Méthodologie

Méthode de l’épreuve composée : étude d’un document.

Quelles sont les attentes ?

Les consignes officielles figurant sur les sujets de baccalauréat sont les suivantes :

Pour la partie 2 (Étude d’un document), il est demandé au candidat de répondre à la question en adoptant une démarche méthodologique rigoureuse de présentation du document, de collecte et de traitement de l’information.

3 attentes précises doivent être distinguées :

  1. La présentation du document ;
  2. La maîtrise de savoir-faire pour traiter les informations du document ;
  3. La capacité à répondre à la question posée.

Attention : pour cette partie de l’épreuve, il est inutile d’expliquer le document (recherche des causes, des conséquences, explicitation d’une relation), ou de mobiliser des connaissances. En revanche, les savoir-faire applicables aux données quantitatives et aux représentations graphiques qui figurent à la fin du programme de terminale sont requis.

Extrait du programme officiel de terminale : L’enseignement des sciences économiques et sociales doit conduire à la maîtrise de savoir-faire quantitatifs, qui ne sont pas exigés pour eux-mêmes mais pour exploiter des documents statistiques ou pour présenter sous forme graphique une modélisation simple des comportements économiques ou sociaux.Calcul, lecture, interprétationProportions, pourcentages de répartition (y compris leur utilisation pour transformer une table de mobilité en tables de destinée et de recrutement)Moyenne arithmétique simple et pondéréeÉvolutions en valeur et en volumePropensions moyenne et marginale à consommer et à épargnerÉlasticité comme rapport d’accroissements relatifsÉcarts et rapports interquantilesMesures de variation : coefficient multiplicateur, taux de variation, indices simples et pondérésLecture et interprétationCorrélation et causalitéTableaux à double entréeTaux de croissance moyenMédiane, écart-typeÉlasticité prix de la demande et de l’offre, élasticité revenu de la demandeReprésentations graphiques : courbes de Lorenz, histogrammes, diagrammes de répartition, représentation des séries chronologiques, y compris les graphiques semi-logarithmiquesReprésentation graphique de fonctions simples (offre, demande, coût) et interprétation de leurs pentes et de leurs déplacementsSource : http://www.education.gouv.fr/pid25535/bulletin_officiel.html?cid_bo=71834

Comment procéder ?

Conseils méthodologiques

Chaque type de document a sa propre méthode d’analyse (voir la partie méthodologique du manuel de S.E.S.). Une démarche commune peut néanmoins être proposée pour l’étude de documents.

  • Étape 1 : Présenter le document.

Dans un premier temps, il convient de présenter le document indépendamment de la question posée. Il s’agit pour cela de repérer les éléments de base :

  • Quelle est la nature ou le type de document ? (Texte, graphique, tableau)
  • Quelle est sa source ? (Elle est toujours précisée en bas du document concerné. Il y a parfois plusieurs sources.)
  • Quel est le thème du document ? (Autrement dit : de quoi parle le document ? Le thème ne doit pas être confondu avec l’idée générale)
  • Quel est le champ ? (Quelle est la population concernée ? Cette information figure généralement dans les notes de bas du document.)
  • Quel est le cadrage temporel des données ?
  • Quel est (sont) l’indicateur(s) utilisé(s) ? Quelle est l’unité ? (Une bonne lecture de l’unité permet d’éviter de graves erreurs. En présence d’un pourcentage, on se demandera s’il s’agit d’une mesure de proportion ou d’évolution. Dans ce dernier cas, on se demandera ensuite s’il s’agit d’un taux de variation classique ou annuel moyen.)

On organise ensuite ces éléments dans une ou deux phrases du type : Ce document est un (nature du document) proposée par (source) afin de présenter (thème) mesuré en (unité) pour (pays, zone, lieu) en (année, période).

  • Étape 2 Lire correctement le document.

Après la présentation du document, on doit vérifier que l’on sait correctement lire une donnée. Il s’agit d’être capable de formuler une phrase claire indiquant la signification précise d’une donnée. Par exemple, prenons le graphique suivant :

EC03

Pour lire le taux de croissance du PIB de la France en 2013, on ne pourra pas se contenter de dire : le taux de croissance du PIB en France était de 0,3 % en 2013. Ici, on ne fait que reprendre l’information encadrée et le titre du document pour faire une phrase, sans véritablement indiquer la signification du chiffre. On préfèrera dire : En France, le PIB a augmenté de 0,3 % sur l’année 2013. En effet :

Le taux de croissance du PIB en France était de 0,3% en 2013On ne sait pas ce que signifie n% (proportion ? évolution ?)Il s’agit d’une simple reprise des éléments du document (titre, valeur)
En France, le PIB a augmenté de 0,3 % sur l’année 2013.On comprend qu’il s’agit d’un taux de variation, et non d’une proportionOn comprend que 0,3 % est une augmentationOn comprend que c’est le PIB qui a augmenté

Pour lire un indice, on fera non seulement une phrase de lecture, mais également une traduction de la signification de la valeur. Il s’agit alors de transformer l’indice en taux de variation (s’il est proche de 100) en lui retranchant 100, ou en coefficient multiplicateur (si sa valeur est élevée) en le divisant par 100.

Exemple : Si pour un phénomène donné,  on a un indice base 100 pour l’année 2012, et de 105 pour l’année 2013, on pourra dire :

L’indice d’évolution du (phénomène étudié) est passé de la valeur 1001 en 2012 à 105 en 2013. Cela signifie que la grandeur considérée a augmenté de 5 %2 entre les deux dates

  1. Il s’agit de la base, celle qui indique l’année de référence à partir de laquelle les évolutions sont mesurées.
  2. 105 – 100 = + 5 % On peut aussi dire que le phénomène a été multiplié par  = 1,05
Type de documentQuelques points de vigilance
Tableaux de données statistiquesY-a-t-il une ou plusieurs unités ?Quelles informations lit-on en lignes ? en colonnes ? Par lesquelles commencer l’étude ?Y-a-t-il une ligne (ou une colonne) « Total » ou « Ensemble » ? Que révèle-t-elle ?Tableau à double entrée avec des proportions : quel est le sens de lecture du tableau (où est le total 100) ?
Graphiques, diagrammesDiagrammes de répartition, séries chronologiques, graphiques à échelle semi-logarithmique, courbe de Lorenz, représentations de fonctions …Le document présente-il une répartition ? Une variation ? Une fonction ?(Graphiques) Quelles informations sont présentées en abscisses, en ordonnées ? Quelle est leur unité respective ?Y-a-t-il une seule ou plusieurs unités (double axe des ordonnées) ?Quelle est l’échelle (arithmétique, logarithmique) ? Quelle est la légende ?
Textes de nature factuelleChronologie, extrait d’entretien, monographie, récit de vie, compte rendu d’enquête, …Remarques : ce type de document est peu probable. Quels sont les faits présentés ?Comment classer / hiérarchiser les informations présentées ? (Séparer l’essentiel de l’accessoire)
  •  Étape 3 : Analyser le type de travail demandé.

Il ne s’agit pas d’analyser le document en tant que tel, mais de répondre à une question. La lecture de la consigne de la question se fait de la même façon que dans le tableau du titre 2.2.1 (comparer, caractériser, etc.) Mais l’EC2 ne suppose pas une mobilisation de connaissances de cours. Il s’agit de mobiliser un savoir-faire : le travail consiste à extraire des données significatives qui répondent à la question posée, et éventuellement à procéder dans ce but à un traitement simple des données (calculs), tout en sachant qu’on ne disposera pas de calculatrice le jour de l’épreuve.

Les types les plus fréquents sont les suivants :

Types de sujetsTravail à effectuer
Analyser … (le plus souvent, une évolution)Remarque : L’analyse au sens classique suppose une description et une explication. Mais dans cette partie de l’épreuve, l’explication n’est pas requise.Dégager une tendance générale – Au besoin, périodiser.Rechercher des régularités : le phénomène évolue-t-il de façon régulière ? Irrégulière ? Observe-t-on une évolution cyclique ? Quelle est l’amplitude ? Quelle est la période du cycle ? Observe-t-on une évolution saisonnière ?Pour commenter une relation entre des variables : recherche de corrélation (positive ou négative), mais pas de causalité (il ne s’agit pas d’expliquer).Identifier les valeurs les plus significatives pour répondre à la question donnée (utiliser des codes couleurs pour entourer, souligner, surligner)Réfléchir à des calculs simples (écarts relatifs, absolus, …) pour appuyer la réponse.Organiser la réponse en allant du général au particulier.
Exemple de sujet :·         Vous présenterez le document, puis analyserez l’évolution de l’emploi non qualifié en France entre 1984 et 2004. (Métropole-bis – 2013 – Graphique)
Mettre en évidence … (un phénomène, une évolution)Globalement, c’est le même travail que ci-dessus, mais l’analyse peut se réduire à un aspect particulier (celui qu’il faut mettre en évidence).
Exemples de sujets :·        Vous présenterez le document puis vous mettrez en évidence l’évolution du PIB en France depuis 1950. (Afrique – 2013 – Graphique)·        Après avoir présenté le document, vous mettrez en évidence l’évolution des principales contributions à la croissance. (Antilles, Guyane – 2013 – Tableau)    
Caractériser … (une évolution, un profil)Décrire avec précision un phénomène, une évolution, en mettant en évidence ses principaux caractères :Pour une évolution : est-elle croissante ? décroissante ? régulière ? Irrégulière ? Cyclique ? Saisonnière ? Etc.Pour un phénomène : les caractéristiques dépendent de la nature de ce phénomène : par exemple, pour les inégalités, le choix des qualificatifs est large : elles peuvent être cumulatives, multidimensionnelles, économiques, sociales, croissantes ou décroissantes, etc.Identifier les valeurs les plus significatives pour illustrer ces caractéristiques.Réfléchir à des calculs simples (écarts relatifs, absolus, …) pour appuyer la réponse.Organiser la réponse en allant du général au particulier.
Exemples de sujets :·       Vous présenterez le document, puis vous caractériserez les inégalités qu’il met en évidence. (Asie – 2013 – Courbe de Lorenz)·       Vous présenterez le document puis vous caractériserez les inégalités de patrimoine qu’il met en évidence. (Métropole – 2013 – Tableau)·       Vous présenterez le document, puis vous caractériserez l’évolution des exportations mondiales de marchandises depuis 1948. (Polynésie – 2013 – Tableau)·       Vous présenterez le document, puis caractériserez l’évolution des inégalités face au chômage qu’il met en évidence. (Pondichéry – 2014 – Graphique)
Comparer Rechercher des caractéristiques communes et des différences aux phénomènes comparés.Identifier les valeurs les plus significatives pour illustrer chacun de ces deux aspects.Réfléchir à des calculs simples (écarts relatifs, absolus, …) pour appuyer la réponse.Organiser la réponse en allant du général au particulier.
Exemple de sujet :·      Vous présenterez le document puis vous comparerez l’évolution de la rémunération du travail en France et en Allemagne. (Liban – 2013 – Graphique)
Distinguer …Même travail que ci-dessus, mais sans rechercher les caractéristiques communes.
Exemple de sujet :·       Il n’y a pas encore de sujet de ce type dans les annales du bac.
Identifier …Ce type de sujet peut correspondre à un type de question vu précédemment : « Identifier les caractéristiques » = « Caractériser … » ; « Identifiez les différences » = « Distinguer …»Etc.Plusieurs possibilités selon le type de document :·       Mettre en évidence un aspect du document Pour cela, on analyse par exemple la composition ou la répartition du phénomène étudié.·       Déterminer l’impact d’une (ou plusieurs) variable(s) sur une autre. On peut par exemple rechercher une corrélation.·       Etc.Identifier les valeurs les plus significatives qui correspondent à l’élément à identifier.Réfléchir à des calculs simples (écarts relatifs, absolus, …) pour appuyer la réponse.Organiser la réponse en allant du général au particulier.
Exemple de sujet :·       Vous présenterez le document, puis identifierez les sources de la croissance économique selon les pays sur la période 1885-2010. (Amérique du Nord – 2013 – Graphique)

 Quelques erreurs fréquentes :

  • Dans la lecture des données :
    • Une différence entre des taux s’exprime en points, et non en %. (par exemple, un taux de croissance du PIB qui passerait de 1% à 2% augmente d’un point, ou de 100 % (puisqu’il est multiplié par deux), mais pas de 1%.
    • Il ne faut pas confondre des valeurs absolues et relatives: Si on observe que la proportion des cadres qui vont au cinéma est plus importante que celle des ouvriers, on ne peut pas dire de façon certaine : il y a plus de cadres que d’ouvriers qui vont au cinéma. Il faut dire : En proportion, il y a plus de cadres que d’ouvriers qui vont au cinéma – ou bien  – La part des cadres qui va au cinéma est plus importante que celle des ouvriers.
    • Dans le même esprit, il ne faut pas confondre le niveau et l’évolution d’un phénomène : cette erreur est fréquente avec la lecture d’indices. Par exemple, si l’on observe sur une période récente que le coût du travail dans l’industrie a progressé plus vite en France qu’en Allemagne, on compare des évolutions. On ne peut pas déduire du fait que l’indice français soit supérieur à l’indice allemand que le coût du travail est plus élevé en France, mais seulement qu’il a connu une plus forte augmentation.
  • Dans l’organisation de la réponse :
    • Il ne faut pas commenter toutes les données d’un tableau, de façon linéaire. L’un des savoir-faire évalué est précisément la capacité à sélectionner l’information pertinente.
    • Il ne faut pas interpréter, expliquer, rechercher les causes ou les conséquences du phénomène étudié.

Des exemples pour le programme de première.

Document 1

Question : Après avoir présenté le document, vous commenterez l’évolution présentée.

EC04

Ce document est un graphique présentant l’évolution de la part de chaque secteur d’activité dans la valeur ajoutée totale en France entre 1949 et 2012 selon les comptes nationaux de l’INSEE.

Les évolutions observées sont d’une grande régularité et révèlent le phénomène de tertiarisation de l’économie, et le bouleversement de la hiérarchie des activités en termes de création de richesses. On observe en effet que le secteur tertiaire composé des services marchands et non-marchands  totalise 35 + 11 = 46% de la valeur ajoutée de l’économie en 1949 contre 53 + 20 = 73 % en 2012, soit un gain de 27 points de pourcentage. Symétriquement, le secteur secondaire composé de l’industrie et de la construction ont vu leur part diminuer de  16 points (25 +5 = 30 % en 1949  à 11 + 3 = 14 % en 2012). Enfin, l’agriculture passe de 18 à 2% de la valeur ajoutée totale, soit une régression spectaculaire de 16 points, mais une division par 8 de sa part en termes relatifs.

Par conséquent, c’est le secteur des services qui crée le plus de valeur ajoutée dans l’économie, et cette tendance ne cesse de se renforcer sur la période étudiée.

Document 2

Question : Après avoir présenté le document, vous commenterez l’évolution présentée.

Taux de croissance annuel moyen de la production en volume.

EC05

Ce graphique mesure l’évolution de la production de différentes branches industrielles sur deux périodes : 2000-2007 et 2007-2012 en % par an, selon les données des comptes nationaux de l’INSEE.

Globalement, on observe que le taux de croissance annuel moyen des différentes branches est plutôt croissant sur la période 2000*-2007, et décroissant sur la période 2007-2012.  Ainsi, chaque année en moyenne, la production en volume de l’industrie pharmaceutique a augmenté de 5 % par an en moyenne de 2000 à 2007. Inversement, la production de l’industrie textile et de l’habillement a diminué chaque année en moyenne de 6 % entre 2007 et 2012.

Les données semblent indiquer un renforcement de la spécialisation de notre économie : ce sont plutôt les activités technologiques qui progressent (pharmacie, industrie manufacturière, …). En revanche, les activités impliquant une faible qualification ou une technologie banalisée régressent (Textile, habillement, …). Mais il est vrai que les produits informatiques et électroniques sont en régression et révèlent peut-être une moindre compétitivité des producteurs nationaux.

Des exemples pour le programme de terminale.

Document 1

Question : Après avoir présenté le document, vous comparerez la concentration du revenu disponible et celle du patrimoine financier des ménages en France.

EC06

Ce document est une courbe de Lorenz proposée par l’INSEE et la direction générale des impôts afin de présenter la concentration des revenus et des patrimoines pour la France en 2003 et 2004. Cet outil permet de mesurer les inégalités en indiquant en ordonnées quelle est la part de patrimoine (ou de revenu) détenue (ou perçue) pour les tranches des ménages classées des plus pauvres aux plus riches sur l’axe des abscisses.

La comparaison de ces deux courbes révèle que la répartition des revenus et des patrimoines en France est inégalitaire, puisque la courbe de Lorenz n’est pas confondue avec la diagonale (laquelle représente l’équi-répartition). Ainsi, on remarque qu’en 2003, la moitié des ménages ne possédaient que 5 % du patrimoine financier et percevaient un peu moins de 30% du revenu disponible.

Néanmoins, on relève une différence, puisque les inégalités de patrimoine financier sont sensiblement plus élevées que les inégalités de revenus. C’est ainsi que les 10 % des individus les plus riches détiennent 60% du patrimoine financier et perçoivent un peu plus de 20% des revenus. Il y a donc un écart de 40 points entre ces deux valeurs, et l’indice de GINI est donc plus proche de 1 (ce qui témoigne d’une forte concentration) pour le patrimoine financier que celui des revenus.

Document 2

Question : Après avoir présenté le document, vous commenterez l’évolution présentée.

EC07

Ce graphique présentant l’évolution de la part des enfants de salariés ayant obtenu le baccalauréat en fonction de la PCS du père en France pour cinq générations d’individus nés de 1964 à 1988, selon les données  des enquêtes Emploi de l’INSEE, les calculs du ministères de l’éducation nationale (MEN) et la direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP).

En premier lieu, on constate que quelle que soit l’origine sociale, la proportion des enfants ayant obtenu un baccalauréat a tendance à augmenter dans le temps (massification scolaire). De façon générale, environ 35% de l’ensemble des enfants nés entre 1964 et 1968 on obtenu un baccalauréat contre environ 65 % pour la génération née entre 1984 et 1988, soit une progression de 30 points de pourcentage.

En second lieu, on observe un rattrapage des catégories populaires : l’écart relatif entre les enfants de cadres ou profession intermédiaire et les enfants d’ouvriers ou d’employés a en effet diminué. La rapport est passé de  = 2,82 à  = 1,49. Ce dernier chiffre signifie qu’en proportion, les enfants de cadres ou professions intermédiaires sont 1,49 fois plus nombreux à accéder au baccalauréat que les enfants d’ouvriers ou d’employés. Dans une certaine mesure, on peut donc parler de démocratisation de l’accès au bac.

Document 3

Question : Après avoir présenté le document, vous caractériserez les évolutions qu’il décrit.

EC08

Ce document est une série chronologique présentant l’évolution du taux de croissance du PIB et de la productivité horaire du travail en France entre 1950 et 2012 selon les comptes nationaux de l’INSEE.

On observe que si la croissance de la production et de la productivité avaient un niveau élevé jusqu’en 1970 (avec une croissance située régulièrement entre +4 et +6%), les taux diminuent en dessous du seuil de +4% après les années 80.

L’évolution présente deux caractères :

  • Elle est simultanée : on observe une corrélation positive entre l’évolution de la productivité et celle de la croissance. Autrement dit, les phases de croissance de la productivité horaire du travail (+7% en 1960 et + 9% en 1969) se traduisent par une augmentation du taux de croissance du PIB (+7% les deux années considérées).
  • Elle est cyclique : on observe une alternance de périodes courtes de croissance et de ralentissement de croissance du PIB et de la productivité. Par exemple, le cycle allant de 1951 (reprise) à 1958 (fin du cycle) est particulièrement net.

 Comment évaluer mon travail ?

Grille d’autoévaluation de l’EC2 : Étude d’un document /4 points

3 attentesCritères de réussiteAAPNA
1 – Présentation du document·  J’ai rédigé une phrase claire indiquant :Nature du document (type de graphique, …)SourceTitre (ou thème)ChampCadrage temporel des donnéesIndicateur(s) utilisé(s) en précisant la ou les unités
2 – Maîtrise des savoir-faire· Je présente de constats et non des explications (logique compréhensive)Document statistique :· Je lis correctement les données statistiques· Je hiérarchise les informations· J’effectue les calculs appropriés (ex : coefficient multiplicateur, proportion …)Document texte :· Je relève les informations pertinentes sans paraphrase
3 – Réponse à la question posée·  J’ai sélectionné les données collectées et produites permettant de répondre à la question·  J’ai organisé ma réponse en classant les informations collectées et produites.

www.larribe.fr

Méthodologie EC2

Étude de document  de nature strictement factuelle, (4 points): une question générale en deux temps (présenter le document puis exploiter les informations).

 Les attentes :

 « Le candidat est évalué sur sa capacité à étudier un document : il faut savoir le présenter et en exploiter les informations en les hiérarchisant.

Le candidat est évalué sur des savoir-faire et sa capacité à répondre à la question en adoptant une démarche méthodologique rigoureuse ».

 

Pour traiter cette partie, vous devez organiser votre réponse en deux parties. Vous devez effectuer :

– une présentation succincte du document (en indiquant la nature du document, l’auteur, la source, la date, le champ) ;

– une étude du document (en réalisant une lecture et une interprétation correctes des données chiffrées, une sélection pertinente des informations pour répondre à la question posée).

 

Conseils :

Il faut répondre à la question posée en exploitant le document factuel. Il faut donc interpréter et sélectionner les informations pertinentes. Attention : Il ne faut  pas paraphraser le document, ni se contenter de le résumer. Il ne faut pas non plus réciter le cours.

  • Quelques règles fondamentales :

Il faut identifier la nature du document (tableau, graphique, table de mobilité, courbe de lorentz,…)

 Il faut établir un lien entre le document et la question posée. Il faut savoir ce que l’on recherche dans un document. Pour cela il faut analyser la question en identifiant :

  • le chapitre et le thème du programme sur lesquels porte la question
  • la nature du travail demandé (le verbe où les adverbes donnent des indications)
  • les notions du programme contenues dans la question et les définir

 Les étapes pour analyser un document statistique 

 Identifier le document et les données

Prendre connaissance du titre et de la source. Le titre donne une clef de compréhension globale du texte. La source permet de situer l’information. Il faut être capable de définir les sigles comme INSEE, OCDE, FMI, PNUD, OFCE, BIT, DARES, etc.

Il faut repérer la nature des données (en volume, en valeur), les unités (en valeurs absolues : centaines, milliers, milliards ; en valeurs relatives ; pourcentages de répartition, pourcentages de variation), et les outils statistiques utilisés (taux de croissance annuel moyen, indices, déciles).

 Il faut traduire correctement les données et en faire une lecture rigoureuse.

Par exemple pour la lecture d’une proportion en identifiant le sous ensemble et l’ensemble total. Pour la lecture d’un taux de croissance : quand le taux de variation est positif, il y a une hausse de la variable observée, quand il diminue, il y a une baisse. Une diminution d’un taux de variation positif ne signifie pas qu’il y a une baisse de la variable observée mais ralentissement de sa progression.

  • Analyser les données et les sélectionner

Il faut dégager une tendance, une rupture, plusieurs périodes, lorsque le document décrit une évolution.

Il faut effectuer un traitement statistique utile en calculant un coefficient multiplicateur, un écart, en traduisant un indice en %.

Il faut selon le document, comparer deux séries de données pour découvrir une éventuelle corrélation, mettre en évidence des disparités.

  • Interpréter les données

Il faut expliquer certaines données : les écarts, les tendances, les accidents conjoncturels. Ce travail suppose une certaine culture économique et générale.

Il faut découvrir un éventuel rapport de causalité entre les données.

 Critiquer les données c’est-à-dire apprécier leur intérêt et leur limite

Cela suppose de ne retenir que les données utiles au sujet posé et éventuellement porter un regard critique sur la pertinence de certaines statistiques. 

Lire et exploiter un texte

PHASE 1 – AVANT de LIRE

  • Situer le texte :
    1. Quoi ? Sujet et Objet du texte
      • Lire Titre et sous-titres éventuels, parties soulignées, en gras
      • Lire questions, notes
    2. Qui ? SOURCE PRECISE
      • Auteur : permet de situer courant de pensée
      • Organisme : crédibilité du document
      • Support (journal, revue…) permet de situer l’info et de la relativiser
      • Date de publication
    3. Quand ? PERIODE de REFERENCE
      • La réalité économique et sociale évolue rapidement…
    4. Où ? Localisation géographique du texte
      • Si cette information n’est pas disponible sans entamer la lecture du texte, répondre à cette question après la phase (II)
  • Préparer la lecture :
    1. Repérer les différents paragraphes
    2. Se préparer à :
      •  souligner  les passages importants
      • entourer le vocabulaire économique et social
      • encadrer les mots d’articulation
  1. Relire les questions s’il y en a. Elles donnent une direction de lecture précieuse

PHASE 2 – La LECTURE OPTIMALE

  • La lecture
    1. Relire le TITRE
    2. 1er Paragraphe, puis autres paragraphes :
      • s’arrêter à la fin de chaque phrase et souligner les idées importantes
      • s’arrêter à la fin du paragraphe, dégager l’idée principale et la noter (Introduction ?). Reformuler l’idée essentielle avec vos propres termes pour éviter la paraphrase
    3. Fin du texte :
      • A l’aide des mots de liaisons, dégager les liens entre les idées :
        • renforcement : de même, ainsi, càd, …
        • opposition : mais, néanmoins, cependant …
        • explication : car, parce que, donc…
      • Retrouver le PLAN du texte (enchaînement des idées principales)

     B – Réflexion

  1. Intentionnalité
    • Pourquoi l’auteur a t-il écrit ce texte ? Pourquoi le professeur l’a-t-il justement sélectionné dans ce chapitre ? (le texte est à replacer dans un contexte plus vaste)
  2. S’agit-il d’un texte descriptif ou théorique ?
    • Descriptif (construit à partir d’exemples) : résumer ou remplacer les exemples puis retrouver l’analyse théorique qui les fonde
    • Théorique: (d’auteur, sur des auteurs, ou sur des mécanismes théoriques) : mettre en évidence les relations entre variables et les hypothèses. Un schéma facilitera alors la compréhension
  3. Apprécier les idées présentées
    • Chaque idée paraît-elle valable en tout temps, en tout lieu ?
    • Mobiliser ses connaissances pour être critique
    • Quels exemples ou contre exemples ; quelles explications théoriques confirment ou infirment ces idées

PHASE 3 – EXPLOITER LE TEXTE

 Une deuxième lecture plus rapide

  1. Se remettre en tête la situation du texte (PHASE 1)
  2. Relire le plan et les idées essentielles relevées
  3. Relire le texte en entier en gardant en tête le plan
    B – Utilisation du texte
  1. Trouver le lien idées principales / autres docs
  2. Trouver une problématique  ou l’intentionnalité du document
  3. Choisir des informations (chiffre, faits significatifs, exemples…)
  4. Construire ses arguments (ARGUMENTER = expliquer en apportant des PREUVES)
  5. Organiser sa réponse dans un PLAN

Rédiger une synthèse de cours

Vous venez de terminer un chapitre du cours. Il  s’agit maintenant d’organiser les connaissances du cours de façon à pouvoir réviser de manière efficace. Les activités sont utilisées pour acquérir des savoirs et des savoir-faire essentiels pour progresser en SES. Pour construire votre synthèse il faudra donc être attentif à ces deux aspects.

1) Relire activement le cours

On ne peut bien synthétiser que ce qui est compris. Il est donc souhaitable de relire le jour même ou le lendemain le cours suivi dans la journée afin de vérifier votre degré de compréhension et la qualité des notes que vous avez prises. Vous pourrez alors interroger votre professeur lors des cours suivants, réécrire certains passages peu clairs à l’aide des notes prises par vos camarades, ou utiliser un dictionnaire économique et social pour compléter certaines notions.

 

2) Sélectionner les connaissances pertinentes

L’objectif d’une synthèse est d’être … synthétique. Parmi tous les savoirs et savoir-faire abordés, vous devez arriver à distinguer l’essentiel de l’accessoire. Plusieurs pistes pour cela :

  • soyez attentifs aux objectifs annoncés en début de chaque activité (dans le manuel ou par votre professeur) : ils vous renseignent sur les points les plus importants.
  • faites le tri dans les données chiffrées des activités : la plupart du temps, lors des évaluations, les professeurs vous communiqueront des documents statistiques qui vous seront d’une aide précieuse. Mais il est utile de noter quelques chiffres clés pour certains indicateurs importants (dernier taux de chômage en France par exemple)
  • repérez les termes qui ont fait l’objet d’une définition

 

Exercice :

Faire la liste de toutes les notions qui ont été définies dans le chapitre

Essayer de lister l’essentiel du chapitre en quelques points

 

 

3) Hiérarchiser les connaissances sélectionnées

Vous devez ensuite organiser les connaissances que vous avez sélectionnées. Pour cela, il faut élaborer le plan du cours, si ce dernier ne vous a pas été transmis par votre professeur ou que vous souhaitez le réorganiser. Il s’agit donc de noter l’architecture du cours en repérant les grandes parties ainsi que les sous parties.

 

Exercice :

Construire un tableau avec les idées principales, secondaires et les exemples

 

4) Formaliser la synthèse du cours

La synthèse doit être un outil de travail et de révision. Pour cela il est nécessaire de soigner la forme et la présentation.  Il est donc recommandé de souligner, faire des retraits, utiliser des couleurs ou écrire plus gros pour distinguer des parties de cours ou mettre en relief des notions.

Une synthèse du cours peut être rédigée, ou présentée sous forme de schéma ou de tableau. L’utilisation de « schémas heuristiques » (ou « cartes mentales ») peut favoriser la mémorisation ou l’esprit de synthèse.

Méthodologie de l’épreuve composée

  1. Le choix du sujet (10’)

Lire les deux sujets

Regarder les documents et les questions de l’épreuve composée

 

  1. Mobilisation de connaissances (50’) 

Analyse de la question posée

Trouver les idées

Organiser la réponse

Rédiger

 

  1. Etude de document (50’)

Lecture du document

Présentation du document (avec lecture d’une donnée)

Analyser la question posée

 

 Raisonnement à partir d’un dossier documentaire (2h) 

Analyse du sujet

Quels sont les mots utilisés, la ponctuation …

Reconnaître le type de sujet

 

Apport des connaissances personnelles

 

Lecture des documents

Travail détaillé sur les documents (sous forme de tableau : N° du document, Idée principale, idées secondaires, idées personnelles ou exemple, partie où le document sera utilisé)

Pas de paraphrase. Si possible établir des relations entre les documents

 

Organisation du raisonnement 

Introduction

Organisation des idées, cohérence dans les enchaînements …

Conclusion

 Relecture (10’)

Orthographe, mots oubliés …

 

 

Méthodologie de la dissertation

  1. Le choix du sujet (10’)

Lire les deux sujets (EC et Dissertation)

Regarder les documents et les questions de l’épreuve composée

 

  1. La construction de la dissertation

      Lire et délimiter le sujet (10’)          Manuel p 43

Quels sont les mots utilisés, la ponctuation …

Reconnaître le type de sujet

 

      Trouver la problématique (15’)

Formulation d’une question à laquelle le devoir permet de répondre

 

      Analyser les documents (30’)          Manuel p 71

Travail détaillé sur les documents (sous forme de tableau : N° du document, Idée principale, idées secondaires, idées personnelles ou exemple, partie où le document sera utilisé)

Pas de paraphrase. Si possible établir des relations entre les documents

A compléter avec les connaissances personnelles

 

      Recherche du Plan (35’)                   Manuel p 103

Plan détaillé avec les sous parties. Respectez l’équilibre entre les parties

 

      Rédaction de l’Introduction et de la conclusion (20 ‘)                Manuel p 283 et 341

Obligatoire avant de commencer à rédiger le devoir. Rédiger la conclusion permet de savoir où l’on va et d’éviter de bâcler celle-ci parce qu’on n’a plus de temps en fin d’épreuve.

 

                              Introduction en 5 points :

  • Présentation de l’intérêt du sujet grâce à l’actualité
  • Délimiter le sujet dans le temps et l’espace
  • Annoncer la problématique
  • Définir les termes importants
  • Annoncer le plan choisi

 

                              Conclusion en 3 points

  • Synthèse, récapitulation de la démarche suivie
  • Réponse claire à la question posée dans l’introduction
  • Ouverture du sujet vers un autre thème

 

 

      Rédaction du devoir (1h50)            Manuel p 133

La mobilisation des connaissances est indispensable, les documents ne sont pas suffisants pour traiter le sujet

 

      Relecture (10’)

Orthographe, mots oubliés …

 

 

 

Analyse du sujet

Méthodologie : analyse du sujet

Regardez la vidéo

Prenez des notes pour retenir ce qui est important dans cette vidéo

Réalisez les trois activités suivantes :

Activité 1 : à partir des énoncés suivants :

  • encadrer le terme qui permet d’identifier la consigne ;
  • repérer le type de sujet dont il s’agit ;
  • identifier le type de progression que cela implique.

 

  • Vous montrerez que les variations de la demande globale sont un facteur important des fluctuations économiques.

 

  • Les fluctuations économiques ne s’expliquent-elles que par les variations de la demande globale ?

 

  • Vous montrerez qu’il existe une multiplicité de critères pour rendre compte de la structure sociale.

 

Activité 2 : Travail autour de la problématisation d’un sujet

Voici des propositions de problématiques pour 3 sujets. Indiquer pour chacune si la proposition est acceptable ou non. Justifier.

1er sujet : Dans quelle mesure les variations de la demande expliquent-elles les fluctuations économiques ?

 

 

Proposition 1 : Quelles sont les causes et les conséquences des fluctuations économiques ?

 

 

Proposition 2 : Les variations de la demande sont-elles les principales déterminants des fluctuations

 

 

Proposition 3 : La demande détermine-t-elle seule les variations de la croissance ?

 

 

 

2e sujet : Comment les politiques conjoncturelles peut-elle permettre de relancer la demande globale ?

Proposition 1 : La politique budgétaire est-elle la seule arme conjoncturelle efficace pour augmenter la consommation, l’investissement et le solde extérieur ?

 

 

Proposition 2 : De quelle manière la politique budgétaire va-t-elle augmenter la consommation, l’investissement et le solde extérieur ?

 

 

Proposition 3 : Comment les politiques conjoncturelles permettent-elles d’agir sur la demande globale ?

 

 

3e sujet : Dans quelle mesure les classes sociales existent-elles aujourd’hui en France ?

Proposition 1 : Peut-on encore parler de classes sociales aujourd’hui en France ?

 

 

Proposition 2 : Les classes sociales ont elles disparu aujourd’hui en France ?

 

 

Proposition 3 : Le concept de classe sociale est-il opportun pour analyser la stratification sociale en France aujourd’hui ?

 

 

Activité 3 : A partir du sujet de dissertation suivant, proposer une analyse de sujet devant déboucher à une problématique et une ébauche de plan.

L’analyse en termes de classes sociales est-elle pertinente pour rendre compte de la structure sociale ?

 

Vous pouvez télécharger les activités grâce au lien ci-dessous :

activites-analyse-de-sujet