etat investit par stratégie (pour obtenir l’autosuffisance alimentaire, pour se défendre en fabriquant des avions ou des armes) ou parce qu’il s’agit de situation de monopole naturel. C’est à dire que les coûts fixes sont trop élevés pour être supportés par une entreprise privée (pas de rentabilité), on peut prendre l’exemple des routes.

– l’Etat incite les entreprises à investir : parce que l’investissement génère de la croissance laquelle permet d’enclencher un cercle vertueux qui améliore le bien être de la population. Ainsi l’Etat va mettre en place des politiques d’incitation : zones franche (pas d’impôts, des formalités administratives simplifiées …), des réductions d’impôts, des exonérations de charge (par exemple la réduction de la TVA pour les restaurateurs devaient déboucher sur des créations d’emploi, de la modernisation de l’outil de travail …)

http://www.lexpansion.com/economie/actualite-economique/baisse-de-la-tva-dans-la-restauration-l-arnaque_203221.html